Sud-Lipez à vélo, Bolivie

Note : Ceci est un article invité écrit par Alex du blog Coureur des bois.

Quand après 7 jours de vélo à avancer cahin-caha de 50 kilomètres par jour malgré 8 heures d’effort, à rebondir sur une piste sans rien maîtriser, à subir des vents dantesques, à glisser sur le sable et à me relever, j’ai retrouvé une petite route à peu près goudronnée, je crois bien m’être dit deux choses :

  1. Ouf! J’en ai fini de la piste
  2. Ouah! J’ai traversé une des plus belles régions du Monde

Si bien aujourd’hui quand on me pose la (sempiternelle) question :

Quelle région as-tu préférée lors de ton tour du Monde ?

Je réponds invariablement :

Si tu cherches des paysages à couper le souffle, un territoire quasiment inhabité peuplé de flamands roses, de lamas, d’alpagas et de vigognes, semés de volcans, de déserts de sel et de lagunes paradisiaques alors c’est au Sud-Lipez qu’il faut aller.

C’est donc au Sud-Lipez que j’ai choisi de vous emmener.

Une piste longue de 400 km au sud de la Bolivie…

Voyage à vélo au Sud-Lipez

Le Sud-Lipez est une toute petite région au sud de la Bolivie enclavée entre l’Argentine et le Chili. C’est d’ailleurs en passant de l’un à l’autre de ces pays, via le paso de jama et ses paysages extraordinaires, que nous croisons (car nous étions trois) pour la première fois l’embranchement vers la Bolivie. Nous décidons d’abord de descendre vers San Pedro de Atacama (Chili) quelques 2.000 mètres plus bas pour préparer la route.

Nous entamons alors une descente exceptionnelle de 40 kilomètres vers la civilisation passant de 4.500 m à 2.500 m d’altitude en moins d’une heure, et surtout de 0°c à 30°c avec un vent qui se gonfle de chaleur au fur et à mesure des minutes, la sensation est unique !

San Pedro est une ville touristique dénuée d’intérêt, tournée vers le siphonage de portefeuille comme il fallait s’y attendre vu le tourisme dans la région. D’un autre côté nous sommes contents de retrouver des bons restos, du monde et un peu de confort après 9 jours passés dans les montagnes. Nous consacrons donc quelques jours à réparer les vélos et préparer notre petite expédition sans trop savoir où nous mettrons les roues.

Nous sentons que nous sommes sur un gros coup, que rouler sera difficile, qu’il faudra éventuellement pousser, que le temps sera potentiellement mauvais (on nous parle de la saison des pluies, c’est à dire de neige à cette altitude), que l’on sera complètement isolés et en totale autonomie. Mais nous savons aussi que les paysages sont fabuleux, alors nous sommes tout excités.

Une route qui flirte avec le ciel

Nous voilà repartis de San Pedro, les sacoches pleines à ras bord, lourds comme des pachydermes, à l’assaut des 40 kilomètres que nous avions précédemment descendu en moins d’une heure. Je vous laisse imaginer que c’était plus drôle dans l’autre sens… Mais nous arrivons à la frontière bolivienne, à 4.600 m, et là où le matin même il faisait 25°c, à 4.600 m, il fait plutôt 0°c. Il nous faut nous habiller, mettre la capuche, les gants et trouver un coin pour s’abriter du vent. Nous posons la tente derrière un petit bloc rocheux au bord de la Laguna Verde avec le volcan Licancabur qui veille au-dessus de nous. Ca y est, nous y sommes !

Voyage à vélo au Sud-Lipez

Douane Bolivienne.

Voyage à vélo au Sud-Lipez

Laguna verde, 4.700m avec le volcan Licancabur (5916m) en face (1ère nuit).

Je ne vais pas vous décrire toute la route car ce serait trop long mais, comme une image vaut mille mots, je vous laisse choisir laquelle vous donnera envie de partir là-bas.

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Une des trois espèces de flamands roses du Sud-Lipez

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Geysers de Sol de Manana (4.900/5.000 m), visible uniquement à l’aurore.

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Laguna Colorada (on comprend pourquoi !).

