Matériel voyage à vélo

Dans cet article, vous trouverez la liste du matériel qui était dans mes sacoches à mon retour de “tour du monde”. Une année de voyage durant laquelle j’ai éliminé le superflu pour ne conserver que “l’essentiel”. J’y met des guillemets car je n’ai pas rechercher l’ultra minimaliste, conservant un minimum de confort tout de même et faisant de cette liste une bonne base que chacun saura adapter à ses besoins en fonction de la durée du voyage et des conditions météos. Les températures rencontrées dans mon cas allaient de -10 à 50°C.

Les sacoches

Soit un total de 103 litres.

Matériel de bivouac

  • Tente
  • Couverture de survie en lieu et place du tapis de sol
  • Matelas gonflant
  • Sac de couchage 0°C
  • Sac de couchage 15°C
  • Boussole : intégré à la sonnette accroché au cintre
  • Lampe frontale à pile
  • Réchaud à gaz (utilisé en Europe et en Amérique du nord uniquement)
  • Popote 1 personne en Titane
  • Cuillère Titane
  • Couteau
  • Purificateur d’eau
  • Micropur Forte
  • Micropur Express
  • Briquet
  • Serviette microfibre

Nb : Je n’ai pas trouvé de meilleure solution que d’emporter deux sacs de couchage que j’utilisent séparément ou ensemble selon les températures. 

Vêtements

Première couche

  • 3 Paires de chaussettes sport
  • 1 Paire de chaussettes chaudes en Mérinos
  • 3 Slips
  • 1 Maillot de bain
  • 1 Paire de sous-gants en soie
  • 1 Maillot en laine Mérinos qui peut être utilisé comme seconde couche également.

Deuxième couche

  • 1 Paire de chaussettes étanche en Gore Tex
  • 1 Paire de chaussures multisport
  • 1 Paire de sandale ultra light
  • 1 Collant long de running
  • 1 Pantalon de running en acrylique
  • 2 Collants de vélo courts avec “peau de chamois”
  • 1 Short
  • 1 Pantalon en toile léger
  • 3 Tee-shirts respirant (spécifique vélo ou non)
  • 1 Pull polaire fin
  • 1 Veste polaire chaude

 Troisième couche

  • 1 Sur Pantalon étanche
  • 1 Veste étanche type Gore Tex
  • 1 Veste coupe-vent légère (très utile lors des journées frisquettes, le gore tex est réservé aux journées de pluie et aux grands froids)
  • 1 Paire de gants chauds et étanches en Gore Tex
  • 1 Bonnet
  • 1 Buff en Mérinos
  • Casque
  • Lunettes de soleil
  • Moustiquaire de tête

Nb : Je suis parti avec des sur-chaussures étanches que je n’ai pas utilisées et que j’ai fini par donner car elles étaient peu pratique pour rouler. J’ai retenu les chaussettes étanches et les chaussures non étanches qui sèchent rapidement comme étant la meilleure solution contre la pluie.  

Toilette

  • Brosse à dents
  • Dentifrice
  • Savonnette
  • Gant de toilette à séchage rapide
  • Serviette microfibre
  • Rasoir
  • Coton-tiges
  • Coupe-ongles
  • Miroir
  • Papier toilette

Pharmacie

  • Huile essentiel d’arbre à thé (Tea Tree) (désinfectant)
  • Pansements
  • Compresses
  • Bandages
  • Pince à tique
  • Anti diarrhéique (si besoin)
  • Pastilles pour purifier l’eau (si besoin)

L’argile en usage interne peu faire office d’anti diarrhéique et antipoison, entre autres innombrables usages, en usage externe elle nettoiera les plaies, entre autres. Aussi elle est un très bon purifiant pour l’eau. La consommation de pollen devrait vous épargner l’usage d’anti-moustiques. Votre urine est un antiseptique de choix entre autres innombrables bienfaits. Ci-dessous quelques livres et vidéo sur le sujet :

Outillage

  • Démontes pneus
  • Pompe à main
  • Clé à rayon
  • Multi outil (dérive chaine, clés allen, tournes vis)
  • Clé allen de 5 (la plus courante)
  • Clé torx pour les plateaux
  • Clé plate pour les pédales (ou clé allen selon les pédales )
  • Pince plate avec section coupante
  • Chambre à air
  • Rustines autocollantes (peuvent servir à réparer la tente ou le matelas)
  • Rayons avec têtes (3 ou 4 par taille)
  • Câble de frein
  • Câble de vitesses
  • Attaches rapide (2 ou 3)
  • Patins avant et arrière
  • Billes de roues
  • Outil pour démonter les plateaux
  • Chatterton
  • Colliers Rilsan
  • Colle forte
  • Burette d’huile

Electronique

  • Appareil photo numérique
  • Kit de nettoyage capteur (si reflex)
  • 2 batteries supplémentaires
  • 1 Carte SD supplémentaire
  • Notebook ou ultra book
  • Adaptateur prises
  • Clé USB 32 GB
  • Piles pour la lampe frontale et le compteur

Divers

  • Sac à dos léger 20 litres
  • Cahier, stylo
  • Livres
  • Carte(s) routière(s)
  • Passeport, Carnet de vaccination, Argent, Carte Bancaire
  • Photocopies du passeport, photos d’identité, Rib
  • Codes d’accès banque à distance

Rangement dans les sacoches

  • Sacoche arrière n°1 : Les vêtements.
  • Sacoches arrière n°2 : Matériel de bivouac
  • Sacoches avant n°1 : Matériel de cuisine et nourriture
  • Sacoches avant n°2 : Outils (le plus gros des outils est dans un bidon sur le troisième porte bidon), pharmacie, toilette, accessoire électroniques et vêtements de pluie.
  • Sacoche de guidon : Appareil photo et divers.
  • Rack Pack : Dans cette configuration et pour un usage normal, vous n’avez pas besoin du Rack Pack. Cependant il peut servir à stocker la nourriture s’il n’y a pas de possibilité de ravitaillement.

