Rouler à vélo sous la pluie

L’hiver arrive à grand pas et si  vous souhaitez continuer à pédaler sans que cela ne devienne une torture, il va falloir s’équiper.

Pour les chanceux qui pédales actuellement ou qui s’apprêtent à pédaler sous les tropiques vous n’êtes également pas à l’abri d’une journée froide et pluvieuse en altitude. Ou peut être que vous prévoyez simplement un voyage dans les pays nordiques…

Quel que soit votre voyage, emporter des vêtements pour parer aux conditions difficiles n’est jamais une mauvaise idée. Ce n’est pas très lourd et terriblement réconfortant lorsque les éléments se déchainent au-dessus de votre tête.

Par temps de pluie il y a trois solutions :

  • Finir mouillé par la pluie, quoi de plus logique.
  • Finir mouillé par la transpiration.
  • Tenter de limiter la casse en roulant intelligemment.

Température réelle et température ressentie

Je suis prêt à parier qu’il est plus agréable de rouler en Alaska en plein hiver par -20 ou -30°C avec l’équipement adapté que de passer une journée sous la pluie par des températures avoisinant les 0°C.

Je resterais traumatisé à vie par les courses de début de saison courues sous une pluie battante alors que la température extérieur n’était que de 1 à 3°C. A une telle intensité, s’habiller trop chaudement était l’assurance de finir trempé de transpiration. A l’inverse en s’habillant légèrement nous étions tout aussi rapidement mouillés mais la température corporelle était mieux régulée. Dans les deux cas, nous passions un moment très désagréable et finissions la course frigorifié. Je me souviens à mes débuts, 52 Kg tout mouillé, avoir eu mal aux poumons durant une semaine après une course tant j’avais eu froid…

Il est évident que, mouillé, la température ressentie est bien en dessous de la température réelle, il est tout aussi évident qu’avec la vitesse du vélo et donc la prise au vent cet effet est décuplé, et lorsque la fatigue fera son apparition vous serez proche de l’hypothermie. Je pense qu’au 1°C, nous pouvons décompter 15 ou 20° par temps de pluie et à vélo.

C’est très désagréable et ça l’est encore plus quand le soir venu, ni douche, ni couette, parfois ni repas chaud, ne vous attend !

Comment gérer la pluie en voyage ?

Allez à l’hôtel quand toutes vos affaires sont mouillées n’est pas une mauvaises idée, ça m’est déjà arrivé, seulement si vous êtes à une semaine de route de la prochaine ville il va falloir prendre son mal en patience.

La vérité c’est qu’il n’y a pas de solution miracle. La membrane qui est étanche et qui évacue la transpiration n’existe que dans les services marketing.

S’il fait 40°C et que vous vous prenez le déluge la question ne se pose pas, vous restez en T-Shirt en attendant que ça passe et vous séchez dans la foulée, mais s’il fait froid c’est différent car vous allez rester mouillé bien après que la pluie ai cessé et surtout vous aurez beaucoup plus froid.

  • Règle numéro 1 : Je me coupe au maximum de la pluie en utilisant une véritable veste de pluie et non un simple coupe-vent.
  • Règle numéro 2 : Je me coupe au maximum du vent en utilisant une véritable veste de pluie et non un simple coupe-vent léger !
  • Règle numéro 3 : Je ne transpire pas !

Vous connaissez tous la règle des trois couches : évacuer la transpiration, conserver la chaleur et couper le vent et la pluie.

En pratique je l’utilise rarement, me contentant souvent d’un maillot technique fin pour évacuer la transpiration et de la veste de pluie directement au-dessus pour couper le vent et la pluie.  Le meilleur moyen pour ne pas transpirer restant de limiter ses efforts au stricte nécessaire. S’il faut pédaler à 5 km/h, je pédale à 5 km/h, tout ce qui m’intéresse c’est de rester sec. Aussi, je n’hésite pas à rajouter une couche dans les descentes pour ne pas avoir froid, à l’enlever dans les monter, à ouvrir la veste régulièrement… Je préfère avoir un peu froid tout au long de la journée que de finir trempé au risque d’avoir, soit très froid en fin de journée, soit, plus certainement, les vêtements qui n’ont pas séchés le lendemain. Et ce, même si j’ai des rechanges. On ne sait jamais combien de temps la pluie va durer, mieux vaut être prudent. Leçon tirée de l’Ecosse !