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Voyage à vélo au Sud-Lipez, Bolivie

Vision surréaliste d’un troupeau de lamas près d’une source chaude dans laquelle on peut se baigner.

Et il y en a, et il y en a et il y en a… C’est peut-être l’endroit le plus photogénique du Monde… Et encore je suis loin du compte ;).

Bon, est-ce que tout ça vous fait envie ? J’espère.

Mais avant de vous laisser à votre journée, j’aimerais vous toucher deux mots sur les principaux points de préparation. Je vais être un peu grincheux mais il ne faut pas non plus que je vous laisse sans info car cette route d’exception peut aussi bien osciller entre votre plus beau rêve et votre pire cauchemar… Non sans rire.

Le Sud-Lipez nécessite un minimum de préparation

On ne s’aventure pas sur cette route sans un minimum de préparation mais ça, à part les inconscients, tout le monde s’en serait douté.

L’acclimatation à l’altitude

Le premier élément non négociable est d’être acclimaté à l’altitude car le risque est d’avoir le mal aigu des montagnes dont les symptômes vont de la fatigue aux vomissements, jusqu’aux œdèmes pulmonaires et cérébraux pouvant entrainer la mort. D’où la nécessité de s’acclimater et d’être réactif lorsque les premiers symptômes apparaissent. Vous trouverez de beaux tours à faire dans la région pour vous acclimater en montant la journée puis en dormant plus bas la nuit à la manière des alpinistes. L’important étant la progressivité, il n’est pas recommandé d’avaler 5000m d’une traite.

La préparation physique

Cette piste de terre, parfois de boue, tantôt sablonneuse, tantôt caillouteuse, mais surtout de « tôle ondulées » sera votre ennemie jurée, votre tortionnaire, votre obsession, un combat perdu d’avance contre vos nerfs. Ce dernier phénomène formé par les voitures peut vous mener doucement vers la folie. Cela fait l’effet de rebondir sur des vagues de terre toute la journée sans répit ni grâce interdisant de dépasser les 10 km/h sous peine de faire un joli vol plané vous et votre fidèle monture. C’est à devenir fou ! Et cerise sur le gâteau, nous poussons à certains endroits (<1/5 du trajet je dirais, dépendant de la saison et de l’entretien).

En général, les cyclistes n’en sont pas à leurs premiers kilomètres quand ils s’y aventurent mais si tel était le cas, même prescription que précédemment, n’y allez pas sans un minimum de préparation. C’est déjà éprouvant avec alors sans…

Les provisions

Le troisième élément consiste à prendre de quoi boire et manger en quantité suffisante, soit pour approximativement 7 jours. Même s’il y a des “auberges” qui accueillent les tours en 4×4 cela ne concernera jamais plus d’un repas par jour. Le reste vous devrez l’avoir sur vous (purée, pâtes, riz, avoines, bars de céréales…). Vous trouverez à peu près tout ce que vous voudrez à San Pedro ou à la Paz.

Il faut que ce soit compact et roboratif pour prendre un minimum de place et vous emmener le plus loin possible. Vous pourrez compléter avec le peu de choix disponible dans les auberges.

Prenez également un réchaud car le bois n’existe tout simplement pas. Je ne me souviens pas bien si l’on trouve des bonbonnes de gaz à San Pedro mais je dirais que oui… Sinon essence.

De plus ayez sur vous des pastilles pour l’eau ou un filtre à eau. Le lieu est un désert (répondant à la définition en tant que tel) donc il n’y a pas de petits cours d’eau à tous les coins de piste. Cependant tous les points d’eau sont mentionnés sur la carte et ils sont relativement nombreux (au moins une fois par jour) et généralement aux abords des auberges. En cas de manque ne pas hésiter à demander aux 4×4 qui ont des réserves conséquentes (nous l’avons fait et avons eu plus que demandé).

