Voyage à vélo au Vietnam

Si l’on m’avait dit il y a plus de deux ans lorsque j’ai traversé le Vietnam du Sud que je remettrais un jour les roues au Vietnam, je ne l’aurais tout simplement pas cru une seconde. Le Vietnam et moi, c’est comme l’Inde et moi, ça fait deux ! Et pourtant, c’est au Vietnam que j’ai choisi de remettre véritablement les sacoches pour la première fois depuis mon retour de tour du monde !

Choisi, disons plutôt que les conditions on créées l’opportunité. Mon frère est en stage à Hanoi pour sept mois et s’y est marié mi-Avril, d’où ma venue. L’occasion par ailleurs de redonner une chance au Vietnam en ciblant pour quelques jours une région plus propice au vélo : le nord.

L’itinéraire

Pour ce retour sur les routes je voulais un itinéraire qui soit en partie non-asphalté et surtout non-touristique. J’ai donc demandé au plus francophone des voyageurs à vélo Vietnamien, Quynh, du blog http://vdquynh.blogspot.com/ de me conseiller et sur ses recommandations, j’ai tracé l’itinéraire suivant :

Lao Cai – Sa Pa – Tang Loong (par Hoa Si Phan) – Pho Lu – Bac Ha (route 4E) – Nam Dang Xai – Viet Lam (par Thuong Son) – Ha Giang – Tam Son (par Bac Xum et Dong Tinh) – Yen Minh (route 4C) – Dong Van – Meo Vac – Bao Lac (par Nam Cach) – Ba Be Lake (route 34) – Ha Noi (route 254 puis 3)

Un train de nuit m’a mené à Lao Cai depuis Hanoï puis en guise de mise en jambe j’ai grimpé à vélo jusqu’à Sapa le matin même. Trois heures de monté sous le soleil que ma peau blanche d’occidental sortant d’un hiver interminable n’aura pas supporté.

Voyage à vélo au Vietnam

De Lao Cai à Sa Pa.

Sapa est fort touristique et le théâtre qui l’anime ne m’intéresse que très peu. Je m’installe sur un banc le long du lac pour une petite lecture méditative avant de regagner la place principale où se dispute un match de foot amical.

Me voilà en forme pour attaquer les choses sérieuses : la montagne et ses pistes défoncées. Je n’ai fait aucune recherche préalable pour savoir si ça passait à vélo, ni même si elles débouchaient quelque part et les locaux qui me conseillent de prendre la route ne me rassurent pas des masses. Ma foi, je m’en remets au destin, partant du principe  que si mon instinct m’a fait surligner ces routes sur la carte, elles devaient mener à bon port !

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Piste entre Sa Pa et Tang Loong.

Quelques kilomètres seulement après avoir quitté Sapa nous retrouvons une ambiance authentique qui laisse présager le meilleur. Les tenues traditionnelles et multicolores des Hmongs prennent ici une tout autre dimension et sont du plus bel effet.

Après 15 Km de descente défoncée, j’enchaine les raidards dans les cailloux. Le brouillard est tel que la visibilité est parfois réduite à quelques mètres. Puis vient un sentier en terre battue à flanc de montagne des plus agréable avec de belles descentes typées VTT qu’il est préférable de négocier prudemment pour ne pas casser le vélo ou accessoirement finir au tas.

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Piste entre Sa Pa et Tang Loong.

La couleur est annoncée, ce voyage sera plus sportif que jamais. Trois jours durant je passe de pistes en pistes alternant avec des routes en très mauvais état et toujours un dénivelé monumental.

Au soir du deuxième jour, au terme d’une matinée magnifique passée sur un plateau en altitude au milieu des rizières et villages Hmongs et d’un après-midi épuisant à enchainer les coup-de-culs le long de la rivière Song Chay, je suis sur les rotules et me demande comment je vais bien pouvoir rejoindre Hanoi dans cet état ! Surtout que le plus dur arrive…

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Plateau en altitude entre Bac Ha et Xin Man.

Le lendemain je parcours 65 Km en 6h30min soit 10 Km/h de moyenne, du jamais vu ! Je connais mes premiers moments de lassitude. S’aventurer dans de telles pistes avec un vélo de voyage chargé est de la pure folie. Être secoué du matin au soir ne m’amuse plus vraiment : mes bras et mon dos sont tétanisés et mes jambes n’ont plus envie d’appuyer sur les pédales pour franchir ce foutu col dans la caillasse qui n’en finit plus et cette foutue descente tout aussi « caillaissée » qui m’oblige à ne pas dépasser les 10 Km/h.

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Piste entre Hoang Su Phi et Vi Xuyem.

Apprécier ces moments, aussi privilégiés soient-ils, nécessite avant tout de faire abstraction de l’effort, chose que je suis prêt à faire dans la limite où je ne massacre pas mon corps. Taper dans les réserves jusqu’à près de huit heures par jours est littéralement un massacre pour le corps et par conséquent, je préfère éviter, quel que soit la récompense visuelle à la clé. Même si j’ai honte de me plaindre de mon sort dans une région où les populations travaillent durement la terre, l’expérience d’excès passés me maintient sur la voie de la raison.

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Piste entre Hoang Su Phi et Vi Xuyem.

Si la journée ne s’était pas terminée à plat sur une belle route, me laissant espérer un avenir plus tranquille, je crois que je serais tout simplement redescendu sur Hanoi au plus vite. Mais après ces quelques kilomètres de repos et une quatrième journée riche en kilomètres marquant la fin des pistes, j’ai confirmation que je vais pouvoir finaliser l’itinéraire prévu dans les temps et je poursuis au nord en direction Dong Van.

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Col de 25 Km avant d’arriver sur Tam Son.