Note : Je n’ai jamais trouvé mieux pour faire sécher des vêtements humides que de les faire dormir avec moi dans le sac de couchage.

Quel équipement utiliser ?

Vous avez compris le principe théorique et l’importance de rester au sec/chaud, nous allons voir maintenant les solutions :

Les pieds

Entre les chaussettes étanches, les chaussures étanches et les sur-chaussures étanches, les solutions ne manquent pas. Pour ma part, j’utilise des chaussettes en gore-tex en dessous desquelles je porte des chaussettes plus ou moins fines selon la température (le contact du gore-tex sur la peau n’est pas très agréable). Le but est de maintenir mes pieds au secs et de couper le vent quand bien même l’humidité finirait par entrer.

Note : Je n’utilise pas de chaussures étanches car l’eau finie toujours par entrer, elle peine ensuite à ressortir et elles mettent trois jours à sécher.J’avais emporté des sur-chaussures étanches, je ne m’en suis quasiment pas servie et ai fini par les donner. Je préfère la sensation d’avoir les pieds mouillés que celle de pédaler avec quelque chose qui freine les articulations et qui au final, laissera passer l’eau.

Le bas

Idem, j’avais emporté un pantalon de pluie que j’ai peu utilisé. Psychologiquement j’étais rassuré de l’avoir dans mes sacoches mais je n’aimais pas rouler avec, c’est très inconfortable. J’aurais pu le remplacer par un second ou troisième collant de running. Même mouillé il est rare d’avoir froid aux jambes.

Le haut

J’utilise une veste Gore-Tex Millet 350G qui est très bien mais plus disponible, et qui a été remplacée par la Trilogy. La coupe est près du corps pour limiter la prise au vent (contrairement à un poncho). La capuche est ajustable et très ergonomique (très important la capuche), ce qui évite au vent et à la pluie d’entrer. Elle est également ajustable à la taille pour éviter à l’air de s’engouffrer. Et elle est légère.

L’avantage du Gore-Tex est d’être à la fois étanche, coupe-vent, léger et solide. En contrepartie c’est un peu coûteux et quoi qu’on en dise, ça ne respire pas.

Concernant la première couche, je suis fan des maillots en laine mérinos qui sont très efficaces et polyvalents de par leur discrétion contrairement aux habituels sous-vêtements « bodybuildés ».

S’il fait très froid, ou le temps de chauffer la machine, il m’arrive d’ajouter un pull en laine polaire entre la première et troisième couche.

 

Voilà la manière dont j’opère en voyage pour faire de ces kilomètres humides des moments somme toute agréables.

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Bertrand

C'est à la suite d'un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

43 CommentairesEcrire un commentaire

  • Aloha,

    article intéressant. Vivant dans le Béarn (pays de la pluie en langue Sioux) et roulant au quotidien en vélo, les conseils ci-dessus son judicieux. Pour la veste j’utilise ma veste d’alpinisme PATAGONIA pour le froid et la pluie avec un t-shirt respirant voire un un maillot d’alpinisme.

    En tous cas pour les pieds, la solution miracle n’existe pas.

    • Salut, merci pour ton message.
      Avec mes chaussettes gore tex plus chaussettes épaisses en mérinos en dessous et de simple basket, je ne m’en sort pas trop mal, même quand il fait froid. Si je roule à VTT par exemple ou sur la route, je peux rajouter des sur chaussures en néoprène ou windstopper par dessus. Avec les cales automatiques et les chaussures de vélo, les sur chaussures ne sont pas gênantes, c’est en basket que ça l’est vraiment.
      En voyage, deux ou trois jours de pluie ça reste gérable, après ça devient compliqué, à moins d’avoir beaucoup de rechanges.