Sinon je met le matériel de bivouac dans le Rack Pack et je répartis le reste dans les quatre sacoches comme indiqué ci-dessus en regroupant ce qui ne sert pas au quotidien dans la quatrième sacoche vide. Ça permet d’être mieux organisé et de ne pas avoir les sacoches pleine à craquer.

Pour plus d’informations concernant cette liste et plus particulièrement les choix matériels, je vous recommande la lecture de ce guide

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Bertrand

C’est à la suite d’un tour du monde à vélo réalisé entre 2011 et 2012 que ce blog a vu le jour avec pour objectif de mettre à disposition du futur voyageur, au long cours ou en vacances, les informations nécessaires à sa préparation.

58 CommentairesEcrire un commentaire

  • Bonjour et merci pour ce blog riche en informations intéressantes!
    Je vois que tu es parti avec une tente MSR huba huba. Qu’en penses-tu? Et quel modèle as-tu, celui d’été ou la trois saisons? J’ai le modèle d’été et je me demande si elle n’est pas un peu légère pour un projet de voyage en amérique du sud.

    michael

  • ah je viens de voir le billet sur le choix des tentes. Mais je me demande toujours si le modèle d’été n’est pas un peu légé pour un long voyage, car j’ai souvent eu froid dans cette tente…

    • Salut Michael. Merci pour ton message.
      J’ai donc celle en nylon plein et n’ai jamais testé le modèle été. Difficile de faire une estimation du gain de chaleur.
      Mais si on part du principe qu’une moustiquaire n’isole pas du tout et que je compare la différence de température porte fermée / porte ouverte, par fortes chaleurs, il faisait bien plus frais quand la porte était ouverte, sans et même avec la sur-toile.
      L’important quand il fait froid, c’est de se mettre au maximum à l’abri du vent, dans le sens du vent et de bien tendre la sur-toile pour éviter au vent de s’engouffrer à l’intérieur. Si tu as peur d’avoir froid, mieux vaut un sac de couchage un peu trop chaud que l’inverse. C’est toujours plus facile de l’ouvrir que de rajouter des couches que tu n’a pas forcement !
      Tu as une idée des températures minimales que tu vas avoir ?

    • Merci pour ta réponse. Je me suis pas encore totalement décidé de l’itinéraire, mais si je décide de passer par les andes il va sûrement faire bien frais. Je me suis renseigné et c’est possible d’acheter que la tente intérieure de la HP, qui est compatible avec la classique. Ca me parait une bonne option pour ne par racheter une tente complète. Avec un bon sac de couchage cela va de soi!

  • Salut Bertrand,

    Je vois que tu es parti avec un Notebook.
    Lors de mon départ initial, je ne partais qu’avec un simple iPhone, non mécontent de me couper un peu de la technologie.
    Mais après quelques tours de roue, et le vol de mon iPhone, je m’intéresse de nouveau à un système, de style tablette. Mon besoin principal serait l’orientation grâce à des cartes détaillées (sans connexion internet).
    Je ne vais pas te demander un comparatif des tablettes, rassure-toi, mais c’est un avis de « regard » dont j’ai besoin.
    En effet, avoir une tablette ici, en Europe, est anodin. Par contre, un peu plus loin, mon souci est de savoir à quel point un tel engin peut attiser la convoitise, malgré une utilisation raisonnée et discrète.
    Enfin, peut-on voyager l’esprit libre, plus le vélo est chargé de joujoux coûteux ?
    Merci d’avance pour tes réponses à mes questions éthiques :)

    • Re salut ;)
      Je n’utilisais pas le notebook comme carte donc il était de sortie uniquement quand j’étais dans les auberges.
      Partout ou je suis passé, je n’ai pas vraiment ressenti la convoitise/jalousie, pas du tout même. Je pense que ça ne pose pas de problème, de toute façons tu ne t’amusera pas à le sortir s’il y a attroupement autour de toi !
      Pour l’esprit libre, ça doit dépendre des caractères mais c’est clair que plus tu transporte de valeur matériel plus tu aura peur de te faire voler. J’avais un notebook vraiment pas cher donc je n’ai pas eu trop de mal à me faire une raison en cas de vol. Si tu veux parler du malaise que peut représenter le fait de transporter des objets couteux dans des lieux où ils n’ont parfois pas même de quoi manger, il faut garder à l’esprit que le voyage lui même coute déjà une petite fortune pour ces régions, même si ce n’est pas un signe de richesse direct dans le principe c’est la même chose. Le plus important je crois que c’est le comportement que l’on a.

  • Hello !

    Après avoir lu ton article, j’ai été surpris de voir que tu ne prenais pas de GPS lors de tes voyages. Comment procédais-tu ? Les cartes papiers sont-elles suffisantes ?