Cette portion entre Yen Minh et Meo Vac, bien que des plus montagneuse reste plus accessible. Tout l’art étant de se refaire une santé après ces trois jours de combat sur pistes ! D’ailleurs quelques touristes refont leur apparition, principalement à moto. Je ne croiserais que deux cyclos en vélo de route sans aucun bagage. Nous y reviendront, traverser le nord du Vietnam en mode carte bancaire n’est pas la plus mauvaise des idées…

Dans ces contrées montagneuses, la variété des paysages est telle que les journées semblent durer des semaines. Excepté les nombreuses rizières qui jalonnent le parcours, il n’est pas rare que les montagnes soient couvertes de roches noires rendant le paysage monochrome et que quelques kilomètres plus haut, tout ai disparu pour laisser place aux pins et à des paysages digne de nos alpes du sud.

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Paysage monochrome.

Passé Meo Vac, les cols disparaissent rapidement, mais la route n’en reste pas moins vallonnée et c’est sans intermittence que les côtes s’enchainent. Ce qui est plus éprouvant que la véritable montagne où les descentes de col vous laissent le temps de récupérer.

Sur le chemin du retour vers Hanoi se trouve le parc National de Ba Be et son lac du même nom dont la vocation principalement touristique dénature quelque peu les lieux mais dont le cadre reste néanmoins agréable. Deux solutions s’offrent à nous pour rejoindre Bo Lu : le bateau ou le tour du lac à vélo. La seconde me semble plus indiquée évidemment : la petite route serpente dans la jungle avec vue sur le lac.

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Ba Be Lake.

Encore quelques efforts sont nécessaires puis passé Cho Chu le plat légèrement descendant s’installe jusqu’à la capitale.

Trente kilomètres avant Thai Nguyen, la fête est finie. Nous retrouvons la ville sans discontinuité, le bruit assourdissant et la poussière de la foule : le Vietnam tel que je le l’ai connu en 2012. Le Vietnam tel que je l’ai connu en ce début de mois à Hanoi. La même ambiance à moindre mesure que celle rencontrée en Inde en 2011. Autant d’expériences qui ne s’imprimeront jamais dans mon cerveau, car manifestement je suis à chaque fois autant halluciné par cette ambiance chaotique.

Ultra-sensible au bruit, ce dernier m’épuise d’avantage que la montagne. La première semaine à Hanoi était parfois proche du supplice et si j’ai fini tant bien que mal par m’y adapté c’est d’avantage par l’effet abrutissant de la chose que par un effort raisonné de ma part. L’univers lui-même étant ordre et silence, je ne me permettrais pas d’aller contre les vérités universelles et absolues, consciemment et volontairement !

Une fois de plus, la liberté se trouvait au nord !

Les chiffres

J’ai parcouru 900 Km en 65 heures réparties sur 10 jours, soit une moyenne générale de 13,8 Km/h. Si j’élimine la première demi-journée pour me rendre à Sapa et la dernière pour rejoindre Hanoi, j’ai pédalé 6h30 à 7h45 tous les jours, les 6h30 représentant l’exception d’une journée extrêmement difficile, tous les autres jours tournant autour de 7h30 de vélo.

J’avais prévu de faire des journées de 5 à 6 heures maximums, mais la difficulté était telle que je n’ai eu d’autre choix que de prolonger pour pouvoir boucler l’itinéraire prévu.

Voyage à vélo au Vietnam

Piste entre Bac Ha et Xin Man.

En un an de voyage, je n’ai pas souvenir d’avoir connu une portion aussi difficile avec des routes aussi abimées dans des pentes aussi raides. L’Alaska était difficile car je faisais énormément de kilomètres, la Chine également… Mais le Vietnam du nord détient la palme de la difficulté pure.

Dans ces conditions, même pour un sportif, 60 à 80 Km par jour grand maximum auraient suffi largement. Plus, ça se fait puisque je l’ai fait mais il faudra composée avec une fatigue importante et Dieu sait que je me suis pourtant économisé un maximum ne mettant pas un seul coup de pédale inutile ni même une puissance inutilement importante comme on peut être tenté de le faire lorsque les côtes s’éternisent.

Le camping sauvage

Le camping sauvage c’est LE point noir au Vietnam et en cela le nord n’a pas différé du sud. Primo, à l’évidence, la topographie du terrain très montagneuse et de plus est, très abrupte, n’aide pas. Secundo, y compris dans les zones reculées de montagne il y a du monde partout. Tertio, l’intégralité du territoire praticable est cultivée.

Il y a près d’1,4 fois plus d’habitant au Vietnam qu’en France dans une superficie deux fois moindre et avec cela ils sont deuxième exportateur mondial de riz. Il ne reste en effet plus beaucoup de place pour planter la tente.

En pratique c’est toujours possible mais plutôt désagréable, le plus souvent en bord de route et dans le bruit. Pour l’anecdote, je m’activais à trouver un emplacement avant la tombée de la nuit à la sortie de Yen Minh et la route montée, ce qui ne facilitait pas mon avancé. Je fini par me mettre derrière un caillou à quelques pas de la route faute de mieux. J’étais voyant mais il faisait sombre et la nuit allait bientôt tomber. Aussi haut dans la montagne j’osais espérer que la circulation se calme avec celle-ci. Dans la nuit noire un scooter trouve le moyen de tomber en panne pile à mon niveau et le mec le moyen de se pointer pile derrière mon caillou. Pensant voir un extra-terrestre, il n’a pas trainé et par la même occasion son scooter a redémarré sans discuter ! Le lendemain, rebelote. Je me mets derrière une bute toujours sur le bord de la route faute de choix, et je ne tarde pas à recevoir de la visite…

Voyage à vélo au Vietnam

Le seul bivouac au « calme » en 10 jours !

Le fait de ne pas pouvoir trouver un emplacement tranquille pour la nuit, ou vraiment sur un coup de chance, me donne le sentiment d’étouffer. Surtout quand je croise du monde toute la journée, le soir j’aime être au calme, mais le Vietnam et le calme sont difficilement compatible.

Compte tenu de la difficulté à emprunter les pistes avec un vélo chargé et de la difficulté à passer de bonnes nuits dans la nature, je crois franchement qu’il est préférable de ne pas emporter de bagage et dormir à l’hôtel, chose qui est pour le coup très facile au Vietnam puisque chaque jour nous croisons le plus souvent deux villes équipées d’hôtels.

