Conseils pour le camping sauvage

Ou l’art de pratiquer le camping sauvage quelles que soient les conditions.

C’est souvent le meilleur moyen de passer la nuit au calme, en sécurité (si si !), dans un lieu agréable et probablement la plus grosse source d’économie sur un voyage au long cours.

De la fourmilière indienne aux parcs nationaux américains je suis toujours parvenu à planter ma tente “for free”. Je vous livre dans cet article mes trucs et astuces pour dégoter l’emplacement idéal en un clin d’œil ;)

Astuces camping sauvage

Surmonter ses peurs !

Rassurez-vous, tout le monde ressent une légère appréhension lorsque vient l’heure de dormir dehors pour la première fois. Le bruit du vent dans les arbres devient une menace, si vous n’aviez plus rencontré un fantôme depuis vos douze ans, il se peut vous réitériez l’expérience, et laisser son matériel dehors n’a rien de très rassurant… Si vous doutez de vos capacités imaginatives, n’en doutez plus, vous  vous découvrirez un talent caché !

Mais aucune de ces peurs n’est fondée. Personne ne vous attendra caché derrière un arbre la nuit, aucun animal ou presque ne s’attaque délibérément à l’homme pour se nourrir, et jamais encore un fantôme ne m’a agressé.

Vous avez plus de chance de vous faire voler dans un camping officiel ou de vous faire agresser à la ville que perdu au fond d’une forêt. Ce lieu si étrange où aucune personne “normale” ne met plus les pieds depuis des lustres, si ce n’est pour les raser !

Pour couper court à la peur, une solution radicale : Les boules quies ! En supprimant les bruits ils élimineront la peur ou une partie.

N’oubliez pas également vos milliers de confrères qui parcourent ou on parcouru le monde sans encombre. Ça n’arrive pas qu’au autre ! Il n’y a donc aucune raison pour que vous, vous rencontriez des ennuis.

Il faut être confiant et la meilleur manière de l’être c’est de maîtriser la situation. C’est ce que nous allons voir maintenant.

Astuces camping sauvage

Camping sauvage sur la Dalton Highway.

Le béaba

  • La discrétion. Avant de vous engager dans les bois ou tout autre lieu convoité, assurez-vous d’être seul et à l’abri des regards. Si besoin attendez la tombée de la nuit pour monter la tente et quittez les lieux au levé du jour.
  • Respectez les principes de bases du camping sauvage. Se positionner à plat. Eviter les sols épineux (on ne s’en rend pas toujours compte avec des chaussures). Par vent fort, placer la tente dans le sens du vent et si possible à l’abri de celui-ci. Si il pleut, mettez-vous légèrement en pente de telle sorte à ce que l’eau s’écoule. Si vous faites un feu prenez garde à dégager ce qui pourrait s’enflammer.
  • Attention à retrouver votre route. En partant en hors piste vous pourriez vite être déboussolé le matin au réveil. L’idéal est d’emprunter un chemin forestier aussi longtemps que nécessaire pour être à l’abri du bruit puis se mettre à quelques mètres de celui-ci derrière des arbres. Si la végétation est danse et que les lieux sont calmes, je m’installe sur le chemin.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage en Turquie.

  • Tente sombre. Utilisez une tente de couleur sombre, verte ou grise, qui se fond dans le paysage. Recouvrez-là de quelques branchages si vraiment c’est nécessaire. Cela m’est arrivé une seule fois en un an.
  • La lumière. Si l’emplacement est peu discret attention à ne pas diriger la lumière vers le haut, y compris dans la tente, et à limiter sa puissance.
  • Mettez-vous en amont de la route. Si nécessaire, préférez le sommet d’une colline au contre-bas, l’œil se dirige plus naturellement vers le bas que vers le haut.
  • Le bruit. Attention à ne pas s’exposer au bruit. Un chien ne s’arrête pas d’aboyer la nuit et les rivières m’ont toujours garanti une nuit blanche !
  • La meilleure place n’est pas forcement celle qui offre la plus belle vue. Mieux vaut être à l’écart et au calme que de risquer de se faire remarquer ou mal dormir.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage en Bosnie.

Les lieux à éviter

  • Ne pas camper sur une zone de travail. Faites également attention aux chantiers, même s’ils ne semblent plus en activités. Il m’est arrivé d’être réveillé par une pelleteuse qui s’apprêtait à creuser à l’endroit exacte où ma tente était plantée. Ceci dit, ça peut être de bons emplacements de dernière minutes faute de mieux, il faudra juste éventuellement prévoir un réveil matinal et rapide.
  • Zones inondables. Ce sont les lits de rivières, les plages s’il y a des marées… Il n’est pas toujours évident d’identifier ces zones. Dans les dernières semaines de mon tour du monde, alors que j’étais dans l’état de Washington aux États-Unis, je m’étais placé sur la rive d’une rivière et si ce jour là des pêcheurs n’étaient pas passés, je me serais réveillé dans l’eau. A 50 Km de l’océan, la rivière subissait les marées.
  • Mines, pièges pour animaux ou autres pièges cachés. A choisir entre être peu discret et sauter sur une mine j’opte pour l’indiscrétion ! Ainsi, je ne m’éloignais jamais très loin des pistes au Cambodge pour camper (en principe les zones à mines sont indiquées). De la même manière, en Alaska, je préférais souvent un parking à me retrouver nez à nez avec un ours en pleine forêt. Aussi, dans les pays concernés, je tapais avec les pieds sur le sol pour créer des vibrations et faire fuir les serpents dès que j’arrivais dans les hautes herbes ou pierriers. Mieux vaut prévenir que guérir !
Camping Sauvage