    • Salut Luca,

      Pas de GPS en effet, tout à la carte papier. C’est parfois compliqué mais je m’en suis toujours sorti. J’imagine que sur les pistes très reculées le GPS lui-même sèche (Google Maps séchait aussi sur certaines pistes tandis que ma carte l’indiquait, mal, mais elle l’indiqué quand même). Il n’y a que pour entrer dans les très grosses villes qu’il doit être un avantage, mais sans, c’est l’occasion de développer son sens de l’orientation ! Le problème du GPS c’est que 1) Il faut le recharger tous les 10h environ, donc tous les jours (dynamo ou panneaux solaires) 2) Il faut charger une carte par pays (est-ce que les cartes sont dispos dans tous les pays ?). Je ne connais qu’un petit peu les GPS vélo Garmin que j’ai déjà eu l’occasion d’utiliser en VTT mais je n’ai jamais trouvé cela très pratique. A la carte, même s’il n’y a pas un point GPS qui t’indique précisément et en temps réel ou tu es, entre ton compteur, l’échelle de la carte, les villes, et autres repères (rivières, chemins de fer, croisements…) tu sais toujours plus ou moins où tu es et tu as une vision plus large que sur un petit écran. Je me sens plus en confiance avec une carte qu’avec un GPS !

  • Bonjour,
    félicitations pour ce site qui donne envie de voyager.
    Juste une interrogation sur la charge des appareils électroniques.
    Que privilégier ? Système sur dynamo ou panneau solaire ???
    As-tu un retour d’expérience la dessus ?

    Merci

    • Salut Michaël, merci pour ton message.
      Je recharge mes appareils électroniques lors des pauses à l’hôtel, une fois par semaine environ. En cas d’urgence il est toujours possible de les recharger dans un restaurant sur la route. Je n’utilise pas le PC en dehors des jours de pause et je voyage sans téléphone, donc seul l’appareil photo est à charger. Plutôt que d’embarquer un lourd et peu fluide moyeu dynamo, je préfère avoir avec moi une ou deux batteries supplémentaires. En général je tiens une semaine avec une batterie. Compte tenu du fait que je ne me suis jamais retrouvé coincé en procédant de la sorte, je n’utiliserais ni dynamo ni panneaux solaires.

  • Salut,

    Je me prépare pour mon 1 er voyage à vélo.

    J’ai une question à propos du lavage des vêtements synthétiques. Comment fais-tu ? J’ai demandé à une droguiste qui m’a dit que les savons de Marseille et d’Alep étaient très gras et qu’ils risquaient d’endommager les vêtements. Ce que je souhaite éviter, vu leurs prix. Elle m’a conseillé un produit spécifique pour synthétique plus un savon pour le corps… Ce qui alourdit la charge…
    Merci pour ta réponse.

    • Salut Grégory,
      Je ne me suis jamais penché sérieusement sur le problème à vrai dire. Pendant longtemps je transportais de la lessive liquide et je lavais mes vêtements à la main puis j’ai arrêté pour les laver au savon, le même que celui avec lequel je me lave le corps. Je serais incapable de te dire la marque, mais ce n’est ni du Marseille ni du Alep, j’achetais ce que je trouvais ici et là. C’est pratique pour laver des chaussettes ou un T-Shirt rapidement sur la route, mais de temps en temps je donnais toutes mes affaires à l’hôtel dans lequel je logeais ou à quelqu’un qui proposait ce service (ou encore chez un couchsurfer) pour une lessive en machine.
      Ceci dit j’ai réussi dernièrement à enlever du stylo sur un T-Shirt en 60%coton/40%polyester grâce au savon de Marseille. Jamais ça n’était parti en machine. Je n’ai pas l’impression d’avoir abîmé le tissu… Et j’ai du mal à croire que ça puisse l’abîmer, mais c’est sans certitude.

  • Salut,
    Merci Bertrand de partager ces infos avec nous.
    Concernant des chaussures, je pensais partir en voyage avec une seule paire équipée de cales-pieds automatiques. J’aimerais qu’elles soient un minimum confortable pour marcher un peu de temps en temps (visite musées, monuments…).
    Connaissez-vous des modèles adaptés ou auriez-vous des conseils à me donner pour m’aider dans mon choix?
    Merci d’avance :-)

    • Salut Marco,
      J’avais des chaussures Shimano de trekking avec cales lorsque je suis allé en Ecosse pour mon premier voyage à vélo et finalement je suis parti en “tour du monde” avec de simples baskets sans cale. Les chaussures de trekking à cales n’apportaient pas énormément en efficacité de pédalage et n’étaient pas très confortables et pratiques : non pratiques pour marcher et peu confortables de manière générale. Je ne sais pas si les nouveaux modèles aujourd’hui ou si d’autres marques sont plus confortables et pratiques mais je sais que je n’ai jamais regretté devoir pédaler sans cale. Tu ne me fera pourtant pas rouler sur route ou en VTT sans cale mais à l’allure voyage ça ne m’a pas dérangé.

  • Ah ben c’est bien ce que je pensais au début.
    Au départ, je m’étais dis que j’allais partir avec des baskets plutôt typées trail, sans cales auto. Pi ensuite, j’ai souvent lu que le pédalage avec des chaussures + cale auto était vraiment plus efficace. C’est vrai qu’en VTT, d’un point de vu performance, je ne roulerais plus sans aussi. Mais en voyage, le confort des pied me paraît quand même plus important que la performance. Et le confort dans des godasses de vélo me paraît un peu limite pour marcher (semelles rigide + cale métallique…).
    Du coup je ne vais peut-être pas investir dans des cales + chaussures. Je vais peut-être me contenter de cales-pieds standard.
    Merci Bertrand :-)

  • Salut,
    Je cherche des gants de vélo vraiment imperméables sans pour autant tenir hyper chaud.
    En magasin ou sur le net, on trouve pleins de gants soit-disant imperméables mais en lisant les commentaires, on se rend compte que c’est pas souvent le cas.
    Que faut-il privilégier? Synthétique? Gore-Tex? Mérinos?
    Des marques en particulier? Des sites qui expédient vite et bien?
    J’aimerais avoir vos retours d’aventuriers cyclistes de l’extrême :-)
    Merci.