Les ravitaillements

De la même manière se ravitailler est chose aisée. Il n’est pas utile d’emporter un réchaud, chaque midi vous trouverez de quoi manger dans la rue et si vous dormez à l’hôtel vous n’aurez aussi aucun mal à trouver un repas chaud pour l’équivalent de 1€ (portion d’aventurier !). Si vous dormez en tente, dans l’idéal j’essayais de m’arrêter manger à 16 ou 17h avant de filer poser la tente – à 17h le soleil se couche, à 18h il faut-être absolument posé et souvent, à 19h je dormais !

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Ville de Tam Son.

Sinon, j’avais toujours avec moi des gâteaux que l’on trouve dans toutes les échoppes et qui sont très consistant sans être trop sucrés et qui peuvent servir de repas comme de petit déjeuné. En Chine ils étaient toujours fourrés d’une pâte faite à partir du fruit du dragon et s’appelait « gâteau de lune ». Au Vietnam j’en ai vu deux sortes, l’un semble-t-il fourré avec une patte de haricot et l’autre, de riz, d’où leurs qualités nutritives.

Les repas habituels sont bien sûr faits à base de riz ou nouilles. Ma préférence, quand disponible, allait souvent au tofu qui présente l’avantage d’être végétarien, bien que peu plaisant je dois bien l’avouer – la frontière chinoise était proche mais mon savoureux tofu Chinois semblait bien loin ! Pour le reste c’est  souvent bon.

La météo

Très peu de soleil, le ciel était quasi systématiquement couvert et c’était une bonne chose car la température devenait vite étouffante à la moindre éclaircie.

J’ai donc pédalé en ce mois d’Avril, les températures devaient avoisiner les 30°C. En Mars il faisait encore froid et humide à Hanoi et en Mai les températures montent en flèche donc Avril semble être le bon compromis.

Voyage à vélo au Vietnam

Col à la sortie de Meo Vac.

Bien que le ciel fût nuageux, je n’ai pas eu de pluie à l’exception d’une matinée l’avant dernier jour dont la fine pluie a suffi à rendre la route boueuse. Autant dire que s’il avait plu lors des premières journées sur piste cela aurait encore compliqué l’affaire…

Nuit ou jour, dans la vallée ou en altitude, les températures ne varient que très peu et souvent je dormais sans sac de couchage, ne le réenfilant qu’au petit matin pour le principe ! J’aurais pu complètement me passer de sac de couchage et éliminer une partie des vêtements emportés. Mais je n’avais absolument pas préparé ce voyage et je me suis retrouvé avec du surplus.

L’honnêteté

Dans l’ensemble il n’y a rien à redire, les Vietnamiens dans le nord sont des plus honnêtes et ne tenterons pas de vous en coller pour trois fois le prix. Y compris à Hanoi, en revenant je suis allé faire laver mon vélo, ce qui aurait dû couter la modique somme de 70 cts et la personne ne m’a pas fait payé. Mon frère m’indique que le plus souvent ils refusent même les pourboires. Bien sûr certains en profitent et si vous trainez dans les quartiers hautement touristiques vous en prendrez pour votre grade, mais dès lors que l’on sort de ces endroits, il n’y a plus à jouer les marchands de tapis. Dans les montagnes vous pourrez sortir la monnaie les yeux fermés, excepté à Sapa bien entendu.

Le bilan

L’objectif était de quitter le Vietnam avec un avis plus positif que la fois précédente et en ce sens c’est gagné. Les montagnes c’est toujours un autre monde, les gens sont plus apaisés et apaisants, et l’environnement difficile pousse à une plus grande bonté si je puis dire. Egalement à Hanoi, logeant avec mon frère, sa femme et sa sœur dans une maison d’un quartier populaire, et recevant constamment la visite ou allant visiter la famille et amis, j’étais à mille lieues de l’ambiance touristique que j’ai pu connaitre durant mon tour du monde. Ça ne veut pas dire que j’ai bénéficié d’une vision plus juste du Vietnam cette fois-ci, mais que l’affectif a fini par prendre le pas sur l’objectivité dont j’ai fait preuve ci-dessus. Sans cet aspect Hanoi ne m’aurait probablement laissé aucun souvenir marquant comme c’est le cas d’Ho Chi Minh aujourd’hui dont je peine à me remémorer les instants.

Sur la route, les sourires n’ont pas manqué, j’ai été mitraillé de « hello » du matin au soir qui arrivaient de toutes parts, jusque perché dans les montagnes, des petits comme des grands…

Voyage à vélo au Vietnam

Le Vietnam était comme je vous l’ai dit en introduction l’un de mes deux et seuls mauvais souvenirs de voyage, et sans remettre en question mon avis sur le sud, le nord m’a franchement plus emballé.

Nous restons néanmoins dans un pays très peuplé ou la nature sauvage porte souvent, si ce n’est intégralement, la marque de l’homme de par les cultures massives, et y compris en altitude sur piste je ne suis pas parvenu à être transcendé comme cela a pu être le cas face à l’immensité du plateau Tibétain ou de la toundra Nord-Américaine.