  • Merci,
    Les magasins de sport étant en général tenus par des gens sédentaires…souvent jeunes…, il n’est jamais facile de collecter les bons conseils.
    Dès qu’il s’agit de vélos, 90% des équipements sont orientés courses.
    Comme tu dis, quand c’est la tente qui attend en fin de journée, et pas le bus-douche de l’équipe, c’est différent…
    Je me demande si l’équipement alpinisme ne couvre pas un peu le sujet.
    Q’en penses tu ?
    Carl.

    • On a toujours tendance à vouer une confiance aveugle aux vendeurs et pourtant ils sont rares à maitriser leur sujet sur le bout des doigts. Quand je travaillais pour un site de de vente en ligne, j’ai beaucoup appris sur le tas et je n’avais pas toujours la réponse à tout. Seulement, je ne faisais pas mine de savoir quand je ne savais pas ! Chose qu’un vendeur digne de ce nom est en mesure de faire :).

      Il s’agit de matos d’alpinisme dans cet article. Alpinisme plutôt orienté rando, mais Millet est une marque d’alpinisme. Il n’est peut être pas utile d’aller chercher le haut de gamme très lourd et très robuste pour faire du vélo, mais le principe est exactement le même. On trouve aussi des vestes gore tex spécifiques vélo mais elles sont coupées très courtes, sont encore plus cintrées et n’ont pas de capuche. C’est difficilement portable en dehors du vélo et les journées sous la pluie sans capuche c’est vraiment désagréable.

      Les maillots en laine mérinos ou autre sous vêtements techniques sont multi sport, c’est utilisable partout, même en dehors du sport.

      Donc oui tu peux aller t’équiper directement chez les marques d’alpinisme.

  • Merci Bertrand pour cet article intéressant sur comment voyager à vélo sous la pluie.
    Je me dis qu’il faut vraiment avoir un équipement textile en plus du vélo. Cela alourdit le budget.

    Peut-on vraiment voyager à vélo sous la pluie pour pas trop cher?

    • Il y a des membranes beaucoup moins cher que le gore tex. Mon pantalon de pluie par exemple valait 60 €, un gore tex c’est peut être 4x le prix. C’est pareil pour les vestes…

      Tout dépends de la destination, si c’est au Laos ou au Cambodge :) et qu’il fait 40 degrés, même en Tshirt ça passe, à la limite un léger coupe vent, et au pire on trouve de quoi dormir au sec tous les soirs.

      Si c’est par exemple en France l’été, un jour de pluie est toujours envisageable, mais tu peux y survivre sans être sur équipé.

      Dans les pays nordiques, il fait plus froid, tu es plus isolé, la pluie est plus courante et il est rassurant d’être bien équipé. Même si bien sûr tu survivra également avec un matériel plus basique.

      C’est vrai que quand tu vois le prix d’une paire de chaussettes en gore tex et d’une paire de chaussettes en mérinos… Sinon la solution c’est de rouler au soleil ;)

  • Bonjour,
    Dormir avec ses vêtement mouillés dans le sac de couchage n’est pas forcément une super idée. Si le garnissage est en duvet, l’humidité peut endommager temporairement ou sur une plus longue durée le garnissage et donc la protection calorifique durant la nuit. En plus s’il fait très froid dehors (proche de zéro ou en dessous), l’humidité transmise au garnissage (duvet ou synthétique) peut se mettre à geler quand elle est évacuée vers la surface du sac de couchage.

    A réserver pour des vêtements modérément humides avec sac de couchage garni en synthétique et par des températures clémentes.

    Mis à part le gore tex on peut citer d’autres membranes imper-respirantes, par exemple l’e-vent et d’autres encore qui sont moins connues mais tout aussi efficaces (voir plus) sur le papier.