    • Salut Marco,
      Tu peux regarder du côté des gants en néoprène ou bien chez sealskin, les modèles Waterproof Cut Resistant et Ultra Grip. SealSkin je peux avoir, mais je n’ai jamais utilisé (excepté les chaussettes). Je n’avais avec moi en voyage qu’une paire en soie et une paire chaude en gore tex pour les jours de grand froid.

  • Merci pour ton retour Bertrand.
    Plus je me renseigne, plus j’ai l’impression que des gants vraiment étanches, passés plusieurs heures sous la pluie, ça n’existe pas….
    J’ai regardé coté SealSkin. Je suis tombé sur des commentaires pas cool qui m’ont dissuadé.
    Donc finalement, j’ai opté pour des gants (+ chaussettes au passage) en Gore-Tex (Gore Bike Wear Countdown).
    Pour ceux que ça intéresse, je pourrai vous faire un retour après test en vrai condition humides :-) (sauf si j’ai la chance de n’avoir que du soleil pendant les 2 mois qui viennent).
    @+

    • Gants et chaussettes étanches je n’ai jamais trouvé non plus. Mes chaussettes SealSkin finissaient par prendre l’eau, tout comme mes Gore Tex, mais l’important c’est qu’elles soient coupe-vent pour ne pas avoir froid une fois mouillé. Idem pour mes gants en Gore Tex qui prennent l’eau à la longue. Mais ce n’est pas tous les jours qu’il tombe des cordes du matin au soir. Pour une averse “normal” ça passe.
      PS : J’ai remplacé le lien par le modèle de manière à ne pas faire de pub gratuitement pour la concurrence :). Je la refuse même lorsqu’on me propose de l’argent, même lorsque je n’avais pas mon site de vente.
      A bientôt pour le retour alors ;).

  • Bonjour
    merci pour toutes ces infos
    quel est le poids de ta liste type tour du monde ?
    pour le mien je ne prendrai pas de sacoche sur roue avant mais un sac contenant tente + duvet fixé sous le guidon
    as tu eu a emballé ton vélo pour transport par avion ? quel système as tu utilisé ?
    merci ton retour
    Didier

    • Bonjour Didier,
      Je n’ai pas le poids de cette liste mais je sais que le vélo au complet prêt à partir dépassait les 40 Kg avec les bidons pleins et de la nourritures dans les sacoches. Sans nourriture ni eau et après élimination du surplus je pense plutôt approcher les 35 Kg.
      Pour l’avion j’avais écrit cet article : https://www.lebraquetdelaliberte.com/prendre-lavion-avec-un-velo
      Je n’emballais rien donc excepté si on me fournissait le carton ou le sac plastique, ce qui est arrivé deux fois, pour le reste je donnais le vélo tel que décrit dans l’article.

  • En pharmacie, sur un raid de 12 jours la crème Mitosyl m’a sauvé le raid, et la peau des fesses entamée par un cuissard neuf…
    C’était la 2e fois, bref toujours laver un cuissard neuf avant de rouler avec… je l’ai appris à mes dépens !

    • Je n’ai jamais trop eu ce genre de problème perso, mais je ne suis jamais parti sur une grosse distance non plus avec un cuissard neuf non lavé. Mais c’est vrai que c’est le genre de truc qui t’empoisonne la vie :).

  • Salut Bertrand ! Je trouve ton blog vraiment intéressant !
    J’ai une amie qui va partir faire le Tour du Monde à vélo sûrement en début Mars.
    Sur 1ans minimum prolongé…
    Et je voulais savoir, si avec 1500 euros on peux avoir le vélo + le matériel nécessaire ?
    Car elle a un budget assez serré.
    Malgré que je suis un coureur semi-pro en cyclisme sur route. Je réalise 25 000 km/an.
    Il me faut des conseils, pour ce type voyage ! ^.^ Qui me tente vraiment moi aussi . :)

    • Salut Jordan,
      Merci pour ton message. Je me suis éloigné des compétitions sur routes pour partir en voyage et je n’y suis plus jamais revenus depuis ! Mais je ne faisais que 12 000 km/an, petit amateur 2eme caté, ce qui était largement assez pour voyager ;).
      Tu veux le vélo et l’intégralité du matériel de bivouac pour 1500€ c’est ça ? Tout est possible mais là je vais avoir du mal à te guider. Pour voyager tranquille, au niveau du vélo, je ne partirais pas avec moins qu’un cadre acier type Intec, un groupe shimano deore, pour les roues :jantes Rhyno Lite XL, moyeux XT si possible, SLX minimum, rayons DT Alpine III. Les portes-bagages Tubus, duo devant, tara derrière. Sacoches Ortlieb ce serait parfait, sinon on peut faire avec moins cher. Pour l’équipement de bivouac, tout dépend de l’itinéraire et des saisons, un sac de couchage c’est très cher ou très lourd et très encombrant par exemple… Mais là il faut faire des recherches, je ne peux pas te dire comme ça si tu t’en sort avec 1500 dans de bonnes conditions. Jetez un oeil sur le site décath’ vous ne trouverez pas moins cher pour le matériel de bivouac, ça vous donnera déjà une base. Pour le vélo, comptez 1000€ dans le meilleurs des cas.
      On est déjà le 13 janvier, ça laisse deux/trois semaines pour s’équiper, c’est du rapide !