J’aime l’aspect convivial et souriant de l’Asie du Sud-Est, mais je suis forcé de constater que pour trouver de l’intérêt  à cette région du monde je dois systématiquement le chercher avec intensité. La côte ouest Malaysienne était d’une banalité désolante et c’est pourquoi je n’ai jamais écrit sur la Malaisie, la Thaïlande sans sa route côtière aurait été d’un ennui sans limite, le Cambodge sans ses pistes n’en parlons pas, il n’y a peut-être que le Laos qui déroge à la règle sans toutefois casser trois pattes à un canard. Certains diront qu’il faut sortir des sentiers battus pour découvrir le vrai visage d’un pays mais à l’évidence c’est faux. J’aime sortir des sentiers battus pour l’aspect aventure, indépendamment du pays en question, mais le vrai visage du pays se trouve là où la population se trouve, là où monsieur tout le monde se trouve. Et là où monsieur tout le monde se trouve en Asie du Sud-Est, je n’ai souvent qu’une envie : partir. C’était vrai il y a deux ans lorsque j’ai traversé cette région, c’est encore vrai aujourd’hui si je fais preuve d’objectivité, indépendamment des conditions propres à ce voyage. C’est cette ambiance de fond qui fait que nulle part dans le Sud-est je n’arrive à accrocher complètement. A l’inverse, en Chine ou au Japon, sans jamais sortir des sentiers battus, l’ambiance de fond fait que j’accroche en permanence, même là où ça m’intéresse moins comme à la ville. C’est encore plus vrai au Japon qui est sur peuplé sans rien d’extraordinaire en soi mais dont l’ambiance de fond fait que j’en suis fan ! Vous cernez la nuance ?

Voyage à vélo au Vietnam

Je vous l’accorde, c’est avant tout une question de personnalité, c’est pourquoi pour éviter de perdre le bénéfice des bons moments il m’est préférable de ne pas m’éterniser sur le vélo outre cette dizaine de jours. J’aime le chocolat mais si je devais me nourrir que de chocolat matin midi et soir, je ne tiendrais probablement pas 10 jours. Mes sens se plaisent plus ou moins dans le sud-est mais mon esprit préfère les grands espaces sauvages symboles de liberté !

 

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Bertrand

C'est à la suite d'un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

49 CommentairesEcrire un commentaire

  • Salut Bertrand,
    Tu m’impressionnes avec tes récits : entre les distances parcourues, les conditions climatiques et l’état des routes, tes voyages à vélo sont une vraie aventure !
    Jolies photos au passage ! :-)

  • Salut Bertrand,
    Tu avais réussi à faire rentrer dans mon cerveau l’idée que le nord du Vietnam, c’est à vélo qu’il fallait y aller. Après avoir lu depuis pas mal d’articles de blog ici ou là, j’ai l’impression que tu n’as pas complètement tort !!
    Seulement, bien que pratiquant le vélo régulièrement (je vélotaf comme on dit), je ne suis pas vraiment une star des pelotons. Donc tes journées ultra difficiles, bien que je ne rechigne pas à la tâche, ça n’est je pense juste pas pour moi. D’où la première question, maintenant que tu connais la région comme ta poche, peut-on opter facilement pour un itinéraire plus « raisonnable » ? Quelles ont été les sections les plus plaisantes niveau paysage sur ton parcours ?
    À te lire, si c’était à refaire, tu ne prendrais donc pas forcément de tente, c’est bien ça ?
    As-tu idée si on peut trouver sur place des vélos de qualité, y compris pour mes 1m90 ? Je n’ai pas de toutes façons de vélo adapté à la rando, donc tant qu’à faire, si je peux trouver sur place, mais je n’y crois pas plus que ça. J’ai l’impression du reste que je t’ai déjà posé ce genre de question par le passé …
    J’avoue que le ciel tout gris, moi qui aime passer du temps à prendre des photos, ça n’est pas ce qu’il y a de mieux. En même temps, dès que je suis en trek ou à vélo, je n’arrive plus vraiment à prendre des photos. Deux chose à la fois, trop dure pour moi !
    Beaucoup de questions donc, mais il en reste une dernière, tu n’aurais pas un 2e frère qui se marie en Inde, histoire d’y retourner ;-) ??

    • Salut Laurent,
      Non je n’ai qu’un frère mais je n’exclu pas de retourner en Inde, dans les montagnes au nord, l’histoire de finir également sur une bonne note.
      Bien que je sois fan du camping sauvage je ne prend aucun plaisir à le pratiquer au Vietnam donc oui il est préférable de laisser la tente à la maison. Si c’était à refaire dans l’idéal je partirais en VTT sans aucun bagage. Ainsi les pistes seraient déjà 10 fois plus faciles. Aussi bien au niveau du poids, que de la géométrie plus sportive du vélo. Équipé de la sorte je ne redouterais pas les pistes. Quoi qu’il en soit j’emprunterais la première entre Sapa et Tang Loong car la portion vraiment difficile ne dure que 20 bornes, c’est toujours tout droit et il y a peu de chance de se perdre (il y a juste à prendre à gauche après le barrage au Km 40 environ, c’est le seul croisement). Sinon on peut rejoindre Tang Loong directement depuis Lao Cai, mais à ce moment c’est peut être mieux de filer au nord directement tout en récupérant le plateau avant Xin Man. Cette portion (Bac Ha – Xin Man) était indiqué sur ma carte et google maps comme étant de la route mais la réalité était plutôt à la piste défoncée ! Donc je ne te garantis pas que la route qui part au nord-est après Lao Cai soit asphaltée. Ensuite, la troisième portion de piste c’est entre Hoang Su Phi et Vi Xuyem. Bon, déjà cette piste il est très facile de la rater car si tu ne demande pas jamais tu n’imaginera que le mur caillouteux qui part à gauche mène quelque part. A la sortie de Hoang Su Phi, la route traverse une rivière, c’est tout de suite à gauche avant la rivière. Celle là c’est la plus difficile, car il y a un col à passer par les sentiers et tu n’es pas toujours certain d’être sur le bon chemin (toujours rester à droite sur le chemin qui monte, jusqu’au sommet). D’une manière générale, sur piste mieux vaut demander à chaque croisement la direction car une erreur peut vite te coûter cher dans la montagne. Des fois c’est loin d’être évident. Il est arrivé que la piste principale et très nettement principale redescende la montagne et que la bonne direction soit le chemin défoncé qui part sur la droite. Si tu arrives en bas et te rend compte que c’est un cul de sac ou simplement pas la bonne direction tu n’as plus qu’à te tirer une balle :). C’est pourquoi je demande confirmation de la direction régulièrement de manière à rectifier vite le tire si je fais une erreur. Les Vietnamiens du nord comprennent super bien et son clairs dans leurs indications mais il arrive qu’ils ne comprennent pas ou ne sachent pas et répondent quand même. Après avoir passé 3 mois dans le Sud-Est j’ai conservé par sécurité ce reflex de toujours demandé la direction cinq fois plutôt qu’une et ici aussi il est arrivé que ce soit le 6ème qui me remette sur le bon chemin :). Pour éviter cette troisième portion de piste il suffit de descendre jusqu’à Tan Quang et remonté sur Vi Xuyem par la route.
      Le plus intéressant ça reste les pistes, car c’est là que tu es le plus dépaysé par les populations qui vivent hors du temps. C’est moins perceptible sur les « grands axes » mais la portion Tam Son – Meo Vac reste superbe pour cela et pour les paysages tout étant de la route. Plus à l’Est, je n’ai pas été mais direction Cao Bang il y a les chutes de Ban Gioc que Quynh m’avait fortement conseillé.
      Pour ce qui est du vélo, j’ai vu quelques magasins, dont un conséquent dans la périphérie d’Hanoi, par contre c’est quasi certain qu’ils n’auront pas ta taille en stock. Le mieux c’est de contacter Quynh qui pourra t’indiquer des adresses et ensuite contacter les magasins en question. Par exemple http://www.jett-cycles.com/en est le distributeur GT et Cannondale pour le Vietnam, ils sont situé à HCM mais j’ai vu un mag GT et Cannondale à Hanoi qui est certainement fourni par eux, ils pourront donc te renseigner ou même te livrer directement le vélo sur Hanoi sans passer par un revendeur. Mais mieux vaut les contacter avant de venir pour être sûr qu’ils aient la taille en stock ou le cas échéant la commander.
      Photo et vélo c’est vrai que ce n’est pas toujours évident, en 10 jours je n’ai pris que 50 photos. Pour la première fois j’avais un compact, focale fixe de plus est, et au rendu naturel hors norme de tel sorte à ne plus utiliser le RAW et à laisser toutes les photos brute de capteur. Simplicité maximale, j’étais très content de ne pas avoir à me trimbaler reflex et objos sur les pistes :).

