The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie, Kata Tjuta

La Great Central Road est une piste de 1138 Km au départ de Laverton dans l’Ouest Australien et menant à Yulara dans les Territoires du Nord où s’érige les rocks sacrés de Kata Tjuta et Uluru. Le couple étant à la Terre ce que le chakra du plexus solaire est à l’homme. Quoi de mieux donc que de se rendre sur le Chakra de la volonté à vélo !

The Great Central Road, Red Center, Australie

En route !

Quand ?

Si vous voulez éviter les chaleurs infernales de l’été, préférez les mois d’Avril à Octobre.

Vous trouverez sur le tableau ci-dessous la température et la pluviométrie moyenne pour chaque mois de l’année mesurées à Warburton qui se trouve en plein centre de la Great Central Road.

The Great Central Road, Red Center, Australia

Sourrce : http://www.weatherzone.com.au/

J’y suis pour ma part entré le 30 Mars. Alors je n’avais pas de thermomètre avec moi, mais les chaleurs m’ont semblé dans l’ensemble supportables. Les nuits étaient fraîches et la chaleur n’arrivait qu’en milieu de matinée, vers 10h, puis vers 16h la fraîcheur faisait doucement son retour. Lorsque vous passez la nuit et une partie de la journée au frais, cela augmente considérablement votre capacité à supporter la chaleur le reste du temps. Il a fait très très chaud aux heures de pointe dans la partie centrale de la route exclusivement.

The Great Central Road, Red Center, Australie

C’est parti pour 11 jours d’apaisante solitude.

Combien de temps ?

De Laverton à Yulara, j’ai mis 11 jours incluant une marche de 7 Km dans la Valley of the Winds, au cœur de Kata Tjuta. Les 1138 Km annoncés incluent également l’aller-retour à Kata Tjuta. Il s’agit d’un relevé compteur, non de la distance officielle.

Ce qui nous fait donc une moyenne journalière de 103 Km. Nous reparlerons de la difficulté plus bas, mais cela est beaucoup pour de la piste. D’autres l’ont fait en 14 jours. Néanmoins, moins vous roulez, plus vous devrez transporter de vivres.

The Great Central Road, Red Center, Australie

Le calme ! En connexion avec la nature.

Se ravitailler en nourriture

Vous trouverez un IGA (chaine de supermarchés australienne) à Leonara, ainsi qu’à Yulara pour ceux qui parcourraient cette route dans l’autre sens. Ce n’est pas immense évidemment, puisque ce sont là de petits villages de désert, mais ils disposent néanmoins d’un large choix. Si vous carburez aux flocons d’avoines vous y trouverez de quoi faire une composition avec des fruits secs et des oléagineux. Pâtes, riz, nouilles, sont bien sûr disponibles. Fruits et légumes également… Bref ce sont de petits supermarchés tels qu’on les trouve dans nos villages et c’est ouvert 7 jours sur 7.

Leonara se trouve à 120 Km de Laverton (départ de la Great Central Road). Laverton dispose également d’un petit supermarché, le choix est raisonnable mais moindre, je ne suis pas certain qu’il soit intéressant de prendre le risque d’attendre Laverton (j’y étais le lendemain d’un jour férié et n’ayant pas été ravitaillé, les étals étaient plus vides que d’ordinaire, je ne sais donc pas ce qu’il en est habituellement).

Sur la route, les communautés de Warburton (560 Km de Laverton, 570 Km de Yulara) et Docker River (340 Km de Warburton, 230 Km de Yulara) ont leur propre supermarché.

Note : Le supermarché de Warburton se trouve au fond de la communauté, c’est un bâtiment bleu sans inscription. La Roadhouse qui se trouve le long de la route est également une petite supérette.   