Camping Sauvage en Iran

  • Zones militaires. Attention à ne pas camper à proximité ou dans une zone militaire. Ça nous est arrivé en Italie, nous étions quatre, le parking nous paraissait louche mais aucun d’entre nous n’avait vu le panneau dans la nuit noire. Ce n’est pas indiqué partout clairement. Devoir plier bagage en pleine nuit n’est pas marrant mais devoir faire un détour par le poste de police l’est encore moins.
  • Repérer les traces d’animaux. Si il y a dans les environs des traces ou déjections d’ours fraîches, ne cherchez pas les ennuies inutilement !
  • Les rivières. S’il est tentant de se poser aux abords d’une rivière pour l’aspect à première vue pratique et le côté agréable de la chose, sachez que pas une fois elle n’a joué son rôle de berceuse et à chaque fois, j’en ai été quitte pour une nuit blanche intégrale. Aussi, au petit matin elle apporte humidité et fraîcheur.
  • Mention spéciale pour les zones où le camping sauvage est interdit. Certains pays interdissent le camping sauvage, bien que souvent toléré. Je ne m’en suis donc jamais soucié. Par contre dans les parcs nationaux où c’est formellement interdit, je redouble de vigilance. Je m’enfonce dans les bois, loin de tout chemin et m’arrange pour me cacher là où la nature est danse. Si nécessaire je fais bien attention à prendre des repères pour retrouver mon chemin le lendemain matin. C’est d’autant plus important lorsqu’il y a des ours et que les repas se prennent à une centaine de mètre de la tente. Pour peu qu’il fasse sombre et que la nature soit danse, il n’est pas toujours évident de retrouver la tente.
Astuces camping sauvage

Camping urbain à Whitehorse.

Les lieux insolites

  • En ville. En principe lorsque j’arrive en ville c’est pour prendre une journée de repos et je vais donc à l’hôtel. Mais vous pouvez camper sans risque dans certaines capitales. Par exemple, à Dubaï j’ai dormi à la belle étoile sur la plage, d’autres dorment sous les ponts de Tokyo avec les sans-abris… Cependant, il se peut que vous ayez mal jaugé les distances ou la taille d’une ville et que vous soyez toujours en prise avec les buildings à la tombée de la nuit. Pas de panique ! Cela m’arrive régulièrement et jamais je ne me suis résigné à aller à l’hôtel. Je repère en priorité les bâtiments abandonnés et éventuellement les zones cultivés. En second lieu, les zones industrielles, surtout si c’est un samedi soir. Et pour finir, même si c’est fortement urbanisé, dans beaucoup de pays, il est toujours possible de trouver un champs cultivé avec des arbres ou quelque chose qui pourrait faire office de nature pour une nuit.
  • Les bâtiments abandonnés. Cela n’est pas uniquement valable pour les villes, certains pays regorgent de cabanes de jardin ou maisons abandonnées. C’est l’opportunité de passer la nuit à l’abri du vent et de la pluie lorsque la météo est mauvaise.
  • Chez les gens. Si vous tournez en rond désespérément. Il reste la possibilité de demander l’autorisation à un propriétaire pour camper dans son jardin ou champ. Ou bien dans une école, sur un stade de foot… Je n’ai eu à demander la permission que deux fois car j’étais engagé dans des champs dans lesquels je n’avais pas vu les personnes. C’était en Iran et en Malaisie, je fus à chaque fois le bienvenu.
Astuces camping sauvage

Camping sauvage au Laos.

Et si vous étiez découvert dans cette nature qui appartient à tout le monde ?

Premièrement, vous n’êtes pas en train de commettre un crime, dans 99% des cas vous serez en totale légalité et personne n’a à faire de remarque. Quand bien même vous vous seriez mis dans l’illégalité pour passer la nuit, gardez le sourire, et naturellement j’aurais tendance à dire, ne mentez pas. Si j’ai affaire à quelqu’un de compréhensif, je lui expliquerais en toute honnêteté que je voyage à l’économie et qu’aller au camping ou à l’hôtel tous les soirs me coûterait une fortune. Auquel cas il est très important d’avoir laissé les lieux en l’état pour qu’il n’ai rien à vous reprocher ! Si j’ai affaire à un garde qui fait le barbeau, je ferais mine d’être surpris ou je prétexterais un problème mécanique qui m’a contraint à camper là. A voir selon les circonstance mais à chaque fois que j’ai été découvert cela s’est toujours très bien passé. Ce n’était jamais des officiels non plus.

Australie à vélo

Camping sauvage en Australie

Vous êtes seul en cas de problème

Mieux vaut prendre toutes les précautions avant pour éviter de se retrouver seul avec un souci au beau milieu de la nuit. A commencer par éloigner les sacs de nourritures lorsqu’il y a des ours, choisir un emplacement où vous ne risquez pas de finir sous l’eau ou de recevoir quelque chose sur la tête. Emporter avec soi le minimum pour soigner les maladies ou maux courant du voyageur. Bien sûr toujours avoir un minimum de nourriture d’avance et de l’eau. Si cela vous inquiète vous pouvez emporter un téléphone satellite et une balise GPS. Personnellement, même malade, cela ne m’a jamais inquiété d’être seul la nuit et je n’avais aucun moyen d’avertir les secours en cas de problème. Allez expliquer là où vous vous trouvez dans une langue que vous ne connaissez pas. La balise GPS servira au mieux à retrouver le corps !

Astuces camping sauvage

Camping sauvage dans le Sichuan.

L’intuition est votre meilleur allié

Le meilleur moyen d’éviter les ennuis, c’est d’écouter son intuition. Alors si vous avez un doute passez votre chemin, vous risqueriez de faire de nombreuses tentatives vaines et perdre du temps ou passer une mauvaise nuit. Cependant si vous cherchez depuis deux heures et que la nuit approche à grand pas, il est préférable de ne plus faire la fine bouche. Avec le temps vous saurez sentir les bonnes places du premier coup.

Et si les guest houses sont en passe de voler la vedette au camping sauvage pour votre prochain voyage, lisez l’article qui suit sans plus tarder ;) : Ce que je préfère dans le voyage à vélo ? Quand ça s’arrête !

Vous préparez actuellement votre premier voyage à vélo ? Ce guide extrêmement synthétisé vous permettra de faire les bons choix et de disposer des bonnes informations en un minimum de temps.

Disponible de suite au format KINDLE ou PDF.

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Bertrand

C'est à la suite d'un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

155 CommentairesEcrire un commentaire

  • Bonjour Bertrand,

    J’ai pu lire avec plaisir ton blog qui est assez rassurant pour toute personne ayant envie de goûter à l’aventure.
    Pour ma part, je compte faire plusieurs mois de marche, entre Arles et St Jaques de Compostelle (environ 1700km) avec un budget plus que réduit, ce qui implique un camping sauvage.
    J’ai plusieurs interrogations :
    1) Que manges-tu dans tes périples quand ton budget est limité ? Manger chaud devient un luxe vu la durée d’autonomie du réchaud…
    2) Comment fais-tu pour prendre des douches et faire des lessives ? Chez l’habitant ? En pleine nature, dans les rivières, douches publiques,…?
    3) As-tu rencontré beaucoup de gens sur le chemin ? Je suis très ouvert et même si je pars seul, j’aimerais faire des bouts de chemin à plusieurs

    Merci de ta réponse,
    L’expérience que tu fais à l’air géniale et je t’envie !