    Bon pédalage sous la pluie.

    • Salut Arnaud, merci pour la précision.

      C’est bien lorsqu’ils ne sont que très légèrement humide que je les met dans le sac de couchage. S’ils sont trempés ils ne sécheront quoi qu’il en soit pas, donc je les étends comme je peux sans même espérer qu’ils aient séché le lendemain.
      Par contre c’est un sac en duvet que j’ai. Je sais qu’ils n’aiment pas l’humidité mais, il faut faire des sacrifices parfois :)

      L’e-vent je ne connaissait pas, il semblerait que l’équipe Garmin (équipée par Castelli) utilisent des vestes de cette membrane lorsqu’il pleut (en course), il n’ai pas toujours évident de savoir ce que les pros portent par temps de pluie, j’ai donc ma réponse. Je n’en ai jamais vu en gore tex par contre, sans doute beaucoup trop chaud pour les efforts intenses.

  • Bonjour,
    merci pour cet intéressant article.
    Je n’ai jamais fait de grands voyages en vélo mais je vais tous les jours au travail avec. Aller et retour 22 km, alors parfois je passe un peu de temps sous la pluie.
    J’ai des surchausses et un pantalon de pluie Vaude qui sont très efficaces.
    Pour le haut j’ai commencé à utiliser mon coupe vent dont je me sers pour courir. C’est un Concurve. Et puis j’ai continué. Il est étonnamment efficace. Mon tee-shirt du dessous n’est jamais mouillé.
    Voilà pour ma modeste expérience.
    A bientôt.

    • Hello, merci.
      J’avais aussi le pantalon et sur chaussures Vaude. Pour faire 11 Km ou pour une averse, on prends plus facilement son mal en patience. Je dois dire aussi que le simple fait de porter un collant de vélo épais l’hiver j’ai de mauvaises sensations. Alors un pantalon de pluie qui flotte… Je préfère la sensation d’être mouillé. Mais tout le monde n’est pas aussi difficile que moi :)

  • Sous la pluie je fais l’inverse… Je vais vite pour arriver à destination, je sue, mais je sèche rapidement une fois sur place.

    Mais pour un déplacement long cours, je pensais qu’en allant à 5km à l’heure on suait quand même. Je testerai la prochaine fois et je me suis faite avoir en sept lors d’un voyage de 3 jours sous la pluie, j’allais vite et j’avais tout le temps froid, mais j’avais le coupe vent et le protège pluie, mais il a plu tout le temps. C’était vraiment dur.

    C’est dans ces moments que je me demande comment tu as fais pour faire un tour du monde en vélo, même si je t’envie quelque part.

    Merci pour les conseils.

    • C’est ce que j’ai fait au Lux, le dernier jour je suis parti sous la pluie, j’ai mis le pied au planché, mais je savais que 3h, 3h30 plus tard je serais sous la douche !

      Je pense qu’il a plus plu en deux semaines en Écosse qu’en un an de “tour du monde”. Un jour en Autriche, trois jours en Iran, un au Vietnam et deux/trois en Alaska/Canada vraiment durs, c’est tout. Après même si j’ai pris des averses ça ne durait jamais la journée. Quand tu es au long cours psychologiquement c’est beaucoup plus facile. On se projette facilement dans trois jours, par contre dans un an c’est tout de suite plus abstrait alors c’est un autre rapport au temps et tu ressent moins de résistance à passer une journée sous la pluie. C’est vraiment dur à passer d’une base horaire avec laquelle ont calcul nos déplacements habituellement à une base journalière pour le vélo, mais une fois que ça t’es naturelle, tu es dans un autre état d’esprit, même si tu préférerais quoi qu’il en soit rouler sous le soleil :)

  • Hello,
    Déjà pour une simple rando en vélo je trouve que l’équipement contre les intempéries est important mais en voyage c’est encore plus important vu les distances parcourues.
    Lors d’une rando de 50 km en vélo, un jour, je me suis tapé une pluie glaciale au retour : je me suis maudite de ne même pas avoir prévu de k-way ! Depuis je pars au moins à cette éventualité ! Et pour ce qui est compromis chaleur-transpiration, j’ai testé la marque Icebreaker et c’est top !