  • Merci de ta réponse !
    Ça fait plaisir de discuter avec un ancien coursier ! ^^
    C’est plutôt comme je l’ai dis auparavant pour une amie, qui a jamais fait au moins 5000 kilomètres par an. Donc je l’ai avertie des soucis qu’elle pourrais rencontrer avec moins de 1500 euros. Mais comme tu l’évoque. Ça reste dans tous les cas pas assez je pense pour un périple de 1ans voir 2ans..
    Je vais, de toute façons en discuter avec elle pour le budget et je te tiendrais au courant. Car le fait qu’elle fasse son Tour du Monde à vélo est encore indécis.
    En tout cas merci beaucoup pour tes conseils, c’est vraiment sympa de faire partager ta passion ou pourrais-je dire tes passions que sont le vélo et le voyage combinées ! ;)

  • Ps: Pour ce qui est du bivouac, le matériel est déjà acheté pour sa part… Donc il lui reste le vélo complet avec tous ses équipements en comptant les vêtements et les outillages. :)

  • Bonjour,
    Merci pour ce site qui m’aide beaucoup dans la préparation d’un voyage à vélo.
    Parmi les nombreuses questions que j’ai, une concerne les cartes routières. Quelle échelle de carte faut-il prévoir? Je pars en Amérique du Sud et je n’ai trouvé pour l’instant que des cartes au 1:600 000. Cela peut-il convenir?

    • Bonjour Victor,
      On fait surtout avec ce que l’on trouve. C’est sûr que si on pouvait avoir du 1cm=1,5Km tout le temps ce serait parfait mais parfois il faut faire avec beaucoup plus. J’ai traversé la chine avec une échelle de 1cm=80Km par exemple, parce que je n’avais rien trouvé d’autre en Thaïlande… Donc 1:600000 ça me semble convenable.

  • Bonjour Bertrand.

    J’ai une question concernant la première couche. Après avoir fait des week end à vélo, et des 3 jours en pomenade, je me lance l’année prochaine dans un parcours de 2 semaines en Suède, bref bref.

    Ma question est sur les sous vêtements comme je le disait, jusqu’à maintenant, j’utilisais le cuissard, mais j’avoue ne pas en être fan, et les sous vêtement en coton me déplaisent, aurais tu des sous vêtements que tu utilises type cuissard sans renfort au niveau des fesses ?

    J’ai un peu de mal à décrire, mais je sais que Vaude propose un modèle un peu dans le genre.

    Merci pour les infos.

  • Bonjour Bertrand. !
    Je me prépare pour voyager avec mon vélo et je me fabrique une remorque légère monoroue dans le but de ne pas trop surcharger mon vélo en répartissant mon poids uniforme et en ayant pas un vélo trop lourd je pense qu’il va se conduire mieux en étant plus léger. Vu ta grande expérience dans ce domaine j’aimerais avoir ton avis sur le voyage avec une remorque.
    Je te remercie à l’avance.
    Claude.

  • Bonjour,

    Passionnant ce blog/site ;
    Je ne pars pas pour un tour du monde , je voyage donc beaucoup plus léger surtout que mon prochain voyage c’est un peu de Thaïlande, beaucoup de Laos et encore pas mal de Thaïlande;
    deux pays ou le camping sauvage ne sert strictement a rien pour un tas de raisons mais deux principales :
    première raison :le logement en resorts/Gh est très abordable compter en moyenne 10 euros la chambre double donc 5 euros par personne si on est deux ..et pour ce prix on a eau chaude et froide, souvent l’airco; a titre perso je n’en veux pas, c’est le meilleur moyen d’attraper une bonne crève
    deuxième raison : un tas d’ animaux peu recommandables circulent librement la nuit, ça va du serpent venimeux au scorpion, a l’éléphant sauvage, aux chiens affames …et aux humains en quête d’ un mauvais coup a faire .
    Donc jamais de camping sauvage en ce qui me concerne .

    Les cartes ou le GPS ;
    a dire vrai, en Asie du SE, ni les unes ni l’autre ;
    je vais quand même partir avec la carte du Laos au 1/600.000* elle servira peut être ?
    J’ ai des cartes recentes de Thaïlande ou les n* de routes sur la carte ne correspondent évidemment pas aux numéros sur la route ; ça aide pas vraiment;

    Quand on sait que Google maps vous invente des routes qui n’ existent pas ça fait réfléchir;
    j’en ai quelques exemples autour de chez moi ; j’ habite en Thaïlande et je me suis amuse a suivre Google Maps en faisant du VTT sur des routes de latérite comme le sont la plupart des routes secondaires ici .
    on a souvent de surprenantes surprises;
    cul de sac la plupart du temps, ça se termine dans une rizière ou au pied d’ une rivière, sans pont bien entendu …d’ autres fois, on cherche sans jamais trouver le début d’une route qui part de la ou on est …arrive, en pleine nature…et on cherche encore …

    Pour le reste, j’ ai abandonne les sacoches, que ce soit a l’ avant ou a l’arrière sauf une de guidon;
    mon matos se trouve dans une caisse en plastique de 40 litres environ sur le porte bagages arrière que j’ ai élargi + deux sandows .
    c’est étanche, ça ne bouge pas même sur route complétement défoncée, et ça les thaïlandais savent les faire et ça se dépose en trois secondes .

    • Hello,

      Je n’ai jamais eu de soucis en campant sauvage pas plus que je n’en ai eu avec GMap ou les cartes que j’ai utilisé, parfois elles n’étaient pas parfaitement exactes mais je m’en suis toujours sorti.

      Le camping sauvage n’est pas une question de nécessité mais d’état d’esprit.

  • Salut Bertrand,

    Je me permet deux suggestions qui me paraissent presque plus essentielles que tout le reste car il en va de la sécurité durant de tels voyages. C\’est l\’achat et port CONSTANT d\’un gilet jaune fluorescent sur la route, ceux qui sont obligatoires à bord d\’un véhicule motorisé dans certains pays.