J’ai été surpris de trouver un si large choix dans ces communautés. Personnellement je ne cuisine au réchaud qu’extrêmement occasionnellement donc je n’aurais pas été certain d’y trouver de quoi composer mes flocons d’avoines mais si vous vous alimentez « normalement » vous pouvez en principe compter intégralement sur ces points pour vous ravitailler et donc ne pas emporter de vivres pour l’intégralité de la route. Maintenant, nous sommes là en plein cœur du désert, c’est naturellement un peu plus cher et si pour une raison ou une autre ils n’ont pas pu être ravitaillés… C’est un risque à prendre. Quoi qu’il en soit c’est très agréable que de pouvoir acheter quelques fruits frais en cours du route (bien que non bio !)

Donc pour résumer, la solution la plus sûre c’est d’embarquer, à Leonara ou Yulara, de quoi rejoindre Yulara ou Leonara !

The Great Central Road, Red Center, Australie

De looongues lignes droites…

Se ravitailler en eau

  • De Laverton à Tjukayirla Road House il y a 301 Km. Entre les deux, à environ 120 Km de Laverton se trouve un puits avec un moulin à vent, les araignées y ont élu domicile, l’eau est stagnante depuis un moment, je vous déconseille de miser sur lui. A Laverton j’ai pris l’eau du robinet au camping mais vous pouvez aussi l’acheter en bouteille au supermarché. A Tjukayirla Road House, il y a un robinet extérieur et même une poire de douche !
  • De Tjukayirla Road House à Warburton il y a 249 Km. J’ai pris l’eau au camping de Warburton mais vous pouvez aussi l’acheter en bouteille au supermarché.
  • De Warburton à Warakurna Road House il y a 228 Km. Warakurna est excentré de la route d’un peu plus d’un kilomètre, comme j’avais suffisamment d’eau pour rejoindre Docker River je ne m’y suis pas rendu.
  • De Warakurna Road House à Docker River il y a 105 Km. Il y a une fontaine à eau dans le supermarché de Docker River, le gérant m’a autorisé à y remplir mes poches à eau, cependant le débit est très très lent. Je n’ai pas trouvé d’autres robinets, mais de l’eau en bouteille est bien sûr en vente dans le shop.
  • De Docker River à Yulara il y a 227 Km. Entre les deux, 40 Km après Docker River se trouvent un réservoir d’eau à Lasseters Cave. Puis 50 Km avant Yulara, si vous allez à Kata Tjuta, il s’y trouve également un réservoir : un au départ de la randonnée qui est potable et un second sur le grand parking en amont dont j’ai bu l’eau mais je ne vous garanti pas qu’elle est potable. Cependant je ne suis pas allé à Lasseters Cave.

L’eau des robinets est potable sans nécessité de la filtrer.

La gestion de l’eau est délicate car les températures varient d’un jour à l’autre, ainsi que la difficulté, si bien qu’il est difficile d’estimer notre consommation en eau. Certains cyclos préfèrent la jouer serré et arrêter une voiture en cas de besoin, personnellement lorsque je prends la décision de m’aventurer sur ce type de route, je pars du principe qu’il n’y aura pas de voiture et je n’arrête pas de voiture tant que je ne suis pas aux portes de la mort !  J’avais donc misé sur 10 L / 100 Km, soit 10 L / jour. En pratique je n’ai jamais consommé 10 L par jour, je dirais 8 L maximum, mais psychologiquement je préfère être large pour pouvoir gérer les imprévus et me « laver » le soir. Par « laver » j’entends enlever la poussière de mes jambes, bras et visage pour ne pas pourrir le sac de couchage !

The Great Central Road, Red Center, Australie

Eux n’ont pas de problème avec l’eau !

Camping

Vous trouverez un camping à Laverton si vous souhaitez prendre une petite journée de repos avant d’attaquer la route (25$/nuit), un camping à Warburton si vous souhaitez faire une coupure en cours de route (12$/nuit), ainsi que dans les Roadhouses citées précédemment. Et évidemment à Yulara, camp de base d’Uluru, pour la modique somme de 37$ (quatrième nuit gratuite) ! Il y a également une Youth Hostel à Yulara à partir de 34$.

