Conseils pour le camping sauvage

Ou l’art de pratiquer le camping sauvage quelles que soient les conditions.

C’est souvent le meilleur moyen de passer la nuit au calme, en sécurité (si si !), dans un lieu agréable et probablement la plus grosse source d’économie sur un voyage au long cours.

De la fourmilière indienne aux parcs nationaux américains je suis toujours parvenu à planter ma tente “for free”. Je vous livre dans cet article mes trucs et astuces pour dégoter l’emplacement idéal en un clin d’œil ;)

Astuces camping sauvage

Surmonter ses peurs !

Rassurez-vous, tout le monde ressent une légère appréhension lorsque vient l’heure de dormir dehors pour la première fois. Le bruit du vent dans les arbres devient une menace, si vous n’aviez plus rencontré un fantôme depuis vos douze ans, il se peut vous réitériez l’expérience, et laisser son matériel dehors n’a rien de très rassurant… Si vous doutez de vos capacités imaginatives, n’en doutez plus, vous  vous découvrirez un talent caché !

Mais aucune de ces peurs n’est fondée. Personne ne vous attendra caché derrière un arbre la nuit, aucun animal ou presque ne s’attaque délibérément à l’homme pour se nourrir, et jamais encore un fantôme ne m’a agressé.

Vous avez plus de chance de vous faire voler dans un camping officiel ou de vous faire agresser à la ville que perdu au fond d’une forêt. Ce lieu si étrange où aucune personne “normale” ne met plus les pieds depuis des lustres, si ce n’est pour les raser !

Pour couper court à la peur, une solution radicale : Les boules quies ! En supprimant les bruits ils élimineront la peur ou une partie.

N’oubliez pas également vos milliers de confrères qui parcourent ou on parcouru le monde sans encombre. Ça n’arrive pas qu’au autre ! Il n’y a donc aucune raison pour que vous, vous rencontriez des ennuis.

Il faut être confiant et la meilleur manière de l’être c’est de maîtriser la situation. C’est ce que nous allons voir maintenant.

Astuces camping sauvage

Camping sauvage sur la Dalton Highway.

Le béaba

  • La discrétion. Avant de vous engager dans les bois ou tout autre lieu convoité, assurez-vous d’être seul et à l’abri des regards. Si besoin attendez la tombée de la nuit pour monter la tente et quittez les lieux au levé du jour.
  • Respectez les principes de bases du camping sauvage. Se positionner à plat. Eviter les sols épineux (on ne s’en rend pas toujours compte avec des chaussures). Par vent fort, placer la tente dans le sens du vent et si possible à l’abri de celui-ci. Si il pleut, mettez-vous légèrement en pente de telle sorte à ce que l’eau s’écoule. Si vous faites un feu prenez garde à dégager ce qui pourrait s’enflammer.
  • Attention à retrouver votre route. En partant en hors piste vous pourriez vite être déboussolé le matin au réveil. L’idéal est d’emprunter un chemin forestier aussi longtemps que nécessaire pour être à l’abri du bruit puis se mettre à quelques mètres de celui-ci derrière des arbres. Si la végétation est danse et que les lieux sont calmes, je m’installe sur le chemin.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage en Turquie.

  • Tente sombre. Utilisez une tente de couleur sombre, verte ou grise, qui se fond dans le paysage. Recouvrez-là de quelques branchages si vraiment c’est nécessaire. Cela m’est arrivé une seule fois en un an.
  • La lumière. Si l’emplacement est peu discret attention à ne pas diriger la lumière vers le haut, y compris dans la tente, et à limiter sa puissance.
  • Mettez-vous en amont de la route. Si nécessaire, préférez le sommet d’une colline au contre-bas, l’œil se dirige plus naturellement vers le bas que vers le haut.
  • Le bruit. Attention à ne pas s’exposer au bruit. Un chien ne s’arrête pas d’aboyer la nuit et les rivières m’ont toujours garanti une nuit blanche !
  • La meilleure place n’est pas forcement celle qui offre la plus belle vue. Mieux vaut être à l’écart et au calme que de risquer de se faire remarquer ou mal dormir.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage en Bosnie.

Les lieux à éviter

  • Ne pas camper sur une zone de travail. Faites également attention aux chantiers, même s’ils ne semblent plus en activités. Il m’est arrivé d’être réveillé par une pelleteuse qui s’apprêtait à creuser à l’endroit exacte où ma tente était plantée. Ceci dit, ça peut être de bons emplacements de dernière minutes faute de mieux, il faudra juste éventuellement prévoir un réveil matinal et rapide.
  • Zones inondables. Ce sont les lits de rivières, les plages s’il y a des marées… Il n’est pas toujours évident d’identifier ces zones. Dans les dernières semaines de mon tour du monde, alors que j’étais dans l’état de Washington aux États-Unis, je m’étais placé sur la rive d’une rivière et si ce jour là des pêcheurs n’étaient pas passés, je me serais réveillé dans l’eau. A 50 Km de l’océan, la rivière subissait les marées.
  • Mines, pièges pour animaux ou autres pièges cachés. A choisir entre être peu discret et sauter sur une mine j’opte pour l’indiscrétion ! Ainsi, je ne m’éloignais jamais très loin des pistes au Cambodge pour camper (en principe les zones à mines sont indiquées). De la même manière, en Alaska, je préférais souvent un parking à me retrouver nez à nez avec un ours en pleine forêt. Aussi, dans les pays concernés, je tapais avec les pieds sur le sol pour créer des vibrations et faire fuir les serpents dès que j’arrivais dans les hautes herbes ou pierriers. Mieux vaut prévenir que guérir !
Camping Sauvage

Camping Sauvage en Iran

  • Zones militaires. Attention à ne pas camper à proximité ou dans une zone militaire. Ça nous est arrivé en Italie, nous étions quatre, le parking nous paraissait louche mais aucun d’entre nous n’avait vu le panneau dans la nuit noire. Ce n’est pas indiqué partout clairement. Devoir plier bagage en pleine nuit n’est pas marrant mais devoir faire un détour par le poste de police l’est encore moins.
  • Repérer les traces d’animaux. Si il y a dans les environs des traces ou déjections d’ours fraîches, ne cherchez pas les ennuies inutilement !
  • Les rivières. S’il est tentant de se poser aux abords d’une rivière pour l’aspect à première vue pratique et le côté agréable de la chose, sachez que pas une fois elle n’a joué son rôle de berceuse et à chaque fois, j’en ai été quitte pour une nuit blanche intégrale. Aussi, au petit matin elle apporte humidité et fraîcheur.
  • Mention spéciale pour les zones où le camping sauvage est interdit. Certains pays interdissent le camping sauvage, bien que souvent toléré. Je ne m’en suis donc jamais soucié. Par contre dans les parcs nationaux où c’est formellement interdit, je redouble de vigilance. Je m’enfonce dans les bois, loin de tout chemin et m’arrange pour me cacher là où la nature est danse. Si nécessaire je fais bien attention à prendre des repères pour retrouver mon chemin le lendemain matin. C’est d’autant plus important lorsqu’il y a des ours et que les repas se prennent à une centaine de mètre de la tente. Pour peu qu’il fasse sombre et que la nature soit danse, il n’est pas toujours évident de retrouver la tente.
Astuces camping sauvage

Camping urbain à Whitehorse.

Les lieux insolites

  • En ville. En principe lorsque j’arrive en ville c’est pour prendre une journée de repos et je vais donc à l’hôtel. Mais vous pouvez camper sans risque dans certaines capitales. Par exemple, à Dubaï j’ai dormi à la belle étoile sur la plage, d’autres dorment sous les ponts de Tokyo avec les sans-abris… Cependant, il se peut que vous ayez mal jaugé les distances ou la taille d’une ville et que vous soyez toujours en prise avec les buildings à la tombée de la nuit. Pas de panique ! Cela m’arrive régulièrement et jamais je ne me suis résigné à aller à l’hôtel. Je repère en priorité les bâtiments abandonnés et éventuellement les zones cultivés. En second lieu, les zones industrielles, surtout si c’est un samedi soir. Et pour finir, même si c’est fortement urbanisé, dans beaucoup de pays, il est toujours possible de trouver un champs cultivé avec des arbres ou quelque chose qui pourrait faire office de nature pour une nuit.
  • Les bâtiments abandonnés. Cela n’est pas uniquement valable pour les villes, certains pays regorgent de cabanes de jardin ou maisons abandonnées. C’est l’opportunité de passer la nuit à l’abri du vent et de la pluie lorsque la météo est mauvaise.
  • Chez les gens. Si vous tournez en rond désespérément. Il reste la possibilité de demander l’autorisation à un propriétaire pour camper dans son jardin ou champ. Ou bien dans une école, sur un stade de foot… Je n’ai eu à demander la permission que deux fois car j’étais engagé dans des champs dans lesquels je n’avais pas vu les personnes. C’était en Iran et en Malaisie, je fus à chaque fois le bienvenu.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage au Laos.