    En tout cas un excellent article pratique !

  • Depuis que je lis ton site, j’ai accepté l’idée que voyager en vélo, ça pourrait bien me plaire. N’étant pas des plus sportives et ayant tendance à vouloir prendre trop dans mon sac, je me suis toujours dit que voyager en vélo n’était pas pour moi … mais je reviens sur ma première position ;)

    Par contre, autant pédaler dans le froid, je peux concevoir, mais sous la pluie … brrr, non ! J’en frissonne rien que d’y penser !
    Souvent, quand c’est difficile (que ça monte fort, que les conditions climatiques sont rudes – donc pluie, vent, froid) : je fais comme Haydée, j’accélère ! Je ne peux pas m’en empêcher : je veux quitter toutes ces difficultés au plus vite.
    Mais ce n’est sans doute pas la stratégie la plus intéressante au final ! (je verra si j’arrive à refréner mes instincts la prochaine fois … mais j’ai des doutes !).

    Merci en tout cas pour tous ces conseils aussi équipement, c’est toujours très utile d’avoir des retours de personnes expérimentées pour savoir ce qui vaut la peine ou non.

    • Si tu as tendance à emporter trop de choses, tu peux te le permettre un peu plus à vélo, déjà tu as plus de place et le poids est moins important que celui que tu as sur ton dos.

      Tu arrivera à te freiner non pas la prochaine fois mais la fois suivante ! Quand tu aura passé une heure à bloc, que tu n’aura plus de jambes, que tu sera gelé et qu’il en restera quatre à pédaler :)

      Le truc avec les sacoches, c’est que, que tu roule au rythme ou à bloc, avec le poids et la prise au vent, tu dépense beaucoup plus d’énergie dans le second cas mais au compteur tu ne va pas beaucoup plus vite et surtout, tu ne tiens pas longtemps.

  • Je confirme, rien de pire que la pluie ! Même si je ne voyage pas en vélo, c’était une de mes craintes quand on est partis en Islande, raison pour laquelle je nous avais aménagés un itinéraire : une nuit en camping, une nuit en auberge, une nuit en camping, une nuit en auberge. Ainsi, si jamais on se prenait du très mauvais temps on était sûrs de pouvoir dormir au chaud au moins une nuit sur deux !

  • Salut Bertrand,

    Cet article vient à point nommé après, comme tu le sais, quelques jours humides et froids entre les gorges du Verdon et Toulouse :)

    Tes conseils sont une fois de plus géniaux !

    De manière générale, pourrais-tu conseiller une matière qui conserve le chaud même humide (autant que cela se peut) ?
    J’imagine que les matières synthétiques (mérinos aussi ?) sont plus performantes que le coton par exemple.

    J’ai souvent froid aux mains, alors j’ai tenté de partir avec des gants en Néoprène, spécialisé dans l’humidité on pourrait dire… Mais je me suis rendu compte que ces gants serrent trop les doigts et donc ralentissent la circulation sanguine, donc les mains refroidissent.
    Que penses-tu d’une paire de gants de ski en Goretex adjointe d’une paire de surgants de type moufles étanches ?