L’équipement haute-montagne

La piste oscille entre 4.200 m et 5.000 m d’altitude. A part le premier jour où nous avons eu un peu de neige, tous les autres jours ont été d’un bleu parfait. Mais il vous faut tout l’attirail du grand froid : veste coupe-vent, polaire, gants, bonnets, protection solaire et notamment stick à lèvre (mes lèvres ressemblaient à des crevasses), une bonne tente pour résister au vent… Le vent se lève généralement l’après-midi pour ne plus faiblir jusqu’au soir, plutôt du nord vers le sud (même si chaque cycliste sait que le vent est de toute façon toujours contre lui quoiqu’il arrive), et on ne parle pas d’une petite brise rafraîchissante mais d’un mur. En outre la nuit les températures sont toujours négatives donc ne venez pas avec un drap de soie ! Nos nuits étaient un peu en dessous de 0°c mais sur certains blogs, j’ai lu jusqu’à -25°c ! (pour ceux qui manquent d’expérience contre le froid, les 17 règles pratiques contre le froid).

L’orientation

Les pistes sont bien tracées en ce sens qu’on ne les perd jamais de vue. Toutefois elles partent souvent dans tous les sens puisqu’elles sont creusées par les voitures et toutes ne choisissent pas de suivre les mêmes. Il peut donc y avoir des hésitations sur lesquelles suivre surtout qu’il n’y a bien évidemment aucun panneau pour vous guider… Vous pouvez donc soit attendre une voiture pour demander au guide la direction – si vous en croisez une – ou vous lancer au hasard. J’aurais tendance à privilégier la dernière. Dites-vous de toute façon, qu’au bout de chaque piste, il y a un jour une route.

La meilleure période

On préfèrera parler de saison sèche et de saison humide plutôt que d’hiver ou d’été. La saison sèche (de mars à novembre), réputée plus favorable, a l’avantage de promettre un temps invariablement bleu. Certes il fera beau mais les températures seront beaucoup plus basses aussi (les -25°c dont nous avons parlé). Nous y étions début février c’est-à-dire dans une période un peu mêlée. On nous avait prédit des trombes mais nous avons eu un très beau temps avec de beaux sommets enneigés pour ne rien gâcher (ce qui est rare en saison sèche car je précise qu’il n’y a pas de glacier). Il vous faudra donc choisir entre beau temps et températures glaciales ou risque de mauvais temps et températures plus clémentes…

Maintenant que les avertissements sont énoncés, je vous tranquillise sur deux points : d’un point de vue sécurité, on est complètement isolés mais, qu’on se rassure, il passe plusieurs fois par jour des 4×4 de touristes sur la piste. S’ils vous arrivaient d’avoir un problème quelconque, ils ont tout ce qu’il faut. C’est le petit filet qui change tout. Deuxième point, je vous mets le lien PDF que se passent de mains en mains les cyclistes qui font cette route : Cycling Southwest Bolivia. Le document est en anglais mais c’est, à mon avis, le meilleur. Il existe quelques bons articles en français mais celui-là donne une carte ultra précise et décrit la route, les distances, le profil altimétrique et les éventuels obstacles jour par jour de la Paz à San Pedro de Atacama. La bible ! Sans elle on est perdu dans un océan de sable, de sel et de montagnes.

Maintenant y a plus qu’à. J’espère vous avoir fait découvrir une belle route que vous n’oublierez pas si l’idée vous en vient de passer dans la région.

Je crois que tous ceux qui y mettent un pied se disent en partant qu’ils y retourneront un jour. On ne ressort pas indemne du Sud-Lipez. Je sais, je sors la grosse artillerie mais j’ai le sentiment que ce que j’ai ressenti, tous les cyclistes (et voyageurs) qui ont emprunté cette route, le ressentent aussi. C’est un lieu qui vous offre des paysages que vous ne verrez pas ailleurs.

Alors, qu’en pensez-vous de cette route ? Si vous avez des questions rendez-vous dans les commentaires.

En tout cas merci Bertrand de m’avoir ouvert une page de ton blog pour parler de cette route, ça faisait un moment que je voulais le faire. C’était un plaisir !

Et bien, merci à toi d’être passé par ici et à bientôt sur Coureur des bois.