Et si vous étiez découvert dans cette nature qui appartient à tout le monde ?

Premièrement, vous n’êtes pas en train de commettre un crime, dans 99% des cas vous serez en totale légalité et personne n’a à faire de remarque. Quand bien même vous vous seriez mis dans l’illégalité pour passer la nuit, gardez le sourire, et naturellement j’aurais tendance à dire, ne mentez pas. Si j’ai affaire à quelqu’un de compréhensif, je lui expliquerais en toute honnêteté que je voyage à l’économie et qu’aller au camping ou à l’hôtel tous les soirs me coûterait une fortune. Auquel cas il est très important d’avoir laissé les lieux en l’état pour qu’il n’ai rien à vous reprocher ! Si j’ai affaire à un garde qui fait le barbeau, je ferais mine d’être surpris ou je prétexterais un problème mécanique qui m’a contraint à camper là. A voir selon les circonstance mais à chaque fois que j’ai été découvert cela s’est toujours très bien passé. Ce n’était jamais des officiels non plus.

Australie à vélo

Camping sauvage en Australie

Vous êtes seul en cas de problème

Mieux vaut prendre toutes les précautions avant pour éviter de se retrouver seul avec un souci au beau milieu de la nuit. A commencer par éloigner les sacs de nourritures lorsqu’il y a des ours, choisir un emplacement où vous ne risquez pas de finir sous l’eau ou de recevoir quelque chose sur la tête. Emporter avec soi le minimum pour soigner les maladies ou maux courant du voyageur. Bien sûr toujours avoir un minimum de nourriture d’avance et de l’eau. Si cela vous inquiète vous pouvez emporter un téléphone satellite et une balise GPS. Personnellement, même malade, cela ne m’a jamais inquiété d’être seul la nuit et je n’avais aucun moyen d’avertir les secours en cas de problème. Allez expliquer là où vous vous trouvez dans une langue que vous ne connaissez pas. La balise GPS servira au mieux à retrouver le corps !

Astuces camping sauvage

Camping sauvage dans le Sichuan.

L’intuition est votre meilleur allié

Le meilleur moyen d’éviter les ennuis, c’est d’écouter son intuition. Alors si vous avez un doute passez votre chemin, vous risqueriez de faire de nombreuses tentatives vaines et perdre du temps ou passer une mauvaise nuit. Cependant si vous cherchez depuis deux heures et que la nuit approche à grand pas, il est préférable de ne plus faire la fine bouche. Avec le temps vous saurez sentir les bonnes places du premier coup.

Et si les guest houses sont en passe de voler la vedette au camping sauvage pour votre prochain voyage, lisez l’article qui suit sans plus tarder ;) : Ce que je préfère dans le voyage à vélo ? Quand ça s’arrête !

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Bertrand

C'est à la suite d'un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

145 CommentairesEcrire un commentaire

  • Bonjour,

    Moi ce que je fais si il pleut, je creuse une tranchée tout autour de la tente.
    large de 10 cm et de 7 cm de profondeur, pas besoin de pelle juste d’une branche solide

  • Hello, je trouve risqué d’aller dormir dans des bâtiments abandonnés. Selon les pays, c’est quand même le meilleur endroit pour se retrouver nez à nez avec des rôdeurs, SDF… A moins que ce ne soit un endroit difficile d’accès.

    • Salut Laurent,
      En général il s’agit de petites cabanes dans les champs ou sur le bord de la route. Je n’irais pas non plus dans les gros bâtiments abandonnés en plein centre ville, ça manque de charme :)
      Bertrand.

  • Salut,
    Je viens de découvrir ton site que je trouve rempli d’infos utiles, et bien organié.
    Et de plus ton guide du voyage à vélo est Extra !

    Je suis en train de finir la préparation de mon voyage à vélo dans l’ouest américain (j’ia un temps limité donc je vais essayer de limiter les imprévus.

    Merci à toi, et à bientôt sur les routes

    Romain

    • Salut Romain,

      Merci et bienvenu ici.

      J’aurais aimé finir mon voyage par l’ouest américain mais les imprévus on fait que ça s’est terminé à Vancouver !

      Ce qui n’est plus un soucis puisque tu vas nous faire découvrir tout cela ;)

      A bientôt.
      Bertrand.

  • Salut,
    Je découvre ton site aujourd’hui et prend beaucoup de plaisir à lire tes articles… sacrée aventure que tu as vécue là! passionnant…
    On part en voyage au long court en couple d’ici 10 jours et j’imagine qu’on fera du camping sauvage de temps en temps… (ça va forcément nous tomber dessus)… Je me demandais comment ça se passais en Chine ou en Asie du sud-est… Est-ce que le camping est autant répendu qu’en europe ou qu’aux USA?…
    Moi je serais assez du style à camper un peu n’importe ou mais j’en connais une qui serais pas tant d’accord ;-)… on trouveras bien des compromis ;-)

    • Bienvenue ici,
      Je n’ai pas vu un seul camping officiel en Chine ou dans le Sud-Est. Je ne pense pas qu’il y en ai ou alors vraiment très peu. Mieux vaut ne pas compter là dessus.
      Pour ce qui est du camping sauvage, ça dépend vraiment des pays. Partout où c’est montagneux, c’est compliqué en général. En Chine ce n’est pas tous les jours facile mais il suffit de tomber au bon endroit au bon moment, au Vietnam c’est tous les jours la galère ou presque parce que c’est ultra urbanisé, au Laos l’affaire est réglé en deux minutes et tu es toujours idéalement placé (un peu plus compliqué au nord quand même), Malaisie c’est chiant parce que ce n’est que des champs de palmes, en plus d’y avoir toujours des maisons proche, c’est rempli de moustiques, et la Thailande ça dépends si tu es dans les champs de palmes ou le long de la mer…
      Au bout d’un moment, surtout seul, tu ne te pose plus de questions et tu te contente du minimum. Mais tout ça pour dire que le petit pare terre de pelouse, proche d’une rivière cristalline pour se laver et faire la vaisselle, et avec la table de camping, il faut oublier ;)

  • Comme tu le dis, c’est en campant que l’on devient campeur ! J’ai tout récemment expérimenté une nuit au bord d’une rivière, sans boule-quies, et je peux confirmer ce que tu en dit, c’est très dur de dormir.
    En tout cas bravo pour cet article hyper complet !

    • C’est toujours tentant la rivière hein ? ;)
      Tu peux te “laver”, tu as de l’eau pour la vaisselle, de l’eau pour boire si besoin. Tu ose même espérer que ça va te bercer, mais boule-quies ou non, épuisé ou non, il n’y a rien à faire, je ne parviens jamais à fermer l’œil !

  • Salut Bertrand,

    Ton article est une mine d’or (comme bien d’autres sur ton blog d’ailleurs) !

    Autre inconvénient de dormir proche d’une rivière (ou autre étendue d’eau), c’est que cela rafraichi les nuits. Sympa en été (quoique, les moustiques sont là), aux saisons plus fraiches ça “caille” :).

    • Merci :)
      C’est vrai ça. Non seulement la température descend mais en plus tu as plein d’humidité dans la tente. Ceci dit, un emplacement en bord de lac c’est quand même super dur à refuser !

  • Ton histoire de pelleteuse m’a fait marrer :-) Ça m’a rappelé une rando avec un pote dans les Dolomites. Impossible de trouvé un emplacement pour notre tente de 2 places, que des cailloux partout. Jusqu’à ce que mon pote finisse très fier de lui par me montrer une belle plateforme, l’hélipad du refuge !!

  • encore une fois un bon article.
    Perso, jusqu’ici l’eau ne nous a pas posé de problème. nombreux bivouac sur les bords de Loire et autres lac et rivières d’Irlande ne nous ont jusqu’ici jamais dérangés…mais bon avec l’âge ont doit être sourd ;-)
    Je lis ici que beaucoup suggèrent le port de bouchon d’oreille… j’avoue avoir chercher des modèles pour emmener tout de même pour notre grand voyage à vélo. (départ dans 94 jours, yes!).
    Celles qui sont faites pour dormir et suffisamment efficaces (au mini 30db) sont jetables. Les réutilisable que j’ai trouvé ne dépasser pas souvent les 22db. Qu’employez vous tous?

    • En réutilisable, j’ai essayé les bouchons à la cire qui ne sont pas vraiment pratique.
      Sinon, les meilleurs ce sont les bouchons en mousse cylindrique. Il y en a des légèrement coniques qui tiennent mal dans l’oreille, mais les cylindriques tiennent bien et coupent bien le son du coup. Je les réutilises plusieurs fois aussi avant de les jeter, jusqu’à temps que la mousse ai perdu sa force expansive.
      Après je prends aussi ce que je trouve sur la route, mais sans ces trucs, c’est mort, je ne dors pas !