    • Salut Julien,

      Merci pour ton message.

      Le mixe flocons d’avoines, raisins secs, cacahuètes, dans de l’eau avec du miel et éventuellement un banane coupée en rondelles ne prends pas de place et ne coûte pas cher. J’ai mangé ça en Australie quand j’étais dans les déserts, matin midi et soir. Après je ne sais pas combien de jours de marche tu auras au maximum entre deux ravitaillements mais quand je peux ravitailler tous les jours, je ne mange que des fruits et des légumes crus, ceci dit c’est sans doute plus cher. Je ne mange pas de gluten et donc pas de flocons d’avoines quand j’ai le choix.

      Les douches ne sont pas indispensables, un corps en bonne santé ne sens pas, y compris dans l’effort. Habituellement je prends un jour de repos une fois par semaine, que ce soit à l’hôtel ou chez un local et je me lave à ce moment. Le reste du temps, si j’ai l’occasion de me le laver dans une rivière par exemple j’en profite mais je ne cherche pas absolument de quoi me laver chaque jour.

      Je n’ai jamais fait le chemin de Compostelle, mais il semblerait qu’il y ai du monde d’après ce que l’on m’en a raconté.

      Bonne marche :).

  • Bonjour Bertrand,

    J’ai littéralement dévoré ton site. Lorsque j’avais 20 ans, je voyageais de temps en temps à vélo avec un ami. Ensuite, avec la vie professionnelle et familiale, c’est devenu plus compliqué à organiser et j’ai fini pas oublier ce type de voyage. J’approche tout doucement de la cinquantaine et, depuis quelques années, j’envisage de traverser “un jour…” les USA à vélo en solo. Evidemment, j’attends “le bon moment” et comme cela me prendra plusieurs mois, ce n’est pas facile à programmer (pause carrière ? quid de ma famille ?). En attendant, en guise de préparation, histoire de voir si tout cela me plaisait encore, j’ai préparé un trip en Grande-Bretagne et en Irlande en juillet dernier. J’ai donc lu énormément de conseils sur le Web, à commencer par les tiens. Je me suis acheté le matériel manquant (tente, matelas, réchaud, sacoches Ortlieb, selle SMP Trekking gel, GPS Garmin Edge Touring,…) et me voilà parti tout sourire. Départ de Londres que j’ai rejoint en Eurostar en direction de Hollyhead pour ensuite prendre un ferry vers l’Irlande. Traversée de l’Irlande en Bus vers Clifden à l’ouest pour la suite du périple.

    J’avais beaucoup d’attentes mais aussi quelques craintes. Depuis quelques années, je cours régulièrement mais ne fais plus beaucoup de vélo. Au niveau forme générale, ça devait aller mais comme ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent pour la course à pied et le vélo, est-ce que je n’allais pas me tordre de douleur tous les soirs ? Au final, aucun problème de ce côté-là. Qu’en serait-il du confort ? Allais-je supporte de dormir sur un petit matelas ultraléger (Sea to Summit Comfort light insulated) ? Et bien oui, j’ai dormi comme dans mon lit :-) J’ai quand-même pris un oreiller. Pas génial pour le poids mais, en ce qui me concerne, indispensable pour une bonne nuit de récupération.

    Par contre, il y a deux aspects que j’avais totalement sous-estimés.

    Le premier, c’est l’itinéraire. J’avais prévu des trajets de 80 km en moyenne. Le premier jour, cela a été. Les jours suivants, je me suis retrouvé sur des sentiers de halage le long de canaux en Angleterre. L’avantage, c’est que c’est plat et qu’il n’y a pas de trafic. Par contre, ils sont souvent très étroits et herbeux avec des petites bosses. Impossible d’avancer correctement avec un vélo chargé, surtout quand on n’a qu’un mètre de large avec un mur de ronces à droite et un canal à gauche. Au final… 40 km à peine dans la journée. Les jours suivants, pareil. En plus, même si cela a beaucoup de charme, je commençais à me lasser des paysages très répétitifs des canaux anglais. J’aurais dû mieux évaluer les difficultés dues au types de chemins et aussi prévoir des points d’intérêts particuliers tous les 3 jours au minimum. Sinon, on roule, sans jamais rien visiter, en passant par des petits chemins, certes bucoliques, mais sans objectif précis sinon que d’avaler des kilomètres (ou des miles en l’occurrence…)

    Le second point que j’avais sous-estimé, et non le moindre, c’est ma résistance à la solitude. J’étais persuadé que cela me ferait un bien fous de me retrouver seul avec moi-même. Et durant les premiers jours en effet, j’étais le plus heureux de cyclistes. Par contre, quand venait le soir et que je me retrouvais seul dans un bivouac, sans personne à qui parler, sans pouvoir sortir de ma tente parce qu’il pleuvait sans arrêt, même si la pluie contribue au charme de ces régions, et que les midges m’attendaient (beaucoup moins de charme, ça), après quelques jours cela devient moins drôle.

    A propose de bivouac, je n’en avais jamais fait. En Irlande, ce n’est pas autorisé. Je devais donc trouver des endroits très discrets. Pas facile quand la moindre parcelle verte est envahie de moutons partout, partout, partout… Et une fois qu’on a trouvé un endroit sans mouton, suffisamment discret et éloigné des routes, il faut encore qu’il soit plus ou moins plat. Je n’ai jamais trouvé l’endroit idéal mais j’ai quand-même réussi à planter ma tente.

    Au final, j’ai adoré me remettre en selle. Rouler toute la journée et découvrir les paysages, surtout en Irlande, procure un plaisir indescriptible. Même faire sa petite popote (merci pour ta recette des flocons d’avoine, c’est une véritable potion magique !) fait partie du plaisir d’un tel voyage. Par contre, je supportais mal la solitude. J’avais besoin de partager ce que je vivais et le plaisir des paysages que je découvrais. Je comprends d’autant mieux que tu tiennes ce blog.