    • Ça, c’est ce qu’on peut appeler du SAV commentaires :-) Un grand merci pour toutes ses infos Bertrand, je garde ça chaudement en stock.

  • « T’es un warrior ! » et c’est le terme ! Je t’attribue la palme du blogueur hardcoreux. T’as repoussé un peu plus tes limites et tes premières phrases retranscrive bien ce que tu as du vivre car on sent ta douleur. T’as écrit ces lignes le jour même ?

    En tout cas je te tire mon chapeau, c’est un bel exploit que tu as fait là, car vélo sur des routes dégueulasse, camping prêt de la route, et brouillard permanent. Je pense que j’aurai perdu un peu de sourire chaque jour, mais l’expérience doit en valoir le coup ! Well done l’amigo !

    • Un warrior ne se serait pas plaint de la difficulté :)
      Le fait est que je n’avais rien préparé et qu’une fois sur place face à la réalité tu n’a d’autres choix que d’avancer !
      Je savais que je pouvais le faire, j’aurais pu aller encore plus loin dans l’effort s’il le fallait, mais ce n’est pas très bon pour moi en ce moment de pousser la machine à ce point donc sachant cela, forcement j’étais toujours en retenu et un peu stressé à l’idée de devoir me tuer à la tache. Mais après la route est revenu donc c’était plus facile pour gérer l’effort et j’avais la tête plus tranquille. Pas sûr que ça ai été un exploit pour autant, je ne crois pas avoir rendu le monde meilleur par ces quelques coups de pédales :).
      PS : J’ai écrit l’article deux jours après être rentré sur Hanoi et je rentre en France le 26.

  • Salut Bertrand,
    Je suis bien d’accord avec toi, c’est toujours un casse-tête pour trouver l’essence d’un pays qui pourrait éventuellement « nous transcender » comme tu le dis…
    Actuellement j’essai de repérer les parcs naturels sur les pays que je traverse pour respirer et m’émerveiller entre deux zones industrielles quelconques !

    • Salut Christophe,
      Au delà du voyage physique je recherche toujours le voyage spirituel, mais les conditions sont rarement réunies pour faciliter ce genre d’expérience. C’est pourquoi sur un an de voyage il n’y a finalement que très peu de pays que j’estime digne d’être impérativement traversés. Le simple fait de découvrir de nouveaux paysages ou une nouvelle culture ne m’intéresse pas si au delà de cet aspect « matérialiste » je ne parviens pas à ressentir la « connexion » avec le tout. Lorsque tu atteins le sommet d’une colline en Alaska et que tu as sous tes pieds des centaines de kilomètres de toundra sans âme qui vive il est très facile d’être transporté. Mais au Vietnam, même avec le plus beau des paysages face à toi, même classé parc national, ça ne fonctionne pas vraiment car l’environnement général ne concorde pas avec cette vision présente. C’est trop bref, quelques heures ou minutes plus tôt c’était le bordel et dans quelques heures ou minutes ce sera à nouveau le bordel, balayant toute sensation de connexion d’un revers. Ce n’est pas pour rien si des régions tel le Tibet sont des hautes places de la spiritualité, dans le bordel même les meilleurs ne seraient arrivés à rien ;).

  • Bonjour Bertrand et merci pour ce récit très complet. Je me demandais justement au niveau de la sécurité, mais il semble que cette région soit saine. Aussi, je me doute que tu as du prendre pas mal de rustines vu les conditions de route ! Comment t’es -tu procuré ce vélo et as-tu des conseil à ce sujet ?