      Trois mois ! Ça va venir vite. Vivement les premiers articles ;)

  • Salut, je m’apprête à partir 1 mois dans les parcs nationaux américains et pense faire pas mal de camping sauvage (surement la majorité de mes nuits) c’est pourquoi je voudrais savoir: quels sont les risques en cas de controle par un ranger dans le pire des cas ? Et aussi (c’est surement un peu hors sujet), est-ce que l’auto-stop est un bon moyen d’aller d’un parc a l’autre ? Désolé si mes questions sont un peu hors sujet mais pour l’instant c’est le site qui se rapproche le plus des réponses que je cherche à avoir. Merci :)

  • Salut Polo,
    Le risque c’est l’amande, mais je n’ai aucune idée du montant. Selon le ranger et ton honnêteté tu peux t’en sortir sans amande mais il te faudra tout de même rejoindre un camping.
    En arrivant tard au camping et en repartant tôt il se peut que tu n’es pas à payer. En fait, tu déposes une enveloppe avec l’argent devant ton emplacement et si personne ne vient récupérer l’argent tu as gagné ! Plus tu arrives tard et repars tôt, plus tu as de chances de gagner :).
    Pour l’auto-stop, je n’en ai jamais fait, je sais que c’était très facile en Alaska et Canada mais dans l’Ouest, je n’en ai aucune idée.

    • Ok merci beaucoup :)
      Je pense qu’en négociant bien il y a possibilité de s’en sortir pour pas trop cher. Et l’objectif étant quand même de ne pas se faire contrôler ;)
      Et sympa ta technique pour les campings officiels !
      Merci beaucoup pour ce site très complet !

  • Je trouve toujours du plaisir à bivouaquer dans des lieux sauvages donc en pleine nature d’ailleurs pas toujours isolés. C’est pas soucis d’économie mais aussi et surtout ça fait partie de mes trips vélo. Tous les jours de mes randonnées le fait de se dire trouver un nouveau coin pour dormir correspond à un petit défi,un challenge avec la surprise de découvrir où l’on va se retrouver, parce que chaque endroit est unique. Même si c’est relativement facile de trouver à chaque fois un bivouac parfois on cherche plus longtemps que d’autres et quand on trouve ‘le bon endroit”il est conseiller de ne pas le laisser filer. Le bon endroit ce n’est pas toujours la même chose selon où on se trouve, sa forme, les conditions météo, le moment de la journée…
    comme dans la rubrique “surmonter ses peurs” je ne cesse d’expliquer à mon entourage que l’on ne risque rien en pratiquant le bivouac sauvage mais c’est difficile de leur faire comprendre que l’on risque plus de choses dans un camping conventionnel, ou en pleine ville qu’isoler dans la nature. Ca parait logique mais difficile à comprendre alors le traditionnel tu n’a pas peur reviens à chaque fois…
    Par contre je tiens à souligner que comme je “voyage seul” en début de soirée dans mes campements il m’arrive souvent de ressentir une petit moment de solitude qui fait parfois un drôle d’effet celui en particulier de se sentir seul au monde. J’aime me sentir comme ça mais parfois cela peut se vivre difficilement et sur la route tout compte fait je vois rarement des personnes faire de la rando vélo seul mais j’en rencontre quand même. Et quand j’ai l’occasion de discuter avec certains qui voyagent seuls que je rencontre sur les routes, j’ai l’impression de violer leur intimité alors je ne reste pas longtemps en me disant que si il voyage seul c’est qu’il veule être seul. Cependant je suis sur que par moment beaucoup d’entre eux y compris moi auraient bien voulu que ces moments là soient moins brefs…

    • J’apprécie moins le challenge que la surprise pour ma part, j’oubli souvent de mentionner cet aspect mais il est vrai que découvrir les lieux qui vont nous accueillir pour la nuit est un très bon moment dans la journée d’un voyageur à vélo. Un moment que j’adore ;).
      Faire entrer dans le crane de quelqu’un que la nature est moins dangereuse que la société n’est en effet pas une chose facile, bien que comme tu le dis, c’est une pure logique. Cela est peut-être du au fait que les bois aient toujours été un lieu à péripéties dans les dessins animés de notre enfance et dans le subconscient des gens la forêt à du rester synonyme de problème !
      J’ai eu un ressenti tout à fait opposé quant aux voyageurs solitaires, je les ai toujours senti très enthousiastes à l’idée de croiser d’autres cyclos, c’est d’ailleurs l’argument n°1 du voyageur solitaire : voyager seul pour mieux aller vers l’autre. Mais après chacun est différent et certains aiment en effet rester seul. De là à se sentir violer dans son intimité… A ce moment là il serait peut être préférable de rester chez soi. Pour ma part, je suis toujours heureux de croiser d’autres cyclos mais j’aime également les moments de solitude, notamment le début de soirée. A un de ces quatre sur la route peut-être ;).

  • Bonjour ! J’aimerais beaucoup faire du camping sauvage en Écosse. J’ai pas encore tenté le camping sauvage. C’est un “rêve” que je veux réaliser mais avec une petite appréhension quand même. Pas facile de se lancer en solo quand on est une fille avec tout ce que les gens peuvent nous rabrouer dans les oreilles. Je vais essayer de partir accompagnée. Mais est ce que l’Écosse est une bonne idée question praticité pour un premier voyage en camping sauvage?

    • Bonjour Maud,
      Oui c’est sans doute plus rassurant de partir accompagné la première fois. L’Ecosse n’est peut être pas la meilleur idée qui soit pour cela, enfin si tu as la chance qu’il fasse beau ce sera très bien, mais dans le cas contraire il se peut que ce soit dur mentalement. J’avais pris 11 jours de pluie consécutifs sur 14 lorsque j’y étais et lorsqu’il faut enfiler des vêtements mouillés tous les matins, dormir sous les trombes d’eau, rouler sous la pluie, il arrive qu’on se lasse :). C’était une année exceptionnelle niveau pluie, il faut juste se préparer mentalement à l’éventualité qu’il pleuve beaucoup. Sinon pour les emplacements on trouve assez facilement. C’est sauvage. Bon voyage ;).

    • Merci bien! J’hésite avec l’Irlande aussi! Et encore les îles Féroé en montant le vélo sur place après l’avion. J’ai vraiment du mal à me decider.

    • Dans les trois cas, tu n’as pas choisi l’option “soleil” donc. Il faut suivre la première intuition quand on est dans le flou :).

    • Salut Maud,
      J’arrive quelques mois après ton commentaire… ! J’ai parcouru la plupart des régions d’Ecosse. La météo du printemps que j’ai connu n’était vraiment pas mauvaise, comme celle de ma Normandie, mais ce qui est important, c’est de savoir à quel point les distances sont grandes entre chaque lieux habité. C’est surtout pour cela que le voyage à vélo dans ce pays me paraît compliqué… Sinon les gens sont charmants là-bas, rien à craindre à mon avis !
      Si tu veux en parler en privé : victorbougie@hotmail.fr
      PS : Bertrand, le blog, le guide, le livre : génial, merci beaucoup !

  • Bonjour Bertrand, quel plaisir de lire quelques lignes de ton tour du monde! Concernant ma question, apres avoir emprunte compostelle le mois dernier en marchant ou j’ai compris que je n’etais pas fait pour dormir en auberge et ou j’ai meme finit par dormir sur le parvis de la cathedrale de Santiago a l’hotel mille stelle, soit infiniment plus que les 5 ou 6 d ‘un palace, un ami et moi avons décidé de marcher 4j sur un GR pour rejoindre un festival dans la région. As tu deja camper sauvage en Belgique ? Le GR longe egalement un fleuve, a tenir en respect si je te suis! Petite question, tu évoques les grosses betes comme les ours, n’as tu jamais ete inquiété par des tiques ? J’ai fait l’amere expérience de preparer un joli terrain, le feu, le bois. dans une pinera espagnole .. m’asseoir sur la bache et prendre conscience qu’une cinquentaine de tiques m’avait sauté desssus. Bref plié bagages etc :)

    • Salut Baraka, j’ai fait l’expérience du tique dans ma jeunesse à plusieurs reprises mais par chance je n’en ai jamais eu en voyage, ni même vu d’ailleurs, mais j’avais une pince à tique avec moi au cas où. Je ne savais pas que les tiques attaquaient en groupe d’ailleurs. C’est vrai que ce n’est pas la plus sympathique des bêtes :).
      Je n’ai jamais campé en Belgique et pourtant j’habite à 3 Km de la frontière. Dans ce coin de la Belgique (frontière France – Luxembourg) il n’y aurait aucun soucis pour trouver des emplacements, il y a pas mal de forêts.
      Bonne marche ;).