Le camping sauvage est évidemment des plus simple dans ces régions. Il est cependant interdit dans le parc national de Uluru – Kata Tjuta. L’entré dans le parc est de 25$ pour trois jours. A savoir qu’en arrivant par la Great Central Road, il n’y a pas de guichet à l’entrée du parc. Ce qui signifie que si vous campez juste avant le parc et vous rendez à Uluru directement le lendemain matin, ce sera gratuit (à vos risques et périls !). Par ailleurs si vous en sortez pour vous rendre à Yulara, il vous faudra payer pour y ré entrer et aller à Uluru (ce qui est loin d’être indispensable, ce qui est magique c’est l’arrivée sur les lieux non d’aller au pied du rocher).

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie

On ne se lasse jamais de ces nuits dans le bush.

Carte

Dans ces régions de l’Australie, l’utilisation d’une carte n’est pas indispensable. Vous pouvez cependant télécharger l’Application Hema Map qui couvre tout le territoire Australien.

Et si vous souhaitez assurer le coup avec une carte papier, les Hema Western Australia et Northern Territory feront l’affaire.

Vous trouverez également une carte de la Great Central Road à l’office du tourisme de Laverton et très probablement à celui de Yulara. Ce n’est pas tant pour se repérer que noter les kilométrages entre les différents points d’eau.

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie

A l’approche de Docker River, le paysage se re3Dimensionne.

Permis

La Great Central Road traversant deux régions, vous devrez vous acquitter de deux permis :

Le second vous est automatiquement délivré après avoir complété le formulaire en ligne, le premier devra être validé par le Ngaanyatjarra Council puis vous sera envoyé par email ou même expédié dans un office du tourisme si besoin.

En pratique, je n’ai jamais eu à présenter un permis, ni n’ai rencontré quiconque qui ai eu à le faire. Il s’agit avant tout, il me semble, d’une décharge : quoi qu’il vous arrive, vous êtes seul responsable.

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie

Lui aussi a fait preuve de volonté pour pousser là où (presque) rien ne pousse.

Les conditions de route

La première moitié de Laverton à Warburton est relativement facile, j’y ai avalé 126 Km le premier jour, 125, 109 et 120 les jours suivants pour arriver le cinquième jour à midi à Warburton avec 80 Km dans les jambes. C’est dire si c’était roulant pour de la piste. Puis ça s’est corsé…

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie

Celles-ci sont gentils ! Quand elles sont méchantes je n’ai pas la tête à prendre des photos :).

Passé Warburton la piste se dégrade sérieusement et à l’approche de Docker River elle devient un véritable champ de bataille. Les trous sont extrêmement profonds et remplis de cailloux. Lorsque cela cesse, c’est d’immenses portions de sable qui prennent le relais, où il faut sans cesse descendre du vélo pour pousser. C’est usant. Je battrais mon record de lenteur en bouclant 87 Km en pas moins de 8h, soit 10,7 Km/h de moyenne ! Pour le cycliste, difficulté rime habituellement avec dénivelé, l’Australie est l’exception qui confirme la règle ! C’est tout plat et certaines portions ont tout l’air d’un enfer. Plus que de volonté c’est de lâcher-prise dont il faut faire preuve. Il va sans dire qu’un vélo de voyage tel que nous le concevons n’est pas des plus adapté à la situation. Un fat bike serait sans doute le bienvenu, mais si le voyage ne se limite pas à la Great Central Road, sur la route, un fatbike, c’est une autre histoire…

Note : les portions de sable dont j’ai parlé, au vu des bas-côtés fraîchement travaillés, avait été faites récemment. L’état de la piste est telle en certains autres endroits qu’il n’est pas impossible qu’ils soient amenés à être recouvert de sable également. D’après ce que l’on m’a dit, non officiellement, il n’est pas impossible que cette portion finale soit asphaltée à terme.  

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie

The valley of the winds – au coeur de Kata Tjuta

Du côté des vents, dans cette direction Ouest-Est, c’est globalement contre que vous irez. Le plus souvent faibles ils ne sont pas dérangeants mais pèsent tout de même sur la durée.