    Merci,

    John

    • Salut Jonh,
      Pour ce qui est de la sécurité, l’Asie du Sud-Est fait partie des références en la matière. Même s’ils font beaucoup de bruit :) on ne peut pas dire qu’ils soient violent ou qu’ils aient l’esprit mal intentionné.
      Je suis repartie avec mon vélo que j’avais en tour du monde. Même roues et même pneus. Les roues avaient 30 000 bornes, les pneus 10 000, mais étaient aussi usés en 10 000 que la première paire en 20 000 (à cause des pistes en Alaska où j’étais super chargé). Je n’ai connu ni casse ni crevaison. Je ne sais pas comment les roues n’ont pas cassées dans les descentes caillouteuses, je ne sais pas comment la surface de freinage a résisté aux longues descentes sur les freins avec passage dans l’eau et donc dans le sable, je ne sais pas comment les pneus ont fait pour ne pas se déchirer sur les cailloux, mais je suis arrivé à bon port sans aucun soucis ! Comme je l’ai dit à Laurent, un VTT léger avec pneus « semi-slick » (pour pouvoir avancer sur route aussi) en 2.25 aurait été plus adapté à cet itinéraire.
      Si tu as des questions à ce sujet tu peux me contacter aussi directement par mail.

  • Chapeau Bertrand
    On ne peut que te le tirais car il faut avoir la condition pour faire un tel exploit.
    Moi j’ai vu le vietnam en bon touriste donc sans bike. Donc je n’ai pas eu tes sensations. La FFCT organise des circuits là-bas. Les as-tu vu?
    Ton reportage est plus que riche à tout point de vue et on ne peut te dire que : « Respect »
    Amitiés.

    • Merci, même si je n’ai vraiment pas le sentiment d’avoir réalisé un quelconque exploit. C’est dur, mais ça reste un effort d’endurance donc principalement dans la tête et dans l’alimentation. D’ailleurs, comme à chaque fois que je prend l’avion je perd tout appétit, je ne mangeais que très peu durant les 3 ou 4 premiers jours, ce qui n’a pas aidé. Je me suis bien rattrapé par la suite ! Maintenant que tu le dis, je me souviens avoir lu que la FFCT organise des circuits au Vietnam, mais je ne les ai pas vu non. D’après le programme 2015, il partent d’Hanoi pour aller à Ho Chi Minh, donc ne montent pas si haut au nord. Les tarifs font plus mal que la montagne :).

    • Ça passe aussi en moto si tu ne veux pas avoir mal aux cuisses, mais ça risque d’être un chouilla plus dangereux :)

  • Quelle belle aventure. Mais pour accomplir de semblables exploits, il faut vraiment se mettre au vélo pour de bon. Cet article illustre bien la belle notion de Braquet de la Liberté

    • Merci, je reste fidèle à l’esprit du braquet en toutes circonstances :). Je n’avais pas des masses de kilomètres à vélo avant de partir mais avec la course à pied et la natation j’avais tout de même la condition. Mais c’est vrai que de se pointer là dedans sans être sportif, ce n’est pas la meilleur des idées :).

  • Certains de tes récits me font rêver, mais là, malgré ton sentiment final positif, je dois bien t’avouer que je n’ai pas très envie de m’inspirer de ton trip :)

    Sinon, je vais faire mon rabat joie, mais dire qu’un pays se définit par les lieux ou sont les gens, c’est partiellement faux. Prend l’exemple de la France. Il y a plus de trois millions d’habitants à Paris et douze millions pour l’île de France. Pourtant, je ne pense pas les parisiens et deux qui gravitent autour forcément représentatifs du mode de vie français.

    Je pense que si les voyageurs pensent aussi que l’on découvre plus facilement un pays en sortant des sentiers battus, c’est parce que les gens hors des villes sont plus ouverts, plus disponibles, plus curieux et qu’il y a donc peut être plus de choses à apprendre d’eux.

    • Tu as sans doute bien senti la chose. Le Vietnam du nord ne fait pas rêver au même titre que les plages de sable blanc en Thailande. C’est comme les gens qui courent un marathon et dont tu fais parti, pendant ils se disent souvent « plus jamais » et à l’arrivé, ils n’ont qu’une envie : se réinscrire pour l’année suivante !

      Les parisiens sont probablement très loin de représenter la vie de monsieur tout le monde ailleurs en France, mais Paris représente malgré tout la France, la culture y est beaucoup plus présente que dans les campagnes et de par l’organisation d’une ville si grande, l’architecture, l’atmosphère… il est beaucoup plus facile de se faire une idée de ce qu’est la France. Tu ne peux pas généraliser d’une rencontre faite dans la campagne, aussi bonne soit t-elle, mais tu peux généralisé de l’ambiance ressenti en traversant plusieurs villes Françaises. Quand je traverse un village Hmong, dans ma tête je ne suis plus au Vietnam, je suis chez les Hmongs. Ho Chi Minh différent certainement de Hanoi, mais que tu sois dans l’une où l’autre ou même à Hué pour citer une troisième ville moins importante, il n’y a pas de doute tu es au Vietnam et l’ambiance de fond est exactement la même. Tu la ressens aussi à moindre mesure dans toutes les petites villes. Par exemple au Japon, je ressent cette sérénité partout dans le pays, mais c’est encore plus fort à Tokyo car tu ne t’attends pas à cela dans une capitale. Sur la forme, la vie à Tokyo est différente de la vie dans les campagnes mais sur le fond l’état d’esprit est le même et cet état d’esprit se ressent d’autant plus fortement dans une grande ville où il est démultiplié par l’effet de masse. Je fais bien la différence entre une ou des rencontres précise et l’état général, sans quoi je serais Fan du Vietnam ! Je ne sais pas si je suis parvenu à m’exprimer clairement … :)

  • bravo pour cet article, pour ce voyage. Il me confirme dans mon envie de partir
    je suis un peu vieux, usé, mais je veux m’offrir encore ce genre de voyage.
    je veux partir de lao chay, aller sapa, puis rejoindre Dien Bien Phu par les montagnes.
    la période prévue est mi-septembre, octobre.
    je prends mon vtt, et presque pas de matériel. (tapis de sol, gamelles, et de quoi me couvrir s’il pleut. quelques médicaments, pansements pour le vélo et pour moi. , J’espère trouver hôtel ou famille.

    je passe a Hanoi en juin et peaufine le trajet.

    faisable?

    amicalement et bravo pour ton article.