    • Merci Bertrand, depart demain matin aux sources de la Semois! La pince et la bougie citronelle feront l’affaire! On the road again :)

  • Hello Bertrand, j’adore ton site que j’ai découvert récemment. Je reviens d’un voyage à vélo assez facile mais super agréable en Hollande. C’est le premier voyage que je fais en vélo/solo: j’ai adoré.
    Je voulais savoir si tu peux conseiller d’autres destinations ou il est assez facile de faire du vélo (pas trop de montagne mais de beaux paysages) pour une femme (pays assez safe si possible)?
    Bisous et encore bravo pour ton site!

    • Salut Ana, merci pour ton message. Je pense à la Corée du sud qui est couverte de pistes cyclables. Montagneuse mais les pistes restent dans les vallées ce qui garanti les beaux paysages tout en restant à plat.
      Je pense aussi au Japon, c’est parfois montagneux, dans les Alpes Japonaises notamment, mais c’est plat le long des côtes, dans la partie sud au moins car je ne suis pas allé dans le nord.
      Dans les deux cas c’est safe. A choisir entre les deux je préfère l’expérience du voyage à vélo au Japon.
      Ensuite il y a la Thaïlande le long de la côte Est dans le sud qui est magnifique et assez facile. Le Cambodge c’est plat également mais je pense que ce n’est pas marrant sans passer par les pistes (plates mais difficiles). Le sud du Laos est tout plat jusqu’à Vientiane aussi.
      Tu trouveras les récits de la Corée, Thaïlande, Laos et Cambodge sur le blog mais pas celui du Japon. J’étais arrivé à Shimonoseki, étais monté à Kyoto par la côte puis avais rejoint Tokyo par le mont Fuji en longeant le lac de Kawaguchi. Il me semble qu’il y avait deux cols à passer avant d’arriver au Mont Fuji, un de 13 Km si mes souvenirs sont bons et un plus petit.
      A bientôt ;)
      PS : Si tu as d’autres questions je ne pourrais y répondre qu’à partir du 29 par contre.

  • Et je rajouterais quelque chose à la vue de l’expérience qu’il m’est arrivée le week end dernier. Je suis en train entre guillemets de me former au camping sauvage vu que je planifie un voyage à vélo l’an prochain. Pour une femme seule:
    -si vous demandez un coin, demandez à la rigueur à un papy évitez les hommes jeunes, même sympathiques (désolée, je sais que tous les hommes ne sont pas des violeurs en puissance, mais il faut se méfier un minimum quand on est une femme seule).
    -emporter une bombe lacrymo.

    • Oui, j’approuve. Pour une femme seule, il est préférable de demander à une famille ou à un couple de retraités qu’à un homme seul.
      Je suis un mec et j’ai été confronté au problème. J’étais au milieu de l’Iran, un mec de la trentaine sympa et souriant a ralenti à ma hauteur en moto puis m’a proposé de venir boire le thé dans son champs d’orangers. Il y avait ses potes, c’était sympa, jusqu’au moment où il m’a proposé une visite des lieux (j’étais à mille lieues d’imaginer ce qu’il avait en tête). Une fois tout les deux il a perdu le contrôle de lui même, m’a proposé de l’argent, s’est montré agressif… Ça c’est vraiment jouer de peu ce jour là, à un cheveux de se mette sur la tronche. C’était en pleine journée et c’est le seul et unique problème que j’ai eu en un an de voyage. Quand tu as quelqu’un qui ne se contrôle plus en face, que tu es au milieu de l’Iran, que tu ne sais pas si c’est un coup monté, si tu n’es pas en train de te faire dévaliser le vélo… Tu n’es pas rassuré mais il est important de garder son calme. Donc oui, mieux vaut rater une rencontre parfois que de tenter le diable. Heureusement, cela n’arrive pas tous les jours !

  • ;( en effet, le tout c’est que ces expériences ne se terminent pas dans le drame et qu’on puisse en tirer une leçon. J’imagine que tu as du te sentir bien seul en Iran quand cela t’es arrivé…
    Pour ma part, heureusement que l’autre soir j’étais accompagnée d’un ami.
    Le jeune homme qui semblait normal nous a indiqué un coin. Peu après nous étions sur place avec mon ami et avons monté les tentes. Comme il était à côté, nous l’avons invité à boire un coup. Et en quelques minutes, sous l’effet de l’alcool et en faveur de l’obscurité (il avait du ingurgiter des choses en notre absence aussi), le gars sympathique s’est transformé en mec relou qui me touchait, me faisait un gros rentre dedans pour me rejoindre dans ma tente…Il ne voulait plus partir, alternait des phases d’agressivité où il nous enjoignait de quitter le lieu et des phases où il était collant… On a mis plus d’une heure à s’en débarrasser…Heureusement que je n’étais pas seule ce soir là, car il avait une idée en tête dès le début quand il nous a indiqué un coin.

    • Le problème étant que le mec était une armoire et je n’aurais pas eu le loisir de me rater si j’avais du lui en coller une. Sur l’instant j’étais complètement dans mes pensés tout en essayant de le raisonner en même temps que je réfléchissais. Il s’était agrippé à mon bras avec ses deux mains. Comme je ne savais pas si c’était un coup monté, j’ai d’abord jugé préférable de ne pas opter pour la violence, pas tout de suite :). J’avais donc le choix de tenter la fuite, mais où aller ? Retourner au vélo ou directement vers la sortie (le désert !). Finalement, comme il semblait avoir alternativement des moments de lucidité et de non contrôle, j’ai attendu pile le moment de transition où il passait du non contrôle à la lucidité et je me suis extirpé brutalement en espérant que ça marche du premier coup sans quoi on aurait du passer au plan B ! Puis je suis retourné en direction du vélo où il y avait ses potes, j’ai tout de suite compris vu leur réaction en me voyant arriver seul qu’ils n’étaient pas mêlés à l’histoire. Ils m’ont filé un kilo d’orange, des dates et j’ai pu repartir sur mon vélo. Cela faisait trois jours que je continuais ma route seul et confiant à 200% mais j’ai compris ce jour là qu’un jeune de 22 ans seul sur les routes, certains allaient forcément tenter d’en profiter d’une manière ou d’une autre. J’ai décidé de ne pas avoir peur pour autant mais d’être plus attentif et ne plus accorder ma confiance comme ça de but en blanc. Cette histoire m’a reconnecté à mes intuitions et comme je l’ai dit, tout c’est bien passé ensuite. L’Iran est le pays de l’hospitalité mais parfois trop d’hospitalité tue l’hospitalité :).
      Il faut donc prendre cela comme un appel à la vigilance. L’humain n’est pas foncièrement mauvais, mais selon les circonstance certains peuvent le devenir alors dans le doute : pour camper heureux campons caché ! Et pour camper heureux chez l’habitant, campons nombreux ;).

  • Bonjour

    Je vais paraitre petit bras, mais moi j’aimerais bien faire le tour de France à vélo.

    Pense tu que cela sot possible ? (pour le camping sauvage)

    Y a t-il des lieux en France à voir absolument et d’autres au contraire à éviter ?

    Une petite liste d’objet qu’il ne faut surtout pas oublier serait sympa.

    • Salut Ano,
      Les bras sont les mêmes que l’on parte trois mois autour de la France ou trois ans autour du monde :).
      Il n’y a pas de soucis côté camping sauvage, excepté dans les zones ultra urbanisées et ultra touristiques en été.
      Pour les lieux à voir, je n’ai pas fait la France à vélo mais instinctivement je ferais le sud-ouest (de la méditerranée à l’atlantique), la côte atlantique et les alpes. La Corse bien sûr aussi si tu peux. Mais écoute surtout tes intuitions !
      Tu trouveras ici une liste type pour voyager à vélo : https://www.lebraquetdelaliberte.com/liste-type-pour-un-tour-du-monde-a-velo

  • Bonjour,

    très chouette blog et explications, d’ailleurs, peut-être pourrais tu me rassurer, 3 amis et moi aimerions partir du coté Canada et Alaska ainsi que les Etats-Unis et ce pdt 6 mois. Le camping sauvage en Alaska, niveau température est-ce que c’est gerable ? y a t’il bcp de camping à disposition ?