    • Salut Christophe, merci.
      Le Mérinos est naturel et tient chaud, j’y ajoute une polaire s’il fait vraiment froid plus le gore tex au dessus pour rester sec et couper le vent, ce qui ne tient pas chaud en soi mais empêche fortement le froid d’entrer. Sinon, il y a toutes les marques spécialisées dans le sous vêtements comme Craft ou Odlo, qui ne font pas de Mérinos (aux dernière nouvelles)mais qui ont une gamme “Warm” pour les grands froid (Fuse ne fait pas que du Mérinos non plus).
      Concernant les mains, j’ai des gants en soie que je porte seul ou en sous gants selon la température plus des gants de vélo en gore tex au dessus (des Roeckl mais il y en a d’autres). Les moufles étanches au dessus de gants chauds peuvent être une bonne solution je pense.
      Avec le temps on devient de plus en plus résistant au froid ;)

  • Tout dépend bien sûr du type de pluie ; en France quand il fait froid et qu’il pleut abondamment, je roule sans problème avec un vêtement vraiment imperméable, et comme tu le dis, je gère la transpiration en roulant en dessous de mes possibilités, c’est d’ailleurs fort agréable de flâner ainsi, et à 15 kmh, on fait quand même plus de chemin qu’un piéton
    Cela dit, on finit par s’habituer, et alors on siffle joyeusement sur le vélo.
    Je pense qu’alors le cyclo-camping n’est pas l’idéal pour la halte : une modeste chambre d’hôtel avec juste un lavabo, c’est déjà le paradis après 100 km sous la flotte, quand il y a une douche chaude c’est mieux.
    Pour éviter la pluie, faire comme moi, aller au Mexique à la saison sèche, de novembre à avril…
    Pour avoir des vêtements secs à l’arrivée, je les mets dans la sacoche ou le sac à dos, protégés par des sacs poubelles

    • Après une journée sous la pluie, monter la tente et s’emmitoufler dans le sac de couchage prend aussi des allures de luxe absolu ! C’est quand les journées de pluie s’enchaînent, que la tente est mouillée, que le sac est humide et que l’on peine à conserver des vêtements secs que ça devient moins marrant. De la même manière, j’ai de bons souvenirs de journées passées sous la pluie, j’aime l’ambiance, surtout dans la montagne, c’est plus calme, plus apaisant, mais on dit que les blagues les plus courtes sont les meilleurs, c’est aussi vrai avec la pluie : un jour c’est sympa, deux, moins, trois, plus du tout :).
      Passer l’hiver au soleil ça en tenterait plus d’un je crois, mais ce n’est pas simple à mettre en pratique avant la retraite :).

  • Salut,
    Tout d’abord merci Bertrand pour cet article bien rédigé!
    Ensuite, j’aurais voulu avoir vos retour d’expérience en ce qui concerne les vestes à capuche.
    Vous roulez avec une capuche sous le casque ou sur le casque? (naaan, je roulerai pas sans casque!).
    Je vous pose cette question car je suis en train de choisir une veste imperméable et j’ai vraiment du mal à me décider entre une veste à capuche standard ou une veste à capuche permettant de porter un casque dessous.
    Merci!

    • Salut Marco,
      Je vois tous les avantages à porter la capuche sous le casque :
      – plus polyvalent : utilisable sur le vélo comme à pied (si elle est assez large pour passer par dessus un casque, elle risque d’être trop large pour pouvoir la porter sans casque).
      – plus confortable : si la capuche passe par dessus le casque il va y avoir de l’espace entre la capuche et le visage et l’eau va rentrer. Si la capuche est bien faite, elle s’ajuste parfaitement au visage et ni le froid ni l’eau ne s’engouffre, ce qui est plus agréable.
      Je roule donc toujours avec la capuche sous le casque.

  • Perso j’aime pas les capuches, sauf cas de trombes d’eau, ce qui est rare, je mets un imper et je porte une casquette en tissus assez épais, sous le casque, ou… sans casque, c’est selon. L’avantage de la visière, c’est qu’on a pas d’eau dans les yeux. Par contre le casque sous la pluie, avec l’eau qui rentre par les aérations, c’est l’horreur. La pluie c’est agréable, quand on est bien mouillé, on ne la crains plus. A propos du casque, c’est bien mais chiant, je le mets quand je prends des risques, je sais que j’ai tort, mais…

    • Lorsque je roule sur route, j’évite aussi la capuche car ça deviendrait vite le sauna, mais en voyage les journées sont plus longues, le rythme plus lent, il peut neiger et faire très froid… Il est rassurant d’avoir la capuche pour affronter toutes les conditions et il suffit de ne pas la mettre s’il fait trop chaud. La mienne a une petite visière bien pratique pour éviter l’eau dans les yeux.
      Le casque ne me dérange pas par contre, ni sous la pluie, ni sous la chaleur.