    Je suis en train de tester en Asie du sud-est et je peux vous certifier que c\’est l\’objet dont je suis le plus content d\’avoir emporté. Il est incontestable que de le porter augmente nettement l\’attention des autres usagés de la route sur vous et évite déjà beaucoup plus les risques sur la route. Je ne parle même pas de son port lors de petits trajets en ville de nuit dans une localité ne serait-ce que pour faire ses courses ou allez au resto, vous flasher littéralement ce qui n\’est pas un luxe dans beaucoup de localités dont l\’éclairage publique est médiocre.

    Je vois souvent des touristes louer des vélos ou mopettes et circuler de nuit (ou de jour) surtout à vélo, sans lampes comme à la plage alors que le danger de mort est bien réel ! Quant on en a conscience, ça fait froid dans le dos de s\’imaginer le résultat d\’une chute en short et tong pour ne pas parler de pire..!

    Vous passerai pas pour le ou la super séducteur mais vous serrez vus et regardés, signe du bon fonctionnement de vôtre équipement qui à mes yeux est vital.

    Un autre accessoire qui à son utilité sécuritaire, ce sont des lunettes de protection genre lunettes de travail 3M. Je déconseille fortement des lunettes en verres, en cas de chute elle peuvent se transformer en assassin de vos yeux.

    Les lunettes de protections au travail sont en plastique sont résistantes aux impactes (par exemple du gravier projeté par un camion), légères, entourant les côtés des yeux, protégeant des UV et CERTIFIÉES. Ils en existent de toutes sortent et pour tout usage. Cerise sur le gâteau, elles ne coûtent presque rien, de 15 à 70 € contrairement aux lunettes funny lourdes, délicates, et ne protégeant en rien dans le cas d\’un cycliste sur la route.

    C\’est le deuxième objet dont je suis le plus content après le gilet fluorescent.

    Bonnes fêtes à tous.

    • Salut GB,
      Pour les lunettes, je roule rarement sans, pour le soleil d’une part mais également pour le vent et les petits insectes.
      Par contre le gilet jaune je ne l’ai jamais porté, j’ai pratiqué le vélo comme sport à la base et ce n’est pas une habitude que j’ai pris. De plus j’étais souvent habillé en foncé en voyage avec des sacoches noires… Ce n’était pas l’idéal. En Asie du sud-est il y a beaucoup de monde, sur de petites routes, en mauvais état parfois, ce n’est pas une mauvaise idée que de jouer la sécurité ;).

  • Salut Bertrand,
    Mon ami et moi même partons dans 1 mois pour un trop en vélo de 18 mois à travers Europe et Asie.
    Nous avons choisi la plupart du matériel et je me pose la question du filtre à eau Katadyn.
    Est-ce que tu penses que cela est vraiment nécessaire avec les recul?

    • Salut,
      Je n’ai acheté le filtre qu’en Alaska car il y avait de longues portions sans possibilité de ravitailler en eau autre que dans les rivières. Je n’en avais pas jusqu’au Japon.
      Aquamira (http://www.aquamira.com/) fait de petits filtres light si tu veux jouer la sécurité sans embarquer un gros katadyn.

  • Bonjour Bertrand,

    Merci pour ces conseils ! Je suis en préparation pour partir fin 2017 en Amérique du Sud – 8 à 12 mois pour descendre de la Colombie vers Ushuaïa – et j’aimerais le faire minimaliste. Penses-tu faisable de prévoir tout le nécessaire en calant ça sur 2 sacoches avant + un rackpack ou autre sac à l’arrière (soit 25 L av + 40 L arr) ? Je pensais au début partir en 2 sacoches arr. + rackpack mais il semble plus judicieux de choisir des sacoches avant pour la stabilité du vélo non ?

    • Salut Tristan,
      J’ai croisé en Australie un Français justement qui a traversé l’amérique du sud avec deux sacoches arrières uniquement et si mes souvenirs sont bons elles étaient moins volumineuses que les habituelles 40L. Il avait 8 Kg de matos sacoches comprises et avec ça il a réussit à gérer des portions qui nécessitaient 4 jours d’autonomie. Il n’avait pas de blog donc je ne peux pas te renvoyer où que ce soit mais ça répond tout de même à ta question quant à la faisabilité. En gros il faut que le matos de camping soit très léger et prendre le minimum vital de fringues.
      Quand tu voyages light à ce point tu peux laisser les sacoches à l’arrière, maintenant il y a peut être une légère amélioration à charger l’avant, en toute logique c’est le cas, mais en pratique je ne sais pas si c’est sensible.

  • Pareil sur des périples de 12-15 jours, je n’ai jamais dépassé 2 sacoches AR et un petit sac le tout en bache étanche sur le porte-bagages AR.
    Je n’ai jamais pu m’habituer au poids de sacoches sur la fourche AV et à la perte de maniabilité qu’elles entraînent… je ne supporte que la sacoche de guidon pour les objets à garder sous la main, cartes, photo, smartphone…
    Pour les cartes je me fie à l’application MAPS.ME (sous Android), ultra détaillée et ultra pratique, vu que c’est la carto participative OSM (OpenSreetMap) bien connue, qui est faite par les locaux. Depuis que j’ai adopté le système, avec cartographie téléchargée en local sur le smartphone (donc pas besoin de réseau !) je n’ai eu qu’à m’en féliciter…! De plus le téléchargement des cartes est ulta simple et user friendly !

    • Salut Dom,

      J’ai justement téléchargé MAPS.ME dernièrement, mais je n’ai pas eu l’occasion de le tester encore.

      Sur des cours voyages je m’en sors aussi avec deux sacoches, le problème survient quand on est amené traverser plusieurs climats donc à emporter plus de vêtements et un plus gros sac de couchage si ce n’est deux et qu’il y a des zones désertiques à traverser, il faut alors de la marge dans les sacoches pour pouvoir transporter les X jours de nourriture nécessaire.