    Merci
    Edwina

    • Merci pour ton message.
      J’étais en Alaska en Mai donc pas à la période la plus chaude et les températures étaient largement gérables pour camper sauvage. Il n’y a qu’au nord des brooks range que ça descend sous zéro en journée après quoi il fait en moyenne entre 3 et 16°C (je viens de vérifier les températures moyennes pour mai, mais perso je n’ai pas souvenir de journées à 3°, je dirais plutôt que j’ai eu entre 8 et 15° – lorsqu’il pleut la température ressenti c’est autre chose par contre !). Et comme il n’y a pas vraiment de nuit la température ne baisse pas beaucoup.
      J’ai souvenir de campings entre Anchorage et Fairbanks puis entre Fairbanks et Chicken. Chicken est le dernier camping avant Dawson sur cet itinéraire si je me souviens bien. Mais je ne peux pas te dire s’il est possible de trouver un camping chaque soir, je ne me souviens plus. Par contre je peux te dire que camper sauvage est très simple. C’est dommage d’aller en Alaska pour se parquer dans un camping ceci dit.

  • Bonjour,
    Je viens de lire ce premier article, et j’adore cette façon de témoigner et d’apporter et partager votre expérience.
    Je suis arrivée sur ce site car je me documente pour un voyage qui pour moi vaut tous vos voyages aux uns et aux autres pour l’investissement personnel mais qui au regard de vos périples respectifs sera bien modeste.
    J’ai 49 ans, j’ai deux fils de 17 et 13 ans. Je suis seule avec eux depuis peu, c’est une chose mais pas insurmontable, bien au contraire, mais le plus compliqué à mon niveau est que je suis atteinte de la maladie de parkinson depuis plusieurs années et nouvellement d’une myasthénie. D’où la modestie de ma destination.
    Pour les dernières vacances avec mon fils de 17 ans, je veux les emmener faire une partie du canal de Nantes à Brest sur une semaine et faire le retour au point de départ en péniche et m’arrêter sur les bords du canal au calme.
    J’ai été opérée du cerveau il y a un mois. Grande préparation comme les sportifs sur un an alors je me dit que maintenant je peux aussi mettre en route ce projet qui me tient à coeur et qui sera une surprise pour eux.
    Je vais me la jouer petit car je partirai avec un vélo électrique donc je devrais obligatoirement m’arrêter dans des lieux appropriés pour le recharger néanmoins, j’aimerai avec les loulous faire cette expérience de la nuit en pleine nature. Et qui sait si ce ne sera pas un départ vers de nouvelles aventures pour nous si l’expérience est concluante.
    Donc là, je suis dans la recherche de mon équipement pour être la plus légère mais efficace.
    J’ai été ravie de découvir ce blog et tous ces témoignages. Merci encore.

    • Bonjour,
      Merci pour votre message.
      Une belle leçon d’optimisme que ce voyage, qui est à mes yeux plus héroïque que de parcourir le monde.
      N’hésitez pas si vous avez des questions, vous trouverez mon adresse email sur la page contact.
      A bientôt.

  • Bonsoir,
    je vous remercie de votre réponse, et je n’hésiterai pas en cas de doute lors de ma préparation.
    J’étais très sportive avant de tomber malade (footing, rando roller, moto 650 cc, vtt, etc…) ùais vous allez dire que je suis dingue de partir comme ça aors que je ne sais toujours pas démonter un pneu de vélo. J’en rigole mais je vais malgré tout m’entrainer à l’insu des enfants et aller faire quelques balades maintenant que le soleil arrive, histoire de ne pas avoir les jambes tétanisées au bout de 2 jours.
    Pour mon mini périple je ne prévois pas plus de 25 km par jour. je pense celà raisonnable.
    Je vous tiendrais informé de notre voyage le moment venu.
    Merci pour votre proposition de renseignements.

    ma vision de la vie empruntée à François Lelord : Le bonheur, c’est d’avoir une occupation que l’on aime. Le bonheur, c’est de se sentir utile aux autres. Le bonheur, c’est d’être aimé pour ce qu’on est. le bonheur, c’est de se sentir complètement vivant.

    • Non, je ne dirais pas que vous êtes dingue, ou alors je le suis moi même :) Ma devise, si j’en ai une, ce serait “Saute, et le filet apparaîtra”. Dernier saut en date, je prenais des cachets pour ma thyroïde et j’ai tout arrêté du jour au lendemain. Voilà ce que j’ai dit au destin : “Si tu me veux dans ce monde, soit tu coopères soit je me casse”. Au dernières nouvelles il aurait choisi de coopérer !

  • Bonjour,
    J ai une solution alternative au boule quies si ça interresse quelqu’un je l’ai experimenté sur mon dernier voyage a vélo : avant de dormir quand vous entendez tous ces bruits perturbant sortez de votre tente asseyez vous et essayez d’identifier tout les bruits qui vous parviennent.

    J’ai fait ça la derniére fois que j’ai dormi prés d’une riviére avec des bruits de remous d’eau ,des bruits dans l’herbe qui m’entourait je suis sorti de ma tente et voir ce qui fait du bruit me rassurais , des ragondins qui traverse paisiblement la riviére des canards qui cancane entre eux , un herisson qui passe… J’ai même trouvé ça magnifique au final (la lune se reflettant dans la riviére a aidé) et j’ai pu m’endormir paisiblement. C est certainement la nuit la plus belle que j’ai faite en camping sauvage…

    • Oui, une petite méditation avant de s’endormir ne peut pas faire de mal :).
      Les boule quies ne viennent pas étouffer l’inquiétude dans mon cas, j’aime plutôt ça écouter la nature, y compris en aveugle dans la tente, mais j’aime aussi le calme plat, surtout à l’heure de s’endormir. Quoi qu’avec le temps je suis moins exigent en la matière et arrive à m’endormir même s’il y a un peu de bruit.

  • En Amérique on apprend à être prudent avec la nourriture pour éviter la visite d’ours (dans le pire des cas) et autres bestioles.

    Qu’en est il en France?

    Tu laisses la bouffe dans des contenants étanches hors de la tente? Il faut lancer un filin pour balancer le tout au bout d’une branche?

    • En France, non, tu peux dormir avec la nourriture dans la tente. Partout dans le monde j’ai toujours dormi avec de la nourriture dans la tente, excepté au pays des ours.

  • Salut Bertrand,

    C’est peut-être la millionième fois qu’on te le dit, mais je te remercie pour toutes les bonnes infos que tu partages généreusement !

    Juste un petit commentaire à toutes et à tous sur ce sujet que j’affectionne : le camping sauvage ! Chaque fois, c’est pour moi et mon amoureuse un des meilleurs moments de la journée de voyage, et nous n’avons JAMAIS eu d’incidents. Jamais aussi nous n’avons regretté de faire un détour pour rechercher LE site qui va bien pour planter la tente.

    Tout d’abord je clame haut et fort que le glougloutement d’un torrent, c’est la meilleure berceuse que je connaisse ! Lorsque je cherche à faire une sieste en journée, je me pose généralement au bord d’un cours d’eau, c’est l’assurance pour moi de m’endormir rapidement pour remonter rapidement sur mon vélo.

    Ensuite, je donnerais un petit conseil pour lutter contre les tiques (qui affectionnent particulièrement ma peau) : se couvrir avec des habits “moulants” aide, mais ce n’est pas complètement efficace sans répulsif, type huile essentielle (demandez conseil dans un magasin bio), et sachez reconnaitre la météo / le terrain où les tiques se trouvent. Si piqûre, bien la surveiller pendant 3 semaines. Si une auréole rouge apparait (oui, parfois 3 semaines après la piqûre !), il y a une grosse suspicion de maladie de Lyme. Dans ce cas, prendre les antibiotiques appropriés.

    Pour finir, je souhaite mettre en garde les voyageurs sur le camping sauvage dans les parcs nationaux américain. A ma connaissance, les rangers mettent systématiquement des amendes. Attention à votre impact sur la nature : aux USA, un parc est considéré comme un musée. Vous n’avez pas le droit de sortir des sentiers, vous pouvez ramasser du bois pour votre feu mais le bois doit être sec et au sol. J’ai vu un type se prendre une amende de $100 pour une branche qu’il avait ramassé et dont le bout était encore vaguement vert. Attention aussi aux ours (Wyoming), serpents à sonnette (Utah, Arizona), élans (bizarrement, ce sont les animaux les plus agressifs et donc les plus dangereux) et à toute la faune sauvage : sans un comportement approprié, il y a un réel danger pour le campeur ! Soyez humbles et allez vous renseigner sur ce qu’il faut faire / pas faire avant de camper dans un endroit avec une forte densité de faune, vous serez alors en sécurité (et vous passerez des moments magnifiques ; au crépuscule, observez les animaux autour de vous !). Mais on peut aussi aller dans les campings des parcs, d’autant que ces campings sont généralement pas chers, calmes, vastes et sauvages. “Camping is a big thing in America” nous disaient les locaux, pour justifier la qualité de leurs campings…

    Alors, bon camping à toutes et à tous !