Le traffic. Je n’ai pas compté mais je dirais entre 10 et 15 voitures par jour, peut-être moins certains jours. Vous traversez là des régions en apparence extrêmement isolées et hostiles mais pour rester objectif, de là à ce qu’il arrive quelque chose de grave, il faudrait vraiment le chercher délibérément ! Entre ces quelques voitures, les quelques communautés et Roadhouses, vous êtes sauvé !

The Great Central Road, Red Center, Bush australien, Australie, Uluru, Ayers Roks

Uluru.

En dépit de la difficulté, tout du moins sur cette deuxième moitié, la Great Central Road restera parmi mes plus belles expériences de voyage. Passer plus de 10 jours seul dans le désert est unique et l’arrivée sur le Chakra du plexus solaire (allias Uluru, Ayers Rock) est magique. Mais là n’est pas l’objet de cet article, nous reviendrons sur mes impressions australiennes, si vous avez envie, au cours d’un article bilan. Pour l’heure, vous voilà armé pour prendre la relève ;).

>>> Voir la vidéo de la Great Central Road

Vous préparez actuellement votre premier voyage à vélo ? Ce guide extrêmement synthétisé vous permettra de faire les bons choix et de disposer des bonnes informations en un minimum de temps.

Disponible de suite au format KINDLE ou PDF.

34 CommentairesEcrire un commentaire

  • Salut !
    Bravo pour ce joli périple qui devait, je n’en doute pas, être très enrichissant.
    Je souhaiterais savoir où il est possible d’acheter une remorque comme la tienne stp ?
    Merci d’avance.
    Matthieu

  • Merci pour ce résumé concis et précis qui ouvre des horizons. Vos photographies sont très belles.
    Un petit détail : étal, étals (je suis prof de français!). Bonne continuation.

  • Merci pour ce bel article et ces bonnes infos. Ce pays est parfait pour le voyage à vélo si on est bien équipé. Les couchers de soleils et les ciels nocturnes sont magiques.

  • Salut. Je t’ai suivi sur Instagram tout le long de ton aventure. Maintenant que tu es de retour j’aurai aimé en savoir plus sur ta remorque. Avoir des photos et savoir le prix d’un tel accessoire. Ses points positifs et négatifs. Je suis également parti en mai passé faire quelques km de Hollande, en passant par la Belgique Luxembourg puis rebelotte Hollande pour finir par redescendre le Rhin jusqu’à Geneve qui a été mon point de chute. L’an prochain, même période, j’envisage de repartir pour un petit trip en Europe. Et de ce fait j’aurai peut’etre opté pour une remorque. Voilà tout.

  • Salut,
    Je remet le lien de la remorque ici : https://sites.google.com/site/tzcsite/
    Avantage : pas de limite de charge comparé à la concurrence, béquille centrale très pratique, rangement dans un seul volume plus pratique que X sacoches, plus aérodynamique, centre de gravité plus bas donc meilleur équilibre, et possibilité de voyager avec un vélo beaucoup plus léger du fait qu’il ne porte plus les bagages.
    Inconvénients : encombrant (ça veut dire contraignant dans les transports et éventuellement contraignant pour le camping sauvage : en Australie il y a de la place et c’est tout plat, dès lors que tu le souhaites tu sors de la route et tu peux poser ta tente n’importe où, mais dans les zones plus urbanisées ou montagneuses c’est une autre histoire).
    Je n’ai pas d’autres photos sous la main que celles postées sur Instagram. Peut-être que je ferais un article à l’occasion.

  • Sur la longueur, le plat m’ennuierait assez vite.
    La route est incroyable, bien sauvage.. La couleur de l'”asphalte” fait penser aux pistes africaines
    du sud Sahel;
    Sinon les petites bêtes du semi-désert australien.. ne t’ont pas embêté ?

  • Cet article est intéressant sur le plan des renseignements pratiques et il y a de belles photos. Cependant, un exposé bien plus détaillé sur la région, son environnement, sa géographie, le milieu humain seraient utiles. C’est peut-être d’ailleurs prévu. Dans ce cas, merci d’avance

  • C’est certain qu’il ne faut pas venir dans le désert, surtout à vélo, pour l’aspect divertissant de la chose, même si cela peut sembler exceptionnel (visuellement) à travers quelques photos sélectionnées, c’est tout autre chose en réel.