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Bertrand

C’est à la suite d’un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

25 CommentairesEcrire un commentaire

  • Beaucoup de plaisir à revisiter cette route que nous avons parcourue il y a 2 ans. De très beaux souvenirs dans un lieu hors du temps, magnifique, difficile en vélo mais l’intensité du moment et des paysages n’en est que plus forte!

  • bonjour j’aimerais savoir comment tu as transporté ton vélo plus bagages?valises pour vélo?où les as tu laissées?combien ton budget?
    en tout cas bravo pour ton périple et merci de nous donner l’envie!!

    Rose

    • Nous avions tout avec nous, en l’occurrence 4 sacoches de 20 litres chacune. Eh oui! c’est sûr que ça complique un peu les choses de peser le poids d’un éléphant mais il n’y a pas le choix.
      Pour le budget, en Bolivie ou en tout? la Bolivie est probablement le pays le moins cher d’Amérique du Sud donc très abordable. Pour la totalité du voyage il y a cet article si tu veux avoir une idée du matériel et du prix: http://www.coureurdesbois.fr/materiel-bilans-budget-tour-du-monde-a-velo/#vélos
      Merci Rose pour ton commentaire. A ton tour d’y aller :)

  • Les plus beau endroits sont souvent les plus difficile et je pense que tous cyclo pourrons confirmer.
    Je dois avouer que ça fait vraiment envie j’avais déjà plus ou moins en projet d’aller en Amérique du sud ça ne fait qu’amplifier cette envie mais il y a encore de la route.
    Fin de l’hiver je reprendrai la route depuis l’Arménie vers la Russie puis Kazakhstan on verra pour la suite.
    Bonne continuation!

  • Que de souvenir. J’ai atteint ma limite là-bas. J’ai vraiment compris ce que “craquer” voulait dire.
    Je l’ai fait une fois et je suis tellement heureux de l’avoir fait. Mais plus jamais je ne le referai :)T

  • effectivement un des plus beau endroit que nous ayons traversé dans notre voyage nous aussi. Mais devant toute cette difficulté et après avoir déjà bouffé de la piste ailleurs on s’est dégonflé et on à fait le sud Lipez en 4×4 avec un autre couple… en laissant les vélo à Tupiza.
    Je ne sais pas s’il faut vraiment envier ce passage à vélo qui relève plus de la torture que du plaisir de voyager. c’est un choix.

    Par contre pour ce qui est du Salar d’Uyuni (comme celui de Coipaisa), nous l’avons traverser en 3 jours, en évitant tous les tracés touristiques et les pistes qui ressemblent plus à des routes qu’au salar.
    Ça secoue un peu. On a pu éviter les mauvaises pistes autour du volcan en restant sur le salar… le tracé GPS est sur notre site.

    Un bémol tout de même dans l’article car si tu arrives à faire tes courses à La Paz pour 7 jours de Salar… c’est que t’as pris le bus pour arriver vite fait au porte du Sud Lipez…

    Pour les bonbonnes de gaz effectivement c’est rare, nous avions préféré l’essence.

    Rien à voir avec le sud Lipez mais ne ratez pas non plus le Sajama qui est magnifique au nord de la Bolivie et éventuellement une balade à Cheval à Tupiza au milieu des cactus candélabres.
    La Bolivie, notre plus beau pays traversé…

    Bravo à vous pour votre blog c’est vraiment sympa à lire..
    Bonne route

    • Merci pour ton message.
      Ah oui! petite erreur: si on fait ses réserves de La Paz pour San Pedro, c’est avec une caravane derrière le vélo qu’il faut partir… Disons Uyuni quand on part du Nord qui est la dernière “grande” ville avant de rentrer dans le vif du sujet. Entre les deux il n’y a pas besoin de faire de réserves.
      Bonne route à toi aussi Zwoofff

  • Photos tout à fait sublimes et texte qui met bien en garde : le randonneur doit être chevronné ; c’est si difficile que c’est à se demander s’il ne vaudrait pas mieux tout faire à pied ? Ce n’est qu’une question
    PS quant aux 4×4 des touristes, ça doit être rageant de les voir passer