    Yannick

  • Salut. J’aime beaucoup ton article, c’est super utile! J’aurais aimé savoir si tu connaissais de beux endroits en France ou la camping sauvage est possible (de préférence près d’une zone de baignade sauvage ou le top du top serais quelque pars en bord de mer)?
    Merci d’avance!

    • Salut Cassandra,
      Le camping sauvage est possible partout en France, mais pour te donner un exemple, je suis allé dans l’Aude en Mai et c’était particulièrement sauvage. Par contre je n’ai pas énormément voyagé en France et il m’est difficile de te conseiller, cependant pour avoir fait la Corse en pleine saison et avoir campé parfois sur la plage, bien que non sauvage, je pense qu’il y a de quoi faire dès Septembre. Peut être d’avantage encore dans les terres où je ne suis pas allé (rivières) Mais si tu veux une plage de sable blanc loin de tout, qui ne soit pas sous haute protection environnementale (ce qui tue tout sentiment d’être en pleine nature) ou réservée à des privilégiés (encore pire), je suis plus pessimiste. Ceci dit Laurent (La petite rose des vents) a trouvé ça en Amérique Centrale si ça te tente ;). Plus près, a voir peut être du côté du Portugal aussi, mais c’est plus une intuition qu’une certitude, il me semble avoir entendu que mais il faudrait confirmer.

  • Bonjour Bertrand,
    Voila je m’apprete a aller en chine au laos et en thailande et je ne sais trop quoi faire pour dormir dehors ! Je n’ai.pas de tente et ai 2 option: soit le sursac de couchage de l’arme en gore tex tout bien comme il faut mais a meme le sol avec les problemes que cela peu avoir quand on a aucune separation avecl’ecterieur. Soit le hamac moustiquaire tout bien aussi qui n’est pas a meme le sol et donc plus frais, necessite 2 arbres, mais protege des intrusions d’insecte et ne necessite pas de matelas donc plus leger. Pour la pluie dans tout les cas j’ai une bache qui necessite aussi 2 arbres… Je suis actuellement en.mongolie et pour ce qui est du camping sauvage il.n’y a pas.d’arbres et peu d’animaux relativement dangereux ou de moustiques donc la question etait vite regle.
    Voila. Que penses tu de cela ?
    Je te souhaite de beaux moments
    Jim

    • Salut Jim,

      J’en pense que personnellement je ne dormirais pas par terre sans tente, maintenant te dire si dormir en hamac va être facile, je ne sais pas, je n’ai aucune expérience en la matière et n’ai par conséquent pas développé cet énième sens !

      Mais à choisir entre les deux, j’opterais pour le hamac + moustiquaire + bâche si météo menaçante.

      Bon voyage.

  • Salut, ton site est génial il y a toutes les informations que cherche les débutant comme moi. J’aimerais d’ailleurs partir 2 ou 3 semaines en restant en France. Je voulais savoir si il est imprudent si je part tout seul?
    Merci d’avance.
    Antoine M.

    • Salut Antoine,
      Ma réponse est non, le risque zéro n’existe évidemment pas mais tu ne prends pas un risque inconsidéré en partant seul. J’ai voyagé 10 mois seul, tu imagines bien que ce n’est pas moi qui vais freiner tes ardeurs :).

  • Pour les cartes, il n’est pas forcément nécessaire d’en acheter. Avec un smartphone, on peut consulter les cartes d’open street map en hors-ligne, ce qui est aussi fiable que google maps (en europe au moins). Et c’est gratuit. Après faut investir dans un smartphone et un chargeur solaire, soit au minimum 100€, et au max 1000€ (coût smartphone+chargeur+batterie).
    en fait je crois que l’on peut troquer une bonne partie du matériel « électronique » contre un smartphone étanche et résistant, plus simple à recharger qu’un ordi et plus léger, non ?

    • C’est ce que j’ai fait lors de mes derniers voyage en France.
      J’ai emporté un smartphone et j’ai laissé appareil photo et ordinateur à la maison. Pour un court voyage je ne prend quoi qu’il en soit pas l’ordinateur. Après pour celui qui compte écrire des articles sérieux en cours de voyage et s’investir dans la photo, le smartphone ne suffit pas.
      Par contre j’ai toujours des cartes papier, je ne me sens plus à l’aise comme ça pour le moment.

  • bonjour , sa y est je part dans 2 jours a l aventure pendant 3 semaines , mon equipement un rechau des bonnes chaussures et les truc indispensable pour cette aventure, seul galere , impossible de prevoir le lieu ou dormir, mon projet , a pied de l aeroport de krabi jusqu’ a satun frontiere de la malaisie en tout 257 km a pied et cela toute seul je recherche les parcs forestier mais durs de trouver, si quelqu un a des endroits ou des astuces sa serais genial

    • Bonjour,
      J’ai souvent campé dans les champs de palmes sur cette portion. J’avais emprunté l’axe principal, peut-être qu’il y a de plus petites routes ou la possibilité de passer d’île en île. Je ne sais pas ce que tu as prévue, quoi qu’il en soit, indiquer un spot de camping sauvage, excepté si on les as localisé avec un GPS, c’est compliqué. Il n’y a pas beaucoup d’autres solutions que d’improviser. Mais je n’ai pas le souvenir que c’était très compliqué, par contre à vélo c’est un autre ressenti puisque l’on peut parcourir beaucoup plus de kilomètres pour un temps donné.

  • bonjour, j’aimerai savoir s’il est possible de trouver de l’alcool à brûler au Chili (Puerto Montt) pour un réchaud à alcool merci

    • Bonjour,
      Le nom au chili est apparemment “Alcohol puro”, mais je ne peux pas vous confirmer qu’il s’en trouve à Puerto Montt, je n’y suis jamais allé.

    • Bonjour Laurent,

      Cet article traite principalement du choix de l’emplacement, qu’entendez-vous par “la place de la tente est-elle importante ?”

      Le matelas n’est pas indispensable, j’ai longtemps dormi sans d’ailleurs du fait qu’il ne tenait plus la pression, mais ça demande de faire d’autant plus attention à l’emplacement de la tente.

      Bertrand.

  • pardon, j’ai pas vu le sujet traité.

    je voulais savoir si c’est important de pouvoir être assis confortablement sous une tente.
    ou je peux acheter une tente style ” commando ” ultra légère, très discréte, mais on y tient seulement allongé.

    Laurent

    • Je ne peux pas te donner LA réponse mais seulement mon avis, à savoir que je ne sacrifierais pas le confort d’une tente classique. Si le poids est vraiment une priorité pour toi, une tente 1P comme une Nemo Hornet fait 825 gr, par exemple, et à ce poids elle est même autoportante. A titre de comparaison, la Nemo Shelter, donc style “commando” fait 1 Kg. A moins de bivouaquer là où il y a un vent phénoménal, je ne vois donc pas l’intérêt d’emporter plus de poids et de sacrifier par la même le confort. Après le shelter Nemo n’est peut être pas le plus light du marché, je ne sais pas, mais en partant sur une base de 825 gr, ça va plus se jouer à grand chose.

  • ok merci.
    tu à raison la différence de poids n’est pas énorme.
    je commence seulement à découvrir le matériels nécessaire.

  • je trouve qu une tente autoportante est bien pratique
    un peu de confort est pour moi essentiel surtout si on part longtemps ou que la meteo est defavorable
    bivouaquer des jours durant dans une mini tente (et pour peux qu il pleuve) il faut avoir effectivement le mental commando

    pour moi le matelas est aussi indispensable (fonction isolante en plus)

    je ne fais pas non plus l impasse sur un bon duvet (je suis frileuse !!)

    là ou je restreins ce sont les fringues et le matos technique de “communication ” moderne
    (pas d ordi ,peu d electronique)

  • Bonjour Bertrand,

    Nous sommes une famille de 5 (avec 3 enfants de 8, 6 et 2 ans) qui préparons un voyage de 6 mois en Asie (Indonésie, Malaisie, Myanmar et Thaïlande) de aout 2016 à janvier 2017.
    Ce n’est pas notre premier voyage en famille à vélo par contre, c’est la première que nous en réalisons un en Asie.
    Je souhaite savoir si tu sais s’il est facile de camper dans ces pays ? Nous savons que les hôtels et autres logements ne sont pas forcément très chers mais sur plusieurs mois, ça fait quand-même un bon budget.
    Sais-tu également s’il est utile d’emporter des sacs de couchage ou si des draps de soie (ou autre) sont suffisants pendant cette période ? Si nous pouvons nous éviter du poids…
    Merci de ta réponse,
    Ingrid

    • Bonjour Ingrid,

      De la liste je n’ai fait que la Malaisie et Thaïlande. La Malaisie par la côté ouest, ce n’était pas idéal pour camper car c’est uniquement des champs de palmes avec habitation du proprio en son sein. Ce n’est pas des plus facile pour trouver un emplacement et ce n’est surtout pas des plus agréables (moustiques en quantité industrielle dans les champs de palmes). Peut-être aurait-il fallu tout simplement demander aux proprios pour poser la tente plus proche de la maison le temps d’une nuit.