    Zéro soucis avec les bêtes, petites ou grosses. Quelques toiles d’araignées entre les arbres mais si tu ne fonces pas tête baissée dedans il n’y a pas à s’inquiéter et un seul serpent de rencontré en 11 jours qui a fait demi tour et ai parti tranquillement quand je me suis arrêté pour lui tiré le portrait. Il n’y a vraiment pas à se tracasser de ce côté là.

  • Oui j’ai mentionné dans le dernier paragraphe qu’un article bilan suivrait les articles pratiques si vous en avez envie. Ceci dit ce sera là mon simple ressenti sur ce voyage, non un travail de géographe, botaniste, sociologue, historien, ethnologue ou que sais-je encore :).

  • Je voyage à vélo moi aussi en ce moment (mon premier grand voyage en solitaire durant 2 à 3 mois, je ne suis pas aussi rapide que toi ^^) . C’ est très inspirant et agréable de te lire. Vivement le prochain article. Merci pour ces moments de partage à distance

  • Merci. Je n’ai pas croisé grand monde qui avançait à ce rythme mais quand je vois l’état dans lequel j’ai fini le voyage et le temps que j’ai mis à récupérer derrière je me demande si c’était vraiment le plus intelligent :).
    Bonne route.

  • Salut à tous, merci à Bertrand pour nous faire partager sa passion pour le voyage. Quand de plus important que le dépouillement avec le contact de la nature. Nous avons qu’une envie, enfourcher nos monture , et tracer notre destin . Bonne route.

  • Salut Bertrand,
    Ton site est très bien fait, ton expérience à l air géniale et tes photos sont magnifiques!
    On se demandait si la portion Laverton-Yulara pouvait se faire en van?
    Est ce vraiment défoncé et le 4×4 est obligatoire ou pas forcément?
    Merci pour ton aide.

  • Salut Vincent,

    Le seul van que j’ai vu était en travers, les portes ouvertes, toutes les affaires dehors ! Et c’était un beau van, récent, type VW Multivan. J’ai vu par ailleurs un seul bus non 4×4, du type des gros bus de voyage que l’on a chez nous, je ne sais pas s’ils venaient de Laverton mais ils roulaient comme des dingues. Sinon, les aborigènes sont tous dans de simples voitures non 4×4, eux aussi roulent comme des fous. Mais tu as des 100taines de cadavres de voitures sur les bas côtés…

    Si c’était moi, jamais je ne m’aventurerais en Van là dedans, au delà de la casse ou de rester bloquer dans le sable, ça doit être infernal de se faire secouer du matin au soir, tout le matos qui se balade à l’intérieur…

    Et puis je ne sais pas si ça en vaut la peine, il n’y a rien à voir dans le désert, l’expérience prend tout son sens à la force du mollet.

  • Bravo pour ton aventure, je l’ai suivie sur Instagram, les photos sont superbes. Hâte de lire l’article qui décrira ton ressenti :)

  • Salut Bertrand, tu as croisé d’autre gens en vélo sur cette route ou c’était vraiment une aventure solitaire ?

  • Salut Rémi,
    Non, il n’y avait pas un seul cyclo. L’Australie n’est pas une destination prisée des voyageurs à vélo et parmi eux rares sont ceux qui s’aventurent au delà (plus à l’ouest) de la Stuart Highway.
    Je sais qu’il y avait un voyageur à vélo sur la Great Central en Juin mais c’est tellement occasionnel que statistiquement il y a peu de chance de rencontre.
    Mais je voulais vivre cette aventure seul, le désert ça se fait seul ;).