    • Merci.
      Oui, Lao Cai – Dien Bien Phu est faisable. D’après ma carte il y a possibilité d’emprunter quelques pistes. Je ne connais pas du tout cette partie du Vietnam mais c’est certain que ça se fait, en s’usant un peu :).
      A bientôt ;).

  • usé parce que le corps fatigue….normalement. vieux? un peu 69 ans, mais une bonne condition et hygiene de vie .
    Quand a Robert Marchand je n’ai pas trouvé sur le site. Comment faut il faire pour le lire.
    Je ne suis pas vraiment vélo (grèce, Islande) mais plutôt course nature, trail.
    j’ai en projet de faire loa chai (vietnam) Dien bien phu , en premier , puis Dien Bien Phu_ loangprabang en deuxiéme projet, pour terminer par une arrivée sur HCMV au final.

  • Je vais vous dire à tous que sur ce blog remarquable, que je conseille, on trouve plein de voyages et d’itinéraires merveilleux, aux quatre points cardinaux. Et pendant ce temps là, au coeur de la France, la Bourgogne continue à m’émerveiller, ce dont je parle sur mon blog qui vient aussi d’évoquer la Picardie et le Nord
    Je vous y donne rendez-vous en toute amitié http://monpetitjournaldicietdailleurs.over-blog.com/2014/05/sommant-un-village-de-cartes-postales-en-bourgogne.html

    • Pour le coup, j’étais dans les Alpes du Sud ce week-end. Sur Barcelonette. De quoi me rappeler qu’en France aussi il y a des paysages impressionnants, qui n’ont très certainement rien à envier au Vietnam. J’ai fait une sortie route et trois sorties VTT mais toujours à vide (sans-bagage) et dans un cadre sportif donc il n’y a pas d’article de prévu sur Lebraquet. Je n’avais d’ailleurs pas l’appareil photo et la neige passée 1800-1900 m nous a souvent contraint à rebrousser chemin avant d’atteindre notre destination.
      Que c’est facile de pédaler sans bagage :)

  • Lyon ! On est à quelques kilomètres du Vietnam :). Le style diffère un peu mais le principe est là : transporter l’intransportable sur un vélo.
    C’est peut être plus pratique à Lyon que dans les montagnes du Vietnam ceci dit, mais ne buvant pas de café je vais rester avec mes sacoches. J’aime le minimalisme :)

    • Le vélo dans sa plus simple expression, ça existe : pas de dérailleurs, pas de freins, pas de roue libre, les fixies ! La liberté sans sacoches ! le problème c’est qu’avec ça, je n’arriverai pas à grimper un mur, ni à descendre une forte pente, ni à m’arrêter. Je veux bien varier les plaisirs, mais il y a des limites, c’est plus sûr de traverser le Monde avec un vélo bien équipé !

  • J’ai un single à la maison qui n’est pas fixie et qui as des freins mais je ne l’emporterais pas non plus en tour du monde. Je ne roule d’ailleurs jamais avec.
    Le minimalisme dans les limites du bon sens :)

  • Besoin de dépaysement : j’ai relu cet article avec plaisir. Vraiment quel superbe voyage, même s’il n’a pas été facile. Il est vrai qu’il vaut mieux voyager léger à vélo, je suis personnellement partisan de l’hôtel, tout en reconnaissant au cyclo camping l’avantage d’être économique et plus au cœur de la nature, mais le cyclo camping nécessite des pays où la sécurité est suffisante, j’hésiterai en particulier dans certains pays d’Amérique latine. Je suis effaré par la masse de bagages que transportent certains cyclotouristes croisés en France. Bonne continuation Bertrand!

    • Je suis souvent plus confiant planqué dans le bois qu’à laisser mon vélo et mes affaires à l’hôtel. Laurent de La petite rose des vents est parti du Canada, il est maintenant en Equateur et se dirige vers le Sud où il a déjà mis les roues dans le passé. Pour l’heure le camping sauvage se passe bien, il n’a encore pas eu de situations délicates à gérer apparemment et j’espère que c’est toujours le cas car ça fait 20 jours qu’il n’a pas mis son blog à jour! En Asie question sécurité, il n’y a pas trop à s’inquiéter par contre.
      A bientôt ;).

  • vietnamnord2012.over-blog.com
    bonjour Bertrand, super ton blog; J’ai fait le Vietnam également et j’ai adoré;
    j’y ai rencontré Qhuyin, un gars sympathique et qui connaît bien le Vietnam et en plus un cyclotouriste comme nous;
    bonne journée et bons voyages; André

    • Bonjour André,
      Merci pour ton message. C’est sympa tous ces portraits et scènes de vie sur ton blog, ça ravive quelques souvenirs.
      Bons voyages ;).

  • Bravo à toi Bertrand pour le courage que tu as pour faire de tel périple. Moi, je ne sais pas si j’y arriverais. Il faut certainement avoir la jeunesse et la folie en tête pour réaliser cela. Tu as bien sûr ramené de beaux clichés comme d’habitude.
    Chapeau!

    • Merci pour ton message. La folie un petit peu, ou l’inconscience :). Je ne savais pas ce qui m’attendait donc je n’ai pas eu à taper dans le courage pour avancer. La jeunesse aide sans doute à relativiser. 25 ans c’est encore jeune mais mon esprit n’est d’ores et déjà plus à ce genre de « défit », autant j’ai pris plaisir en « tour du monde » à embarquer sur les pistes difficiles, autant j’ai compris au Vietnam qu’il y avait un temps pour tout ! J’étais en Corse cet été et on a fait à peine plus de 200 Km en 10 jours, ça me va très bien aussi :).

  • Bonjour !

    Nous revenons nous-même du Vietnam et je suis frappé par la similitude de nos expériences : Hotels, sourires, distances parcourues, tout est pareil.. . Comme toi, Quynh Vu Do a été notre mentor et nous a même accompagné. Nous nous sommes limités au sud (HCMV – Nha Trang – Da Lat – Mékong). La prochaine fois (car il y aura une prochaine fois, c’est certain…) ce sera le nord.
    Amitiés…

    • Quand j’avais fait le sud j’avais plutôt l’intention de ne plus jamais remettre un pied au Vietnam :). Puis le destin m’y a ramené, et je ne le regrette pas.
      A bientôt.