      En Thaïlande, de la frontière Malaisienne à Krabi puis à la côté Est c’est similaire à la Malaisie. Le long de la côté c’est plus simple et plus agréable aussi, beaucoup plus agréable. Après Bangkok, j’étais parti sur le Cambodge et n’avais pas eu de soucis pour camper là non plus.

      Pour les deux autres je ne sais pas.

      Après, le camping sauvage ça reste relatif à la personne qui le pratique. Pour moi camper le long de la côte en Thaïlande c’est facile mais quelqu’un me disait dernièrement qu’il avait galéré tous les soirs ! Pourtant je ne suis pas de ceux qui se posent n’importe où, j’aime bien être tranquille.

      Pour le sac de couchage, je partirais au moins avec des 10/15°C. Cette même personne qui a galéré à camper à eu des journées à 15° en ce janvier de cette années, là où je devais être à 35° tous les jours en 2012 à la même période. Il faudrait bien se renseigner sur les températures par région et par date d’arrivage dans la région en question, mais sans sac du tout (un drap de soie doit permettre de gagner 1 ou 2° donc on va considérer que c’est rien du tout) ça semble un peu risqué.

  • Encore mieux c’est de se passer de la tente et de dormir à la belle étoile. Que ce soit à même le sol ou en hamac, petit à petit je suis passé à cette variante dès que je peux. A la fois parce qu’être dehors et voir le ciel, c’est génial mais aussi (un peu) par flemme de déballer la tente. Tout dépend donc mais si j’arrive tard le soir et repart le matin, et que je suis équipé pour, je privilégie la belle étoile. Si j’ai le temps ou que je passe plusieurs nuits, je monte la maison.
    Merci pour le témoignage auquel je souscris parfaitement :)

    • J’ai très peu dormi à la belle étoile pour ma part. J’essaie de jouer la sécurité aussi lorsque je suis en voyage, si je sais qu’il y à des animaux dont la piqûre ou la morsure pourrait me causer des problèmes, je préfère assurer le coup dans la tente.
      Aussi, s’il se mettait à pleuvoir dans la nuit, je n’aurais pas spécialement envie de tout devoir déballer dans l’urgence. Alors au minimum je monte la tente sans mettre la sur-toile.
      Mais je devrais peut être m’y essayer de temps en temps ;).
      Merci pour ton message.

  • Très très intéressant ton site, je dirais même encore plus :D

    J’ai fais un bivouac pas loin de l’océan dans le sud de la France, et il est vrai que sa semble génial comme sa, mais je n’ai pas dormis de la nuit :D.

    Je pars en Islande au mois de mai a vélo justement et je pense emmener boules Quies pour les nuits pas loin de l’océan :)

    Sinon blog génial :)

    • Merci pour ton message.

      Certains on la chance d’être bercés par les vagues mais pour moi ça ne fonctionne pas non plus :). Si je suis près de la mer ou ne serait-ce qu’un ruisseau, boules quies ou non, je peine à m’endormir.

      Mais les boule quies reste un indispensable des nuits en plein air.

      Bon voyage en Island en tout cas.

  • Salut! Ton site est top mais je voulais te poser quelques questions.
    Comment ne pas avoir peur qu’il y ait quelqu’un lorsqu’on a les boules Quies? Parce que je n’arrive pas à m’enlever de la tête qu’avec les boules Quies, tout danger peut se passer juste à côté de moi sans que je n’en sache quelque chose.
    Connais – tu les lois sur les feux de camps? Avec un ami, quand on fais du camping sauvage et qu’on veut faire un feu de camps pour se réchauffer, on creuse systématiquement un gros trou (60 cm de profondeur, on a une petite pelle) autour duquel on met des grosses pierres. Assez souvent, nous privilégions les endroits peu loin d’une petite rivière ou du moins d’une source d’eau.

    • Les boules quies ne sont pas soundproof à 100% donc il se peut aussi que tu entends malgré elles.

      Maintenant la plus grande des sécurités c’est de camper planqué. Au quel cas il faut vraiment être le plus grand des poissars pour se faire trouver en pleine nuit par un allumé qui passerait par là par hasard. Tu peux donc dormir tranquille.

      Pour ce qui est des feux de camp je ne peux pas te dire par contre, ça doit changer selon la région et la période.

  • salut! nous sommes actuellement en tour du monde à vélo (eco-world-tour.com) et n\’avons fait que du camping sauvage en europe. C\’est hyper simple et pratique avec des coins dodo idylliques impossible à voir autrement que par ce type de voyage. Certains coins peuvent aussi être catastrophique (juste à côté d\’une voie rapide) mais on s\’en est toujours bien. Le problème c\’est que depuis l\’inde c\’est la catastrophe. Nous avons un tandem couché qui suscite beaucoup d\’attention, plus nos faces de blanc, du coup pas moyen de trouver un instant sans monde pour se faufiler sur un chemin secondaire discrètement. Quand bien même on y arriverai il n\’y a toujours un mec qui traine. Si on est vu, c\’est fini ils veulent prendre une photos et rameute tout le village et on devient l\’attraction principale. Nous sommes au Bangladesh et c\’est la même chose, à tel point qu\’on ne peut même pas s\’arrêter pour manger un bout, on mange sur le vélo et on se tape 80km sans pause…un calvaire! Nous qui aimions nous retrouver dans notre tente tranquillement après une dur journée de vélo. On est obligé de se taper des hotels ce qui nous plombe le budjet. Warmshower c\’est bien mais il y en a pas partout. Coushsurfing c\’est bien aussi mais la plupart du temps on veut juste se retrouver à deux tranquillement sans avoir à parler et faire dans le social tout les soirs, surtout quand tu es claqué de ta journée et que c\’est ton mode de vie et non pas un voyage de 3semaines. Bref on est bien triste de ne plus pouvoir profiter comme avant à tel point qu\’on pense arrêter notre voyage car le trafic est horrible (la loi du plus fort, queue de poisson, klaxon qui nous a fait perdre de l\’audition,…), pas moyen d\’avoir un moment de silence avec la nature et l\’environnement( tu t\’arrête et au bout 5min, sans mentir, tu as un attroupement de 10 à 20personnes autour de toi). Birmanie et Tailande sont plus agréable?

  • Bonjour,
    Je reve d’aller Faire du camping sauvage dans plusieurs bel endroits mais je n’ai aucune idée où aller en Europe par exemple si vous avez dès endroit / plage etc où camper je suis preneuse! Merci d’avance !

    • Hello,

      Va surtout là où tu as envie d’aller, toute zone sauvage est propice au camping sauvage, à l’inverse toute zone urbaine ne l’est pas.

      La Corse me vient en tête si tu veux une idée mais après l’Europe est vaste…

  • Salut ! J’ai lu quelques articles et pas mal de commentaires, tout est super intéressant et je ne peux que te remercie pour ce blog.
    Depuis plusieurs années je rêve de partir en voyage à vélo, mais occupé par les études, je n’en avais pour le moment tout simplement pas la possibilité. Je n’ai jamais fait de “grand” voyage a vélo (le mieux que j’ai fait c’est 500km sur 3 jours), mais cette année c’est décidé je compte partir 3 semaines à travers l’Europe. Avec mon budget restreint, étudiant oblige, le camping sauvage s’impose de lui-même. Mais j’ai une question : le vélo, à rester dehors par tous les temps, ne s’abime t il pas prématurément ? Ou est ce qu’il existe des “trucs” pour protéger son équipement ?

    • Hello, merci pour ton message. Je ne sais comment répondre à ta question avec précision. Celà dépend de la météo premièrement et des matériaux dans lesquels sont faits le vélo. C’est sur qu’un vélo qui vit dehors est plus sujet à l’usure qu’un vélo qui dort dans le salon mais en pratique, sur trois semaines tu ne le ruinera pas, tout au plus ce sont les pièces d’usures type chaîne et cassette qui rouilleront. Si c’est un cadre acier idem, les tubes risquent de rouiller à l’intérieur mais de là à ce qu’ils cessent il y a de la marge.
      La seule protection qui puisse exister c’est une bâche ou une tente assez grande pour y entrer le vélo, mais rare sont les cyclo qui y ont recourt.
      Bon voyage.