    Bien sûr, on rencontre des personnes le long de la route et ce sont toujours de chouettes rencontres. Le vélo chargé est un véritable aimant qui attire les gens et vous colle tout de suite une étiquette de sympathie. Mais ces rencontres ne durent que quelques dizaines de minutes. Certains soirs, j’ai tenté de rencontrer des gens dans des pubs mais quand on est dans une région touristique, ils sont surtout fréquentés par des touriste qui y viennent en famille. Difficile de s’installer à leur table en expliquant qu’on a juste envie de parler. Je suis allé quelque fois dans dans un B&B pour pouvoir prendre une douche et disposer de courant pour recharger mon téléphone et le GPS mais je n’y ai pas vraiment fait de rencontre. Faut dire aussi que je préférais aller dormir tôt pour être en forme le lendemain et pouvoir repartir rapidement.

    J’ai fini par écourter mon voyage pour ne plus rester seul. Cela valait donc la peine de faire ce petit voyage préparatoire. Je sais à présent que si “un jour” je veux traverser les USA à vélo, je dois d’abord trouver de la compagnie.

    D’ici-là, je continuerai à me préparer en effectuant d’autres petits trips et à rêver en lisant ton blog. Merci pour tout cela :-)

    • Salut Philippe,

      Merci pour ton message.

      C’est certain que lorsqu’il pleut et qu’il fait froid la solitude est plus pesante que sous un soleil californien par exemple. J’imagine aussi que le fait de vivre en couple depuis longtemps, d’avoir des enfants, ne facilite pas le retour à la solitude. Passé l’euphorie des deux trois premiers jours le temps adaptation est sans doute plus long pour en tirer des bénéfices sur du plus long terme, si tant est que notre personnalité y soit compatible à la base bien sûr. Moi j’ai le problème inverse, c’est à reculons que je retrouve la civilisation tant j’aime ces nuits seuls dans le désert. D’ailleurs je ne voyage plus que dans des zones désertiques et il me serait difficile d’avoir de la compagnie :).

      Bonne préparation pour les US !

    • Bonjour Philippe, Pour être passé par les USA lors de notre TDM, je te conseillerais aux USA d’utiliser Warmshower. Ça fonctionne bien! A l’intérieur du pays et contre toutes attentes, vu l’image des américains que l’on retrouve bien aux postes frontière, nous y avons fait les meilleures rencontres de notre voyage.
      LE voyage dans un pays c’est aussi, à notre sens, la rencontre des autochtones…

  • Bonjour Bertrand!
    Merci pour cette article! Je tente l’expérience dans une semaine. À quelques km de chez moi, pour uen première fois :)
    Je n’ai pas encore décidé de l’endroit. L’avantage, cnest qu’il n’y a pas d’ours dans la région…

    • Bonjour Aurélie,
      Oui ici il n’y a pas à se soucier d’autre chose que notre imagination.
      Bonne première fois dans ce monde merveilleux qu’est le camping sauvage :).

  • Bonjour Bertrand,

    Etant un nouveau voyageur solitaire à vélo; le camping sauvage m’apparaît comme une alternative plaisante, dépaysante et fort instructive.

    Cependant, étant d’un naturel craintif, j’aimerais savoir comment arrive t’on à “sentir” un endroit, avoir une “bonne intuition” ? Je n’ai fait qu’une seule fois du camping sauvage et ce fus à Hampstead, dans un quartier plutôt huppé de Londres. J’ai réussi à dormir, cependant le matin à 9h00, un gentil coup est venu me voir et m’a gentilemment demandé de débarrasser le plancher. C’est quelque chose que j’aimerais absolument essayer. Cependant, la peur de finir en prison, m’empêche de de sauter le pas pour de prochains voyages.

    Avez-vous quelques conseils pour passer ce cap psychologique ? Peut-t’on finir en prison ? Quels sont les risques ‘humains’ ?

    Je vous remercie de vos conseils !

    • Salut Benoit,

      Les zones urbaines ne sont pas idéales pour s’essayer au camping sauvage.

      A moins que tu ne campes sur une zones militaire dans une dictature de fous furieux tu devrais t’épargner la prison. Les risques humains sont quasi nuls, je pense qu’il y a plus de personnes qui se font agressés chez eux malgré les murs en briques et la porte triple verrous que de campeurs sauvages qui ont des ennuis.

      Il faut bien comprendre une chose, quelque soit l’expérience que tu vis (ici une agression éventuelle), tu te la créée de toute pièce. Ce sont des énergies de conscience que tu as semé et qui te reviennent sous forme d’expérience quelle qu’elle soit. Autrement dit, où que tu sois, quoi que tu fasses, si tu dois passer par une expérience tu en passeras par là. Si tu ne dois pas en passer par là tu n’y passera pas.

      Si ce que je te dis n’est pas clair comme de l’eau roche, médites dessus jusqu’à ce que ça le devienne et la peur te sera épargnée à jamais. On reste humain donc il y a toujours des résidus de peur, mais ils ne font que passer sans être paralysants.