  • Ok cool, merci pour vos retour les gas!
    Autre question: vous avez des aérations sur vos vestes au niveau des aisselles? Si oui, est-ce que vous les ouvrez/fermez régulièrement lors de vos voyages à vélo?

    • J’ai des aérations oui, qu’il m’arrive d’ouvrir, mais je ne suis pas certain que ce soit d’une grande utilité.

  • Très bon article avec des conseils auxquels j’adhère à 100 % ! (excepté le fait qu’il faudrait nuancer la question du dodo avec les fringues humides)
    Je confirme ton point sur l’inconfort qui peut être plus important en cas pluie+froid léger VS froid intense et sec.
    Je rajouterais cependant un ou deux compléments. Je pense que sur un long voyage, il faut pouvoir avoir des alternatives aux membranes techniques qui vont petit à petit perdre de leurs capacités.
    Tout d’abord sur les gants, tu en parles un peu plus loin dans tes commentaires. Personnellement, j’aime bien une alternative aux gants goretex qui est l’utilisation de poggies. Il s’agit de sur-gants scratchés sur le guidon, et prévus à l’origine pour le kayak. Ce n’est pas respirant, mais complètement coupe-vent et imperméable. La transpiration s’évacue par les ouvertures.
    Pour ce qui est des pieds, j’aime bien la bonne vielle astuce du sac plastique dans les chaussures…
    Ce qui fonctionne bien même avec des chaussures non gore-tex est de procéder ainsi : une première paire de chaussettes fines la plus hydrophobe possible, un sac plastique, une paire plus ou moins épaisse selon la température, un seconde sac plastique. En procédant ainsi la paire de chaussettes intermédiaire est préservée à la fois de la pluie et de la transpiration et garde sa qualité thermique. Pendant que tu pédales, tes pieds sont au chaud dans leur transpiration.
    Pour la veste, j’ai dernièrement essayé les produits fjallraven (mixte polyester-coton enduit) qui, sur le papier, permettent de répondre aux exigences du voyage au long cour, mais je ne suis pas encore convaincu.

    • Salut Romain,
      Tu as fait parti des blogs que j’ai lu avant de partir en voyage ;).
      J’imagine que l’on est plus disposé à la nuance lorsque l’on a dormi par -20, -30,… °C !
      J’aurais opté pour des poggies si j’avais roulé dans le grand nord en hiver, mais l’encombrement est trop important pour un voyage principalement au soleil.
      Pour les sacs plastiques multicouches, pour cette même raison je n’ai pas été amené à élaborer ce genre de techniques mais je te fais confiance quant à sont efficacité.
      Merci pour ton message.

  • Pour la pluie j’ai un ensemble Helly Hansen qui laisse évacuer la sueur et qui garde la pluie dehors par contre c’est dispendieux et un peux fragile au déchirure mais ça vaut le prix , pour les pieds j’ai trouvé des chaussures de plage fait par la compagnie Croc qui sont fait en mousse lisse qui n’absorbe pas l’eau mais qui sont ajusté au pied et ont une semelle en caoutchouc plus rigide , l’eau entre et ressort et c’est facile a sécher . En cas de température plus froide j’ai des bas en néoprène ( bas de plongée sous-marine ) qui garde les pieds au chaud et au sec mais le soir mieux vaut les enlevé dehors :)

    • Sandales plus chaussettes chaudes et étanches c’est vrai que c’est l’idéal s’il ne fait pas trop froid. On pourrait presque partir en tour du monde avec de simples sandales ultralight comme on voit maintenant et adapter les chaussettes selon les températures et la météo mais il faudrait qu’elles aient des doigts.