  • Coucou Bertrand,
    Voila je suis en apprentissage et je vais enfin avoir des vacances bien sur sans trop de moyen —
    Du coup j’ai tout de suite penser au camping sauvage partir a l’aventure et j aimerais commencer en Ardèche au gorge du verdon le seul problème c’est que je compte y aller avec mon copin et lui n’est pas très rassurer et faut dire que pour une première moi non plus …
    C est pour quoi j aimerais que tu nous aide un peu mentalement car ton parcour a l’air vraiment fabuleu et jaimerais aussi un jour faire le tour du monde visiter le plus d’endroit voir les autochtones de chaque ville ou je pourrai m aventurer …
    Enfin voila merci en tout cas,
    Chachou

    • Salut Chachou,

      Mentalement, dites-vous que j’ai plus de 400 nuits sous tente sans le moindre soucis et que nombre de lecteurs ici sont dans le même cas. Excepté en Inde, je n’ai pas un seul retour d’un bivouac qui aurait mal tourné. Une fois posé dans la nature il est improbable que quelqu’un vous tombe dessus.

      Une fois dans la tente ne vous posez plus de question. Hier encore j’ai galéré à trouver un emplacement et j’ai fini entre une route et un chemin de fer, mais crois moi qu’une fois dedans, je ne veux même plus savoir ce qui se passe à l’extérieur !

      Ne vous stressez donc pas pour rien car il ne vous arrivera rien.

      Bon voyage.

  • Bonjour tout d’abord je souhaite vous féliciter pour votre blog très intéressant et instructif.

    Je suis actuellement en vacances avec mes copains et j’aimerais leur faire vivre les joies du camping sauvage, nous avons déjà trouver un endroit pour s’installer quelques jours (le temps d’un week-end) pas plus.

    Mais voilà nous ne sommes pas très organisé alors je souhaiterais savoir si vous n’avez pas une petite liste des fondamentaux à ne pas oublier pour passer un bon week-end entre amis, l’endroit que nous avons choisi est situé sur une clairière bordé de forêts et à proximité d’un cour d’eau, il n’y a aucune route à moin d’un km.

    Nous aimerions également pouvoir manger sur place sans dénaturer l’environnement

    En vous remerciant de votre réponse
    Cordialement

    • Bonjour,
      Merci pour votre message.
      Les fondamentaux sont la tente, le matelas, le sac de couchage, éventuellement un petit oreiller, une lampe frontale et de quoi de cuisiner ou faire un feu, à moins que vous ne mangez que des aliments qui ne nécessitent pas de cuisson, comme des fruits et légumes crus qui ne dénatureront pas la nature.
      Cordialement.

  • Salut je part demain faire un bivouac d’une nuit avec 4amis dans le paca peut tu me donner un endroit et me dire si il faut avoir peur pour les amendes merci

  • Bonjour,
    je souhaite faire de la randonnée dans la forêt noire fin du moins d’août et j’aurais voulu savoir si le camping sauvage/bivouac est légal en Allemagne, ou du moins s’il est possible? :)
    Sinon, y a t-il des camping pas très chers où loger? J’ai essayé de chercher mais je ne trouve que de gros camping très chers et qui proposent beaucoup trop de services dont je n’ai pas besoin.
    Merci de votre réponse :)

    • Bonjour,

      Je n’ai pas d’infos en particulier pour l’Allemagne si ce n’est que j’ai traversé cette région de la forêt noire en campant sauvage. Comme mentionné dans l’article, même là où c’est interdit, en principe avec un vélo et pour une nuit, personne ne viendra te trouver au fond d’un bois. Pour qui est en van et reste plusieurs jours au même endroit c’est une autre histoire, mais à vélo on ne prends pas de grand risques, c’est pourquoi je m’occupe jamais des législations.

  • Super blog ,ton parcours à l’air fantastique. La meilleure façon de voyager est le bivouac je pense, il n’y a pas meilleur moyen pour se sentir reelement immergé. En ce qui me concerne ma dernière experience bivouac fût 3 magnifiques semaines en Islande lors d’un voyage à pied. Nous avons également fait l’erreur de poser la tente sur un lit de rivière qui subissait des marées, heureusement pour nous l’eau n’avait pas atteint notre tente au matin . Et quelques autres péripéties comme la tempête essuyée en pleine nuit par exemple sont aujourd’hui des souvenirs magnifiques. Quel bonheur de se réveiller chaques matins avec un paysage différent …
    Tu voyage beaucoup, mais si ce n’est pas indiscret, j’aimerais te demander comment fait tu financièrement pour payer ces voyages ? Car les billets d’avions (Asie en autre) sont relativement cher …
    En tout cas je conseil a tous les mordus de nature d’aller faire un tour en Islande pour un ressourcement et dépaysement total et grandiose. Amis voyageurs, au revoir

    • Bonjour Clémence,

      Merci pour ton message.

      Le tour du monde a été financé en partie par des sponsors (dont beaucoup ce sont proposés seuls) et je travaillais depuis un an et demi auparavant.
      Pour l’Australie, je ne voulais aucun sponsors et il était à 100% autofinancé, idem en ayant travaillé un an avant de partir.

      J’imagine bien que l’Islande est top.

      A bientôt.

  • Bonjour,

    Je suis tombée par hasard sur ta page des campings sauvages qui est très instructive, et ton blog qui est vraiment chouette. Nous faisons régulièrement du bivouac en trip à moto, au début nous faisons les timides pour trouver l’endroit, en moyenne nous mettons 2h pour trouver des endroits parce qu’en moto, discrétion et aller au fin fond du bush ce n’est pas toujours l’idéal. Au final, nous nous posions pas très loin des routes dans des bout de champ et très visible, mais pour le moment, nous n’avons jamais eu de problème, je précise nous avons seulement été en Autriche, Suisse, Allemagne, Belgique, Pays-Bas. Je me demandais ce qu’il en était en Italie, Slovénie, Hongrie ?
    La Dalton Highway et l’Alaska que de souvenirs, j’aime bien ta partie sur les moustiques, c’est mon plus mauvais souvenir de mon voyage (côte ouest de l’Amérique du nord avec woofing au Canada en été, alors les moustiques pfiouuu vive le Deet)…bref on peut en parler des heures…

    • Bonjour Lucie,

      Merci pour ton message.

      Je pense qu’il va de même pour la Slovénie, Italie et Hongrie. Je ne suis pas allé en Hongrie, j’ai traversé la Slovénie en deux jours et n’ai fait que le nord de l’Italie entre l’Autriche et la Slovénie, mais de ce que j’ai vu en Europe, jusqu’en Bulgarie, c’est partout pareil côté camping sauvage.

  • Bonjour bravo pour ton site et la finesse de tes récits… nous aimerions faire du camping sauvage la semaine prochaine en espagne avec mon copain et en parcourant des forums il semblerai que ce soit interdit, est ce que tu en sais quelque chose ? Nous ne voulons pas aller dans des campings car j’ai une chienne pas très sociable, peur du vol, et surtout, budget de 50e par jour tout compris dedans… j’espère que tu sauras m’éclairer…

    • Hello,
      Non je ne sais rien sur l’Espagne, je n’y suis jamais allé, mais quantité de cyclos le traverse pour se rendre ensuite en afrique et aucun ne va au camping officiel, donc je pense qu’il n’y a pas de grands risques.
      Bon voyage.

  • Bonjour Bertrand et merci pour toutes ces infos et pour cette vision positive du monde et de ses habitants, que tu as la générosité de partager avec nous, lecteurs.

    Velo-taffeur du quotidien, le voyage à vélo est pour le moment pour moi un rêve. Mais j’y songe de plus en plus…

    Je me pose une question toute bête mais inévitable concernant le camping sauvage: comment se soulager de ses besoins naturels, tout en respectant les lieux et leurs éventuels occupants? Creuser un trou en pleine nature? Je suis sûr que tu as de l’expérience (et des abecdotes!) à partager sur le sujet. Même si c’est peut être moins agréable à réconter et à lire, ca interessera surement beaucoup de monde!

    Merci encore

    Karim

    • Salut Karim,
      Merci pour ton message.
      Je ne crois pas que les animaux creusent des trous donc il n’est pas irrespectueux de faire de même. Par contre les animaux ne mangent pas toute la merde que l’humain mange, donc il nous faudrait nous réalimenter tel que nous le ferions si nous étions à l’état sauvage si nous voulions ne pas polluer le sol par nos déchets (rien d’industriel donc, rien de modifier, rien de cuit).
      Je ne fais pas de trou mais si possible je recouvre de branches ou de feuilles pour que ça se décompose plus vite. Si nous n’avions pas de papier toilette nous nous laverions à l’urine (dans l’idéal, si nous mangerions parfaitement, il n’y aurait rien à laver), mais à défaut de cela il faut faire en sorte de consommer un minimum de papier et si possible qu’il soit bio, sans produits chimiques.
      Le scandale c’est de chier dans de l’eau potable, pas de chier dans la nature, où le concept de déchet n’existe pas, puisque ce qui es rejeté par les uns nourrit les autres ou autre chose.

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