  • Bonjour,

    J’ai consulté ton site il y a quelques années pour préparer ce qui fut mon premier trek à vélo, expérience que je renouvelle tous les étés avec joie. C’est vraiment une super forme de “tourisme”, très économique et respectueuse de son environnement.
    Actuellement, mes expériences se sont déroulés sur un temps relativement court (5 jours, puis une semaine). Je suis parti avec des amis (la première fois à 2 et la deuxième fois à 4), ce qui rends l’expérience encore plus fantastique quoique plus ardue que tout seul (plus on est nombreux et plus on a tendance à casser le rythme a cause d’une bricole, c’est pas évident au début du coup, et ça nécessite plus de précautions avant de partir). Au niveau du vélo, je suis parti avec ce que j’avais : un vélo de route en acier “colombus”, solide et léger, conçu pour la course à la base, don sans fixations pour porte bagages, mais j’ai trouvé une alternative fonctionnelle.
    Le premier trek que j’ai fait à été assez simple : j’ai descendu la Loire, avec un ami, de Nevers à Tours. Il y a une voie verte balisée qui fut une bonne aide. De plus, les bords de Loire sont assez déserts et on a pas eu de problème pour trouver un coin où se caler à chaque fois. Le premier jour, on à pris le train jusqu’à Nevers, puis on a fait une douzaine de kilomètres pour rejoindre la voie verte et installer notre bivouac. Le deuxième jour, on est partis tôt le matin, on s’est acheté des muesli low-cost (que je fais moi même depuis) comme petit déjeuné, on a du faire 60 km le matin, et 60 l’après midi et 40 en soirée. C’était assez facile au début, la route était très roulante (parfois c’était du chemin, mais praticable en vélo de route quand même. Le plus dur à commencé vers midi et nous a suivi tout le reste du voyage : un vent de face ardu qui ne nous à pas du tout aidé. C’est vraiment le point que j’avais sous estimé en partant : un vent de face aussi fort. On à trouvés un endroit super où dormir, le cadre était magnifique (mais je n’avais que mon téléphone pour prendre des photos… De retour chez moi j’ai fait un investissement qui à clairement été amorti depuis). Le troisième jour, on a commencés à sentir que on avait trop donnés le premier jour, et le matin était très frais, a cause de la Loire à proximité l’air devait être plus humide et donc le froid se faisait plus ressentir. On s’est donc échauffés avant de partir de façon plus rigoureuse que le jour précédent, et on est repartis, avec un peu de retard et la ferme intention de prendre plus de temps pour le “tourisme”. On a donc fait a peine 30km le matin, puis on est arrivés à Orléans, que l’on a pu visiter (rapidement); on a mangés et on est repartis. Puis on a fait une halte en milieu d’après midi au château de Chambord, que l’on a pris le temps de visiter. Puis on est descendus jusqu’à Blois, et on a campés a proximité. Bilan du troisième jour : 80km, et des étoiles plein les yeux. L’avant dernier jour est celui qui nous à fait le plus souffrir à cause du vent. On à fait une grosse vingtaine de km le matin pour arriver tant bien que mal à Amboise, où l’on à étés très déçu du prix d’entrée du château, que l’on a pas visité du coup. Mais on a pu profiter de la ville, qui a un coté renaissance sympa. Puis on est allés vers la croix en touraine, dans un village où un ami à pu nous héberger. On à passés un bon moment de retrouvailles, mais le bilan restait un peu lourd : on avait parcouru a peine plus de 40km dans la journée, en plus de 6h de trajet, et en se fatiguant plus que les autres jours. Et ce bien que la route roulante et la météo clémente, la vraie difficulté était seulement ce vent à décorner les boeufs qui menaçait de nous faire reculer ^^. Le lendemain, on à pris le train jusqu’à Tours, puis jusqu’à Lyon (pour s’arrêter à Roanne, un arrêt avant le terminus à Lyon, parce-que pour une raison étrange : Tours–>Roanne = 50€ et Tours –>Lyon = 30€. Je me demande encore pourquoi). A cause d’une panne de la sncf on a fait le reste du trajet à vélo, soit une grosse trentaine de km dans les gorges de la loire, sympa mais un peu dangereux à cause d”une départementale/nationale pas très safe à un endroit en particulier. Mais on à survécus à ça et grosso modo tout c’est bien passé

    allez, la suite au prochain épisode, je fatigue un peu là

    • Salut Marzien,
      Merci pour ton retour.
      Le vent de face est terrible oui, mais il est aussi difficile de récupérer d’une première ou de premières journées fort chargées en kilomètres quand on y est pas habitué.
      A bientôt.

  • Merci de ton petit commentaire, me voilà quelque peu rassuré :)

    Cependant, lorsque je suis dans une grosse ville, vaut-il mieux chercher un endroit dans la ville ou essayer en périphérie ? Les lieux comme des cimetières permettent-ils de passer de bonnes nuits ? La tente est-elle envisageable, au risque d’être moins discret ?

    • En ville tu as warmshower, couchsurfing, camping ou hotel si tu comptes y rester ou il faut s’arranger pour être sortie de la ville avant la nuit.
      Sinon j’ai parlé dans cet article des maisons abandonnées par exemple, ou zones industrielles (selon le pays et le jour), mais c’est d’avantages une solution de secours que le truc sur lequel tu comptes. Certains ont campé sous les ponts à Tokyo car c’est une ville ultra sécurisée, j’ai moi même dormi sur la plage à Dubaï… Mais de manière générale, camping sauvage et ville ne font pas bon ménage.

  • Bonjour Mr/ Mme
    Je me nomme Mr CARROUGEAU JEAN-PAUL je suis un administrateur maritime
    .J\’octroie de crédits à toutes personnes sérieuse pouvant rembourser ,
    si vous vous sentez dans le besoin ou dans le problème d\’argent je
    suis disposé d\’un capital qui servira à octroyer des prêts particulier à court
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    contacter. je fais des prêts à court et à long terme avec intérêt bien déterminé et une durée de
    remboursement abordable. Il est formellement interdit aux malhonnêtes de
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    je suis venu pour vous aider à régler tous vos problèmes de financement . Vous
    aurez votre prêt sans soucis et rapidement puis que je suis assez
    expérimentez et sérieux . je ne prend ni frais de dossier ni frais de notaire.
    je fais le prêt il y a 20ans . Donc je vous rassure de ma bonne fois.
    Contactez-moi par mail: jeanpaulcarrougeau001@gmail.com

    Cordialement

  • Témoignage d\’un financement depuis que j\’ai perdu tous mes biens par suite d\’un incendie, personne n\’a voulu m\’aider ? cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d\’octroi de financement. J\’ai d? contacter Mme Chantal Petit-jean qui m\’a fait un prêt de 36.000 euros afin de me sortir de mon impasse. Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

  • Témoignage d\’un financement depuis que j\’ai perdu tous mes biens par suite d\’un incendie, personne n\’a voulu m\’aider ? cause de ma situation qui ne remplissait pas les conditions d\’octroi de financement. J\’ai d? contacter Mme Chantal Petit-jean qui m\’a fait un prêt de 36.000 euros afin de me sortir de mon impasse. Généreuse, sérieuse et fiable, elle peut vous aidez certainement si vous la contacter sur son adresse : chantal-petit-jean@outlook.fr

  • Bonjour bonjour ! Tout d’abord merci pour l’article il m’a beaucoup rassuré ! Je vais peut-être paraître un peu naïve mais j’aimerai avoir votre avis : je compte passer 1 mois en Italie en road trip avec ma copine, on est deux filles de 19 ans pas très balèzes est-ce que tu penses que dormir dans la voiture ou camper dehors comporte des risques pour nous ?
    Merci beaucoup !