  • Génial !!! article assez rapide à lire et pourtant complet et bien imagé… ça donne envie de passer les frontières et de s’envoler …pour le moment je reste sur notre continent… Cet été 925 km sur nos jolies petites routes de France, de l’Isère à l’Océan, contournant le massif central et retour sur Angoulême… Mais l’Australie c’est très tentant …Question de coût aussi… Quel a été ton budget voyage (je n’ai pas vu ce point) ? Merci pour tes articles. Benoît

  • Salut Benoît,
    Merci pour ton message.
    Je n’ai pas pour habitude de tenir une comptabilité. Le coût principal c’est évidemment l’avion, j’indique le prix des campings ou hôtels dans les articles et il ne reste que la nourriture dont le budget est similaire à celui de la France. Le tout est donc variable selon la période, la destination, la durée du voyage, l’appétit et le type de nourriture et ton attrait pour le tourisme ou non. C’est pourquoi je ne parle jamais du budget, c’est trop variable. Mais comme j’avais ouvert un compte spécialement pour ce voyage et que j’ai tout payé avec ce compte (avion et 100% des dépenses sur place) il m’est facile de faire la soustraction entre ce que j’y ai déposé avant de partir et ce qu’il reste dessus aujourd’hui, soit 4200 € de dépense (voyage du 6 mars au 23 juin).

  • Salut Bertrand,
    Super voyage ! et je ne me lasse pas de lire tes commentaires et visualiser toutes ces belles photos. ça donne vraiment envie et ça fait rêver :)
    Bravo encore et continue à nous faire voyager !

  • Bonjour
    Je te remercie pour pour le voyage que tu nous fais faire ,le rêve de beaucoup de sportif de voyager et rêvé. Merci aussi pour les photos si belles,je te suis depuis longtemps.
    Bon courage à toi !!
    Marcel cassan

  • Salut Bertrand
    J’aimerai faire cette itinéraire a vélo. Peux tu me renseigner sur le type de vélo nécessaire.
    Merci
    Fanny

  • Salut Fanny,

    Le principe reste le même que pour tout voyage : https://www.lebraquetdelaliberte.com/comment-choisir-son-velo-de-randonnee
    En mettant les pneus les plus gros possible, donc sur des modèles voyage, c’est 2.1 ou 2.25 maxi.
    L’idéal serait même un Fat bike ou 27+ mais si tu poursuit ton voyage ensuite par les routes ce n’est plus adapté.
    J’en connais qui l’on fait avec des roues de 700 aussi, mais tout de même des pneus en 1.75 ou 2.0, auquel cas le diamètre supérieur faisant c’est encore mieux que le 26 pour passer les trous et le sable.
    On pourrait imaginer aussi le faire sur un VTT en 29…
    Mais ensuite se pose la question du transport des bagages. Sur un vélo de voyage classique, en 26 ou même 700, tu peux y monter des sacoches normalement. Sur un Fatbike il faut voir selon le modèle de fatbike si tu peux y monter des porte bagages à l’avant et à l’arrière, et du fait de la largeur des roues, ce sont des porte bagages spéciaux, donc il faut voir si tu peux te les procurer, ou encore opter pour des sacoches de bikepacking + remorque, mais à voir aussi si on trouve des remorque pour Fat, à ma connaissance uniquement Extrawheels fait ça. VTT idem ça va être remorque avec ou non des sacoches de bikepacking…

    Bref, il y a 1000 configurations possibles. Si tu ne veux pas te casser la tête le plus simple c’est un vélo de voyage classique avec des sacoches classiques. Même avec un VTC ça passe (c’est la solution la moins cher), je connais quelqu’un qui l’a fait, mais pneus de 2.0 quand même (donc à vérifier avant d’acheter si tu peux monter minimum du 1.75 et idéalement du 2.0), après il faut juste croiser les doigts pour qu’il n’y ai pas de casses. Mais si tu fais cette route un peu plus tard dans la saison que ce que j’ai fait il fait beaucoup moins chaud et donc tu as besoin de beaucoup moins d’eau donc beaucoup moins de poids.

    Voilà pour dégrossir le travail. Donc pour résumer, ça dépends 1) de ce qui est dispo là où tu te trouves pour t’équiper 2) de ce que tu comptes faire du vélo après la great central 3) du budget 4) de ton feeling pour l’un ou l’autre choix.