  • Pour le froid plus mordant des” hot pad ” ou des thermo pad( http://thermo-pad.com/ ) sont une bonne alternative quand ca devient intolérable , personnellement je préfère les hot pad modèle pour pieds et pour gants ça ne prend pas de place et ça dépanne en cas de froid intense et ca dure en moyenne 4 heures une fois activé , glissé dans les gants ou collé sur le dessus du pied par dessus les bas c’est très efficace .

  • A la fin de l’automne j’ai acheté des sandales Bikila Evo de Vibram que je n’ai pas encore essayé et comme présentement aujourdui il fait moins 27 et qu’il y a 1 mètre de neige je ne crois pas pouvoir en faire l’essai prochainement ( a suivre )

  • Je recommande les chaussettes de la marque Sealskinz, très efficaces pour garder les pieds secs. Testés quotidiennement durant mes trajets vélotaf.

    • J’ai passé plusieurs hivers dans les sealskin, je n’aimais pas beaucoup la coupe à l’époque, trop large, mais j’imagine que ça a changé maintenant, elles faisaient le job en tout cas.

  • Bonjour Bertrant, je prépare un voyage à vélo pour le Royaume -Unis pour cette été, j’ai pu voir que ll’Ecosse ta marquer !!! Ma question bien que j’ai peur qu’elle te paraisse stupide, je me demandais pour faire secher le matériel de camping tente et tous le tralala replier à tu eu des soucis de moisissure??? Est ce que tu te faisais des halte en auberge des que tu pouvais pour faire secher tous sa??? Voilà car je vais y rester deux mois pour faire l’Angleterre, le Pays de Galle, l’Ecosse, l’Irlande du nord ainsi que l’Irlande. Au faite profite bien de ton voyage en Australie, Ciao

    • Salut Stéphane,

      Il me semble avoir eu un début de moisissure je ne sais plus où car la tente était restée rangée et mouillée plusieurs jours. Le plus souvent, elle sèche en la remontant le soir, sinon il faut profiter d’une éclaircie le temps de la pause à midi pour la faire sécher et en cas de force majeur, s’il pleut non stop des jours durant, reste la solution de l’hôtel, mais quand j’opte pour l’hôtel c’est avant tout pour moi, si je n’ai plus rien de sec à porter, que je suis gelé, que pour la tente. Elle, sèche mieux au vent.

      Bon voyage ;-).

  • Après 5 mois en islande et scandinavie sous la tente (rouler sous la pluie et la neige et le vent) je fais a peu prêt les mêmes choix, avec pour les conditions vraiment froides aux mains et aux pieds : gants chaussettes en néoprène type planche à voile (les chaussures sont trempées, l’important est de rester au chaud) , et sur gants en caoutchouc très large (type jardinage) pour la neige dans les descentes islandaises.
    Les deux règles d’or :
    – garder la chambre de la tente au sec quoi qu’il arrive (je la démonte de l’intérieur et la range dans un sacs étanche avant de plier le reste à l’abri du double toit)
    – garder un change et le matos de bivouac au sec quoi qu’il arrive (doudoune/duvet/matelas/collant et manche longue mérinos). Sinon l’avantage du mérinos c’est que ça reste un peu chaud quand c’est mouillé, l’inconvénient : c’est un peu long à sécher.
    Au début je détestais la pluie, maintenant je m’y suis fait

  • Mon trike (vélo 3 roues couché) est équipé d’un veltop (genre de capote qui protège le cycliste et ses bagages de la pluie). C’est super mais l’ensemble est onéreux.

    • Sur la question du vélo couché je dis toujours que la simple idée de passer une journée sous la pluie dans cette position écarte directement cette option, mais tu sembles avoir trouvé le remède :).

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