      D’ailleurs si quelqu’un qui parvient à voyager ultra light sur du long cours tel que l’exemple que j’ai donné ci-dessus passe par ici et a envie témoigner, il peut le faire via la page contact (A propos -> Contact) et l’on créera un article spécifiquement pour ça.

  • Mon sac supérieur contient jusqu’à 44 L déployé au maximum, c’est un sac étanche dans le même matériau que les sacoches, genre “bache de camion plastifiée épais”, fermé comme les sacoches par roulage et clips.
    Il sert surtout, outre le surplus (ex siège pliant trépied de 500g), pour héberger les courses du jour ou plus.
    C’est parfaitement polyvalent (de 10L à 44L), pour répondre à ta question?
    Perso j’utilise la tente Lightent 2, un vrai duvet de 600g (mini et compressible), doublé si besoin d’un sac en polaire ultra light, etbsi vraiment nécessaire j’ajoute des sous-vêtemets chauds en cas de vraiment grand froid.

    • Merci pour vos infos tous les deux ! Je vais me lancer l’objectif minimaliste et je n’hésiterai pas à en faire un retour !

  • salut Bertrand en fait j’ai 15ans et je suis impatient de faire un tour du monde en velo comme toi et je voudrais savoir c’etait quel genre de velo que tu avais et si il etait maniable avec tte la charge qu’il ya dessus et combien il ta couter et aussi est tu vraiment parti dans tout les pays ou yen a ou c’est pas autoriser.Merci d’avance

  • Bonjour Bertrand,
    Je suis en train d’étudier une liste de vêtements pour partir en vélo plus d’un an sous des températures raisonnables allant de -15° à +40°C, avec des climats plutôt secs sauf vers l’Asie. Ce qui me manque dans ta liste, c’est la logique d’empilement des couches selon le cas de figure des températures rencontrées. Pour commencer, concernant le bas, tu parles de collants courts “peau de chamois” et de slips. Pourquoi prendre les deux ? (je me serais contenté des peaux seulement) Est-ce à dire que la peau de chamois est trop chaude dans certaines situations et qu’il est alors plus agréable de choisir le slip ? Le collant long de running (mérinos ou synthétique ?) est prévu pour apporter une couche supplémentaire par-dessus peau de chamois / slip, c’est bien ça ? Puis viennent le short ou le pantalon en toile léger, et enfin le surpantalon étanche en cas de pluie (sert peut-être aussi de coupe vent s’il fait froid/venté/sec ?). Le pantalon de running acrylique est-il prévu pour le bivouac seulement ?

    Pour les pieds, je suppose que les chaussettes mérinos sont prévues pour la nuit au bivouac, vu qu’il y en a qu’une paire dans ta liste. Le modèle étanche étant réservé pour le temps humide et/ou froid ? Celle-ci a-t’elle toujours suffit ? (car j’imagine que dans les chaussures on ne peux pas mettre chaussette sport+chaussette étanche ?) N’as-tu pas ressenti le besoin par temps froid d’une première couche fine en soie sous la chaussette sport ou le modèle étanche ? (voire l’emploi d’une surchaussette “Vapor Barrier Liner” entre les deux).

    Pour le haut, quelle distinction fais-tu entre la veste étanche gore-tex et la coupe-vent légère. Le deux ne font pas un peu doublon ? (car des vestes étanches, on en trouve des légères aussi). Sinon, la combinaison maillot de corps mérinos+ veste polaire chaude+ veste gore-tex a-t’elle suffit au bivouac. N’as-tu pas songé à une doudoune garnie prima loft ou duvet ?

    Et pour les mains, pas de regret concernant une paire de moufle, même en Alaska ?

    Désolé d’être aussi pragmatique et pointilleux, mais quand on a pas l’expérience comme moi, ça semble un peu abstrait !!!

    Rq: Le collant peau de chamois court était avec ou sans bretelles ? Autrement dit, était-ce un vrai cuissard ou non ?

    • Salut Antoine,

      – “Pour commencer, concernant le bas, tu parles de collants courts « peau de chamois » et de slips. Pourquoi prendre les deux ?”
      Le collant court peau de chamois est le cuissard de vélo, que tu ne gardes pas le soir sur le bivouac ni lors des jours de repos où tu enfiles alors un slip :).

      – Le collant long de running (mérinos ou synthétique ?) est prévu pour apporter une couche supplémentaire par-dessus peau de chamois / slip, c’est bien ça ?
      Ce n’est tant pour apporter une couche supplémentaire que pour avoir quelques chose de long en bas. Tu l’enfiles alors sous ou par dessus le cuissard de vélo. Tu peux prendre un collant de running synthétique plus ou moins chaud ou un collant long comme en mérinos par exemple qui est à la base un sous-vêtements. Tu pourrais aussi prendre des jambières mais le collant qu’il soit de running ou sous-vêtement peut être utile lors des nuits fraîches par exemple.

      – Puis viennent le short ou le pantalon en toile léger, et enfin le surpantalon étanche en cas de pluie (sert peut-être aussi de coupe vent s’il fait froid/venté/sec ?).
      Yes, de coupe vent et même de coupe moustiques si besoin !

      – Le pantalon de running acrylique est-il prévu pour le bivouac seulement ?
      Non, tu peux remplacer le pantalon en toile par le pantalon de running acrylique si tu ne tiens pas au look, bien qu’ils fassent maintenant des pantalons de rando chez décath qui se rapprochent de ce pantalon de running acrylique avec une gueule plus passe partout. Accessoirement ces pantalons légers sont plus agréables sur les bivouac que des pantalons en toile épaisses.