    • Salut Djanan,

      Dans l’absolu la notion même de risque n’a pas de sens. Ce qu’il faut comprendre c’est que nous vivons les expériences que nous avons à vivre selon ce que nous avons semé en chemin au cours de notre ou nos vies. Personne ne peux échapper à cela et par conséquent se produit ce qu’il doit se produire où que l’on soit, quoi que l’on fasse.

      Le “risque” ne dépend donc pas de ce que nous faisons mais de ce que nous avons semé sur notre chemin, bien que la récolte peut avoir lieu à travers ce que nous faisons.

      J’aurais pu te rassurer par une réponse plus terre à terre en motionnant que statistiquement tu as peu de chances de te faire agresser et tout en sachant que le risque zéro n’existe pas, mais la vérité n’en reste pas moins exposé dans les lignes du dessus, à savoir que l’on ne peut échapper à notre destin et qu’à partir de là, s’inquiéter ne sert à rien.

      Bon voyage ;).

  • Camping en ville…
    Avec mon amie, sur les chemin de st jacques, nous avons plantées la tente dans un parc à Léon en Espagne. Un parc dont la grille a été fermée après que nous nous soyons installées et ouvert avant notre réveil. Ce parc était en plein centre ville, on a tenté et au final nous étions bien en sécurité vu que la grille du parc était fermée. En deux mois et demi, à dormir dans ou près des villages, nous n’avons été réveillées qu’une fois par la police à St Jacques de Compostelle. Nous avons juste plié la tente et sommes parties (pas eu de soucis supplémentaire que être réveiller à 6h du mat)
    Angel

    • J’imagine que dans les zones touristiques ils ne peuvent pas se permettre de laisser les gens camper comme ça car si tout le monde s’y mettait ce serait vite le bazar :).

  • Bonjour Bertrand, wahouh super conseils, merci pour ces informations.
    Actuellement en Chine, on hésite à planter la tente en camping sauvage, nous rejoignons Shangai en étant parti de Beijing par une région bien plate, qu en penses tu?
    Merci encore

    • Bonjour Maxime,
      D’ici je n’en pense pas grand chose. Ce sont des régions fort urbanisées à priori, il faut voir sur place s’il est possible de camper ou non, si c’est agréable de camper ou non et si vous avez envie de camper ou non :).

  • Bonjour, je découvre le blog en faisant justement des recherches sur le camping sauvage (l’article est très bien et complet) et j’aurai une petite question.
    Je pratique l’astronomie en amateur et j’envisage d’aller camper vers le Pic du Midi pour profiter de la qualité du ciel nocturne, quels conseils me donneriez vous?
    Merci beaucoup.

    • Bonjour Valentin,
      Il faudrait que je connaisse le pic du midi, voir l’astronomie pour pouvoir te conseiller et ce n’est pas le cas. Donc là comme ça je ne vois rien que je puisse ajouter à cet article, si ce n’est que tu seras en pleine nature et que tu connais déjà le lieu de campement ce qui facilite les choses. A s’assurer peut être que le camping sauvage y soit autorisé car c’est un parc national et du monde doit y circuler quand même un peu.
      Si tu as des questions plus précises et qui ne soient pas propre à ce lieu éventuellement je pourrais répondre mais là non je ne vois rien d’autre ;).

  • Bonjour,

    Je viens de découvrir ton blog qui je trouve est fort interressant vu que je n’y connais rien.
    J’aimerai savoir si tu pourrais me dire simes 2 frères et sœurs qui sont mineurs tous 4 mineurs ont le droits de faire d camping sauvage ? Ils seront dans le Midi mais je ne sais pas si à cause de leurs âges ( 15 , 15 , 16 et 15 ) ils le pourront ?
    Sinon j’aimerai bien en faire cettes été et j’aimerai bien savoir si tu as quelque lieux en France qui serait pas mal pour une première fois.
    Merci

    • Bonjour,
      A ma connaissance il n’y a pas d’interdit juridique relatif à l’age.
      Après le tout c’est de ne pas camper là où c’est interdit (réserves naturelles, parc nationaux), de ne pas faire de feu si c’est interdit, de laisser les lieux en l’état et de rester discret pour ne pas s’attirer de problèmes et alors personne ne saura même qu’ils ont campé.
      Sinon je pense que l’on est à même de passer la nuit dans la nature lorsqu’on à 15/16 ans.
      La France est un pays fort urbanisé et fort cultivé donc ce n’est pas le paradis du camping sauvage mais on y parvient partout quand même. Ne pas oublier que le thème de ce blog est le voyage à vélo donc je raisonne en terme de voyage à vélo. Maintenant si le but est de randonné sur un GR en pleine nature il n’y a plus de soucis, toujours sous condition que le camping sauvage soit autorisé. Ou s’il s’agit de passer une ou quelques nuits dehors alors n’importe quelle forêt s’y prête. Je ne sais pas dans quelle optique tu souhaites camper sauvage donc il m’est difficile de répondre plus précisément, mais quoi qu’il en soit je n’ai aucun lieu en particulier qui me vient à l’esprit. Y compris si je devais choisir un lieu pour moi je ne saurais pas où aller en France en dehors des forêts autour du chez moi dont je commence à connaitre “le moindre recoin”… Mais sinon si je voyage à vélo et bien je comptes sur la chance d’arriver à l’heure du bivouac là où il y a autre chose que des champs et des villes ! Dans ton cas, à priori je me chercherais un sentier de randonné dans une région non touristique et tenterais le coup au feeling. Un truc du style le sentier cathare peut-être… Je ne peux pas plus t’aider :).