    • Oh non, surtout pas a pied ! ce serait trop long !
      Quand aux gens dans les 4/4 ils ne font que survoler les lieux, croyez moi qu’on ne les envie pas, surtout si on a l’occasion de bivouaquer sur le sel :)

    • A pied le souci serait à la fois celui du poids à transporter, des distances et du ravitaillement. Il n’y a vraiment pas grand chose dans les auberges donc il ne faudrait pas compter dessus mais en revanche tout est possible si tu pars avec une pulka :)

  • Quand j’y étais, on a croisé un gars seul à pied, je sais pas comment il a fait pour se ravitailler mais il l’a fait !
    En fait c’est pas beaucoup plus long qu’en vélo, nous on avait mis 10 jours de San Pedro à Uyuni ça fait une trentaine de km par jour, faisable à pied.
    Pour moi ça reste les jours les plus durs que j’ai jamais fait en vélo, je referais pas je crois !

    • Vous êtes encourageants les gars :). C’est sûr qu’à pied on s’évite déjà les secousses et la différence vent de face n’est pas si importante qu’à vélo. Un Français (Charles Hedrich) à fait l’Atacama en 32 jours avec une remorque de 150 Kg !

      Je vois sur ton blog que tu avais des cartouches de gaz, ça répond donc à notre question.

  • coucou Alexandre , je reviens vers toi car en fait ma question est par rapport à l’avion!!le transport du vélo par avion me paraît problématique !! quels sont tes conseils!!
    merci pour ta réponse!!

    Rose

  • Magnifique article ! ça donne envie de parcourir ce pays que j’ai envie de visiter depuis quelques semaines :)
    J’ai déjà parcouru quelques de pays de l’Europe (presque 2000 km) l’été dernier,je voudrais bien avoir une adresse email ou Facebook où je pourrait te contacter !

    Merci pour cet article !

  • Bonjour
    Je ne peut q etre admiratife devant ce courage
    Merci pour toutes ces magnifiques photos .
    Courage et a bientot
    Marcel cassan

  • Magnifique article ! ça donne envie de parcourir ce pays que j’ai envie de visiter depuis quelques années
    Merci pour le partage !!!

  • Bonjour, Je confirme que la traversée du desert de Siloli est trés jolie, MAIS très eprouvante pour le mental et le Physique. Il faut avoir un mental en béton et un dos TRES solide pour ne pas y laisser ses vertebres…( comme moi ) car les pistes sont vraiment TRES MAUVAISES et AFFREUSES….
    J’avertis qu’il faut enormement pousser… si on ne prend pas assez le temps de se reposer, cela devient presque un cauchemard et donc on apprecie bcp moins le coin.
    Merci à Bertrand pour ce blog qui explique bien qu’il faut etre bien preparer physiquement et mentalement….

  • Salut Bertrand,
    C’est marrant, en parcourant le Sud Lipez en voiture, nous nous étions dits avec Laura que ce serait surement un endroit de rêve à explorer en vélo, à son propre rythme. Et paf, je tombe sur ton article ! Après de ce que j’imaginai et de ce que je lis, c’est assez éprouvant physiquement avec l’altitude notamment.
    Mais quelle récompense !

  • Merci pour ce beau récit qui me remémore ma traversée de l’Atacama en 2013 en particulier du Sud Lipez. Ça reste ma plus belle expérience à vélo par l’immensité des lieux et l’engagement.
    Ci-dessous les liens vers les deux récits que j’ai écrits sur cette expérience, la traversée de l’Atacama et la traversée du Sud Lipez.
    C’est vrai que l’envoûtement ne passera jamais une fois que l’on a plongé à vélo dans ces contrées d’exception. J’envisage de repartir par d’autres pistes dans ces coins en particulier les cols entre Chili et Argentine, comme le paso San Francisco.

    http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2014/02/06/notre-traversee-du-sud-lipez-5291831.html
    http://voyageforum.com/v.f?post=6627816;#6627816

    Luc

  • Supe blog, très bon esprit, bravo!!
    Je m’intéresse aux voyages à vélo depuis longtemps, et je ne désespère pas d’en faire un grand, après en avoir fait plusieurs petits!

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