  • Salut Bertrand !

    Encore merci pour ton blog truffé d’ infos ! Nous nous dirigeons bientôt vers le Nord du Vietnam avant de poursuivre vers la Chine alors j’aurais voulu savoir si tu avais toujours un lien vers l’ itinéraire que tu avais emprunté la bas pour qu’ on puisse un peu s’en inspirer…?

    Merci par avance

    Yann

    • Salut Yann,

      Le lien semble avoir cessé de fonctionner par je ne sais quelle magie mais je vais t’indiquer la route par écrit pas de soucis.

      Prologue :) : Lao Cai – Sapa par la route directe.

      Etape 1 : Sapa – Bac Ha par Hoa Si Phan (piste au sud-est de Sapa jusqu’à Tang Loong) puis par la 4E jusqu’à Bac Ha.

      Etape 2 et 3 : Bac Ha – Ha Giang par Xin Man et Vi Xuyem (piste directe entre Nam Dang Xai et Vi Xuyem, sinon il faut faire le détour par Tan Quang).

      Etape 4 : Ha Giang – Yen Minh par Tam Son et la 4C.

      Etape 5 et 6 : Yen Minh – Nguyen Binh par Dong Van, Meo Vac, Bao Lac, Tinh Tuc.

      Etape 7 et 8 : Nguyen Binh (sans rentrer dedans, tu poursuis au sud juste avant) – Hanoi par Ba Be Lake, la 254, la 8, la 3

      Et voilà, n’hésites pas si tu as besoin de précisions car je sais que les noms changent parfois d’une carte à l’autre. Si vous utilisez google maps il faut zoomer fortement pour voir apparaître les pistes.

      Bonne route.

  • T’es Génial !Merci beaucoup ! On est encore au Laos mais des qu’on aura un peu plus avancer,
    je regarderai de plus près tout ça !Et si jamais je reviendrai te demander quelques infos en plus…
    Encore merci !

  • Comme l’ecrit Bertrand la seule folie qu’il ait eu ou prise a ete de ne pas preparer son voyage !

    Le Vietnam est un pays que je connais particulièrement bien ;
    j’y suis allé moult fois ; ;
    j’ ai remonte ce pays de Saigon a Hanoi en passant par Dalat en VTT en 1994 ;
    a l’époque, et oui c’est déjà la préhistoire du VTT, pas de fourche suspendue, pas de freins a disques et aussi, et ça c’était super, très peu de circulation sur la route Mandarine ;
    malheureusement, ils connaissaient déjà les klaxons
    quelques bus datant du moyen age, quelques camions et minibus et rien d’ autre;
    des vélos et des deux roues a moteur quand on approchait d’ une ville .
    J’ ai recommence en 1996, toujours en VTT et pour le plaisir en arrivant de Da Nang ,une fois en haut du col des nuages ( pas encore de tunnel ), je l’ai descendu cote Hue pour le remonter car je savais que je n’ aurai peut être plus l’occasion de le faire .
    J’ y suis retourne en 2007, en avion ah! ah! plus train de Hanoi a Hue pour aller rendre visite a mes chers amis vietnamiens .
    Et j’y retournerai, j’espère l’ annee prochaine, en VTT au départ de chez moi en Issan, Thailande ;
    surtout que depuis quelques mois le visa est gratuit pour nous français si nous y restons maximum 14 jours .

    L’Asie du SE ça se fait comme certains que tu as rencontres; vélo charge a minima et CB dans la poche ;
    le camping sauvage, je vais te le dire tout crument; une grosse connerie ; quand on roule sous une bonne chaleur dans la poussière, la seule chose qui importe c’est la douche une fois arrive a l’étape; et le repos dans un vrai lit avec un ventilo qui te caresse les cheveux .

    • Le jour où la seule chose qui m’importera sera la douche je resterais directement chez moi de manière à ne pas prendre la chaleur ou la poussière :).

      Le camping sauvage est un parfait outil de mesure, là où la folie humaine commence, le camping sauvage se complique !

  • Bertrand,
    On n’a pas non plus tout a fait le même age ..
    A 25 ans on peut faire quelques folies que je ne ferai plus maintenant a 67 ans ;
    J’ai vraiment besoin de ma douche quotidienne, ne serait-ce que lorsque je rencontre des autochtones afin de ne pas les incommoder avec mes odeurs corporelles;
    les vietnamiens, les thaïlandais, les laotiens sont très sensibles a la propreté personnelle;
    beaucoup moins et même pas du tout quand il s’agit de jeter un truc par terre …
    Pour le moment je ne roule qu’en Thaïlande, entre 1200 et 1500 km mensuels ; mais j’ai bien l’intention de retourner au Vietnam ; je reporte toujours car j’ai encore des charges de famille..
    et un chaton qui me prend pour sa mère …Je vais donc attendre qu’il grandisse un peu ..

    • Oui c’est clair, je n’irais probablement pas non plus m’amuser à ce genre de truc à 67 ans, si j’y arrive un jour !
      Par contre je peux rouler des jours et des jours sans me laver et sans sentir, le corps se purifie avec l’effort quotidien et fini par ne plus sentir. Comme je mange principalement cru et sans produit animal, j’ai peu d’odeurs corporels et y compris hors voyage je n’ai pas besoin de prendre une douche quotidiennement…
      A bientôt.

  • Tour du monde en vélo c\’est vraiment fort, quel courage !! Félicitation pour ce périple remplit d\’aventure, de rencontre et e surpassement de sois. Le Vietnam est en effet une très bonne destination pour tous les amateurs de vélo. Comme ses pays voisins la plus part des locaux son à deux roues et certains endroits sont inaccessible avec les bus touristiques.
    Merci beaucoup pour le partage de ton expérience et pour toutes ses informations !

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