  • Bonjour Bertrand,
    Merci pour tes réflexions on ne peut plus pertinentes concernant le camping sauvage.
    L’ année dernière j’ai expérimenté le bivouac dans la nature pendant une semaine et j’ai beaucoup apprécié. Je vis très simplement et le camping sauvage me semble une évidence. J’ai le sentiment d’ être à ma place au milieu de ce tout qui m’entoure.
    J’ai 53 ans, suis une femme et ai un vélo bien particulier puisque c’est un trike (3 roues couché). Je me suis fait faire une caravane de vélo que j’attelle derrière mon trike. C’est une simple échelle en alu qui supporte une toile de tente semi rigide hors sol. Je compte traverser cet été la France d’Est en Ouest avec mon drôle d’ attelage avant d’entreprendre un plus grand voyage cette fois en faisant une boucle Europe, Asie Europe de 30 000 km. Si quelqu’un est intéressé par le bivouac sauvage et aimerait éventuellement faire un bout de chemin avec moi, je vous laisse mon lien : entoutesimplicite57@gmail.com

    • Bonjour Caroline,
      Tu as là un attelage qui sort de l’ordinaire :).
      Pour les recherches de compagnons de route tu trouveras sur voyage forum une rubrique dédiées à cet effet, avec probablement plus de chances de succès qu’ici, mais sait-on jamais… J’avais créé cette communauté sur google+ aussi : https://plus.google.com/communities/102098248677181597035. Mais idem je ne suis pas certain de son efficacité en la matière.
      Si le 57 est ton département on est voisin, je suis du nord 54 ;).

  • Salut,

    Le bivouac est-il bien toléré au Portugal ? As-tu quelques infos à ce sujet ? Quelques bon plans ?

    Merci

    • Bonjour,

      Je ne suis pas Bertrand, mais je vais me permettre de te répondre, ayant été au Portugal au moins d’avril.

      J’ai voyagé à vélo au Portugal pendant deux semaines et j’ai fait du camping sauvage. Je te rassure, il est toléré par les locaux. A chaque fois que l’on m’a vu poser ma tente, je n’ai eu droit à aucunes remarques, au contraire !

      Pas de panique à avoir, donc ;)

  • Salut :)

    Pour ma part je m’apprete à planter (jeter ma tente 2 secondes) dans la campagne pas loin de mon lieu de travail, il y a pas mal de champs et des forets et bosquets
    Je ne sais pas vraiment ou je vais pouvoir m’installer mais je vais suivre tes conseils er m’enfoncer au maximum dans les forêts et bosquets ça va etre à jauger :)

    Ca va etre une expérience sympa pour moi j’adore la nature alors je vais pouvoir en profiter :)
    Je peux partir en repérage donc ouf ça me permet de me projeter un peu vu que ça sera la première fois pour moi :)
    Merci pour les conseils et superbes photos !
    Bonne vacances

  • Bonjour Bertrand,
    Merci pour tout les conseils que tu nous donne !
    Je pars en Espagne avec des amis dans quelques semaines, nous aurions voulu faire du camping sauvage mais on a peur de pas s’y retrouver, on a tous 18ans et on part dans le Nord Ouest en voiture. As-tu des conseils en plus pour nous aider a trouver de bon endroits qui n’embête personne et surtout au dernier moment ? l’idée de partir sans savoir ou dormir me fais un peu peur …
    Merci par avance,
    Emma

    • Salut Emma,
      Je n’ai pas vraiment plus de conseils que ce qui a été dit dans l’article, d’autant plus je ne suis jamais allé en Espagne.
      C’est vrai qu’en voiture c’est encore une autre histoire.
      Si je me base sur la france, j’essayerais, à l’heure du bivouac, de m’engager dans un petit chemin forestier praticable en voiture.
      La seule fois où j’ai planté ma tente en voiture, c’était sur un parking en bord de nationale, j’avais roulé jusqu’à minuit ou une heure et je repartais le lendemain matin tôt.
      Après plus vous allez sur les petites routes de campagne plus ça devrait être simple. Il suffit sinon de garer la voiture sur un parking et de marcher un peu dans la forêt.
      Je ne peux pas t’en dire beaucoup plus, ce sera à voir au jour le jour surtout.
      Bon voyage.

  • Bonjour Bertrand,

    Merci pour cet article tres rassurant, je pars en Autriche et ai prévu de camper dans les montagnes mais je suis un peu inquiète car je n’ai jamais camper, suis seule et le camping sauvage est formellement interdit en Autriche ..
    Es-tu passé par la ? Ou eu des retours de gens qui y sont allés ??
    Merci
    Betty

    • Bonjour Betty,
      J’y suis passé en 2011 et y ai campé sans même savoir que c’était formellement interdit et n’ai eu aucun soucis.
      Si tu entres dans la forêt en fin d’après midi sans te faire voir il y a peu de chances pour que l’on vienne te trouver ensuite.
      Bon voyage.

  • Eh bien quel blog! Bravo

    Venus simplement en vacances en Ecosse, nous avons décider de s’y installé il y a 2 ans avec nos deux enfants.

    Cette année, le budget étant restreint, ce sera découverte du territoire en camping officiel ou sauvage.

    Bon d’accord, la météo n’est pas la meilleure, mais au pire nous serons à une journée de voiture de notre home sweet home.

    Merci pour tout tes conseils, emplacement et autres, cela va me servir.

    J’ai adopté le vélo pour mes déplacements citadins, un petit road trip dans certaines iles ecossaises, pourquoi pas? peut-être l’année prochaine..

    Bonne continuation

  • bonjour bertrand.
    nous partons a 5 (3 enfants) au portugal cet été.
    penses que le portugal soit toujours propice au camping sauvage?

    • Salut Thomas,
      Je n’y suis jamais allé mais je pense que oui. Je voyais justement les photos d’une voyageuse à vélo y camper sur les plages dernièrement. Dans les terres c’est semble t-il assez sauvage, après sur la côte j’imagine qu’il y a des zones plus compliquées mais dans l’ensemble ça devrait aller.

    • cool!
      oui je me doute que sur la cote sud, ca risque d’etre compliqué (ca serait comme camper a saint tropez!).
      on va le tenter!

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  • Hello bertrand,

    Merci pour ton post qui me rassure un peu sur le camping sauvage en asie car nombreux sont les commentaires qui dissuadent. Mais ces mêmes commentaires viennent de personnes n’ayant pas fait l’expérience eux même.

    Je voudrai avoir plus d’infos sur le Cambodge, j’y vais ce juillet avec ma meilleure amie et nous souhaitons beaucoup y faire une grande randonnée de deux-trois semaines et dormir en camping sauvage. Vu que tu y as été j’aimerai avoir plus d’infos sur ton expérience. Aussi j’aimerai savoir si le chemin en lui même est à préparer soi-même ou si il y a déjà des grandes randonnées dont on peut suivre la trace. Est il facile aussi de s’approvisionner en eau et nourriture ?

    Merci beaucoup :)

    • Salut Laetitia,
      J’ai traversé le Cambodge par les pistes et dans ces zones reculées il n’y avait pas de soucis pour camper, maintenant si je l’avais fait par les routes, le monde faisant, ça aurait été un peu plus compliqué mais c’est faisable, je l’ai d’ailleurs fait lorsque je n’étais plus sur les pistes.
      Si tu me parles de randonnée j’imagine que ce sera dans la nature et donc qu’il n’y aura pas de problème. Par contre, à ma connaissance les grandes randonnées toute tracée ça n’existe qu’en nos contrées, il n’y a rien de tel en Asie et il faut donc la préparer soi-même.
      A vélo s’approvisionner en eau et nourriture était facile mais on parcourt aussi plus de kilomètres qu’à pied. Du coup à pied, selon où vous allez, je ne peux pas vraiment te répondre, mais en principe y compris dans le plus petit des villages il y a toujours une “supérette”, soit l’un des habitants qui vend deux trois bricoles dans sa maison. Après il faut juste voir quelle est la distance entre deux villages et en combien de temps vous la couvrez, tout en faisant quelques prévisions d’avance au cas où ça ne serait pas possible de ravitailler partout.
      Bon voyage ;).

  • Un grand bravo pour ton aventure extraordinaire et merci pour se partage d’expériences! j’aime m’enrichir de l’expérience des autres en plus de la mienne mais j’ai parfois du mal a la partager, chose que je reverrai plus tard, au moment venu.
    J’ai vu que tu étais passé par l’Australie.. j’y suis actuellement et me lance dans mon deuxième “grand voyage” après avoir parcourus toute l’Europe en camion, j’aimerai parcourir dans un premier temps la cote Ouest de l’Australie en auto stop, j’ai déjà de l’expérience en camping sauvage mais je m’interroge sur les conditions de survis en plein désert.. Aurai tu des conseils à me donner ?

    • Salut Maryline,
      Il n’y a rien de plus confortable que le désert pour bivouaquer :). Tant que tu as suffisament d’eau et de nourriture tu ne risques absolument rien. Lorsque j’étais sur la côte ouest, il ne faisait pas même très chaud, donc il n’y avait pas des quatités astronomiques d’eau à transporter non plus. D’autant plus si tu fais du stop, l’effort ne sera pas le même qu’à vélo et tu devrais consommer moins d’eau.
      Après je ne sais pas comment s’organise un voyage en stop, si tu vas demander à la personne de te déposer là au milieu de nul part pour la nuit ou si tu iras de ville en ville. Mais si tu restes vraiment sur la côte, tu ne seras pas en plein désert, enfin entre les villes c’est désert mais tu n’as pas le sentiment d’être en plein désert, déjà parce qu’il y a la route et aussi parce qu’à côté de la route ce sont souvent des parcs à vaches. La route étant souvent à une dizaine de kilomètres de l’océan, il y a parfois des pistes qui rejoignent l’ocean, alors peut-être que le mieux est de camper le long de ces pistes pour être tranquille. Et parfois il y a bien sûr des portions plus sauvages le long de la route elle-même, sans parc à vaches… Mes souvenirs ne sont plus très précis et étant donné que l’on parcourt beaucoup moins de kilomètres à vélo, ce qui a pu me sembler rarissime pourra te sembler plus fréquent. Si tu rentres dans les terres, selon où, tu trouveras plus de “vrais déserts”. Mais quoi qu’il en soit, partout, le principe est le même, tant que tu as à boire et à manger tu es sauvé, hors cas de force majeur. Mais un cas de force majeur dans le désert c’est quand même compliqué, même les féroces annimaux australiens ne se croisent pas toutes les cinq minutes non plus. C’est rarissime de croiser un serpent, j’ai dû en croiser deux en trois mois et ils sont plus tentés par partir que s’approcher. Juste faire attention aux toiles d’arraignées entre les arbres si tu avances en hors piste, c’est tout.
      Si tu as d’autres questions n’hésites pas.
      Sinon, bonne route ;).

  • Merci pour ta réponse, mes craintes étaient surtout liée aux réserves d’eau et de nourriture par rapport aux longues routes désertes (afin de recharger les provisions) et aux éventuelles animaux (serpents, araignées et autres que je n’aurai pas imaginée) desquelles ils gaufraient de méfier.. J’aurai aimé tanter le vélo mais sous cette chaleur et vu mon manque d’entraînement, je reverrai le vélo pour un autre pays :) je ne sais pas ou tu en ai dans tes voyages mais je te souhaite bonne continuation :)

    • Si une voiture te prends en stop, c’est qu’elle se rend forcément quelque part. Du coup tu devrais chaque jour avoir la possibilité de te ravitailler. La distance la plus longue entre deux villes c’est celle entre Port Hedland et Broome je crois qui est d’environ 600 Km, ce qui se fait en moins d’un jour en voiture et entre tu as encore des stations services (2). Donc tu ne devrais pas avoir à transporter des quantités astronomiques d’eau et nourriture.
      Je ne t’aurais pas recommandé cette portion non plus à vélo. La côte ouest à vélo c’est sans doute ce que j’ai aimé le moins de tout ce que j’ai fait. Les journées y sont très longues, ce sera mieux en voiture ;).
      Bon voyage. Moi je n’en suis nul part pour l’instant :).

  • Je reviens vers toi pour un autre petit conseil, une idée m’est apparue d’utiliser un hamac (avec moustiquaire biensur) plutôt que de m’encombrer d’une tente et d’un matelas, car j’essai d’alléger le poids de mon sac au maximum avant tout ..
    Comme tu me disais en suivant la cote (Darwin -> Perth) c’est pas vraiment le désert et il y a bcp de prés a vache, pense tu qu’il est plus facile de s’installer en tente ou en hamac dans cette partie de l’Australie ?

    • À mon avis partout dans l’ouest et peut être même quasi partout en Australie c’est compliquer d’installer un hamac. Le peu d’arbres qu’il y a ne se prête pas au hamac (sorte de buissons) et il est déconseillé de camper sous les tout grands blancs car il arrive que leur branches tombent et tuent.

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