      – Pour les pieds, je suppose que les chaussettes mérinos sont prévues pour la nuit au bivouac, vu qu’il y en a qu’une paire dans ta liste. Le modèle étanche étant réservé pour le temps humide et/ou froid ? Celle-ci a-t’elle toujours suffit ?
      Les chaussettes étanches sont pour temps froid ou pluie oui, ensuite en dessous c’est toi qui vois si tu veux mettre des chaussettes fines ou plus épaisses (mérinos ou autre) en fonction de la température et de tes priorités, à savoir ce que tu préfères garder de sec pour la nuit. Il en vas de même pour les quantités emportées. (Tu cumules ce que tu veux dans les chaussures de sport, tu seras un peu serré avec chaussettes chaudes + chaussettes étanches que chaussettes fines + chaussettes étanches mais ça passe).

      – N’as-tu pas ressenti le besoin par temps froid d’une première couche fine en soie sous la chaussette sport ou le modèle étanche ?
      Je ne porte donc jamais les chaussettes étanches seules car c’est désagréable, au minimum j’ai des chaussettes fines de sport en dessous que tu pourrais remplacer par des soies bien que les sports fines soit plus polyvalentes. En principe si tu calculs bien ton itinéraire, la pluie est rare sur un tour du monde et les températures souvent chaudes, donc tu as rarement à porter les chaussettes étanches, donc pour ces quelques occasion les sports fines suffisent et te serviront le reste du temps contrairement à la soie.

      – Pour le haut, quelle distinction fais-tu entre la veste étanche gore-tex et la coupe-vent légère. Le deux ne font pas un peu doublon ?
      Pas du tout, ma gore tex doit faire vers les 300 Gr et ne respire pas des masses, tu as très vite chaud dedans, c’est bien lorsqu’il pleut ou qu’il fait déjà bien froid. Une veste coupe vent fait entre 50 et 100 gr, ça prend vite l’eau mais dès lors qu’il fait un peu frisquet c’est tout de suite agréable et ça évite de transpirer. Après tu peux éventuellement l’éviter avec d’autres combinaisons de vêtements mais pour rester sur celui-ci, je n’ai jamais trouvé que cela faisait doublon à l’usage.

      – Sinon, la combinaison maillot de corps mérinos+ veste polaire chaude+ veste gore-tex a-t’elle suffit au bivouac. N’as-tu pas songé à une doudoune garnie prima loft ou duvet ?
      Avec les trois tu descends déjà bas en température. Mais lorsque ça caille, je ne traîne pas dehors une éternité non plus, je rentre dans la tente et me met dans le sac de couchage.
      Je n’ai pas songé à la doudoune mais oui je pense que l’on pourrait par exemple remplacer la veste polaire par une doudoune.

      – Et pour les mains, pas de regret concernant une paire de moufle, même en Alaska ?
      Ce n’était pas des moufles mais des gants en gore tex, des regrets non car ils ont fait le job, maintenant ça reste cher pour qui paye plein pot et il y a sans doute possibilité de faire pareil avec moins cher. A voir du côté de gants néoprènes par exemple… Sur le site grand-froid.fr par exemple tu trouveras des gants de travail qui sont annoncés à -30° pour 15 euros, je suis tombé là dessus dernièrement, je ne sais pas ce que ça vaut mais il y a là peut être une piste.

      – Le collant peau de chamois court était avec ou sans bretelles ? Autrement dit, était-ce un vrai cuissard ou non ?
      Avec ou sans ce sont de vrais cuissards à partir du moment où il y a la peau de “chamois” à l’intérieur. J’avais des cuissards à bretelles en tour du monde et sans en Australie. Sans c’est plus léger, moins encombrant et plus pratique pour assouvir les besoins naturels, tu n’es alors pas obligé de te déshabiller complètement en haut…

      – Désolé d’être aussi pragmatique et pointilleux, mais quand on a pas l’expérience comme moi, ça semble un peu abstrait
      Pas de soucis, je reconnais que ça reste un vrai casse tête de se décider parmi tous ces types de vêtements, modèles, prix, poids… Je ne prétends pas détenir la combinaison optimale mais j’espère que j’aurais pu t’éclairer un minimum.

  • Salut Bertrand , et à tous les amis cyclistes !
    Pour ma part , en ce qui concerne les équipements électroniques , j’essaierais de les réduire au minimum . Comme je suis passionné par la photo , un reflex ou un bon appareil compact de qualité semble quasi incontournable , par contre , je pense pas utiliser ni portable ,ni GPS , juste mon cellulaire avec 2 – 3 applications sympas (cartes hors lignes , localisation en temps réel , données cyclos etc… ). Je vais étudier la possibilité de combiner photos et vidéos avec juste une caméra d’action genre Xiaomi Yi 2 qui filme en 4k , 720p à 240 fps et photos à 12Mpx . Avantages : tous temps , étanche jusqu’à 30m , encombrement mini poids et volume , se recharge facilement et grande polyvalence (nombreux accessoires possibles de type go pro ). Pour les cartes papier , je verrais suivant ce qu’on peut trouver suivant les pays , mais je n’en fais pas une priorité , ma boussole interne est super performante (dans ma tête), jamais eu de problème pour retrouver ma route même en des lieux inconnus , une simple carte même basique et hop ça me suffit . Salut à tous !

  • Bonjour

    Pour le savon il existe le savon du dr bronner en liquide ou savon on peut tous faire avec .
    Une poche a eau que j’utilise pour prendre une douche et comme bouillotte dans le duvet en mode camping sauvage ou buschcraft .
    En complément d’une tente un hamac avec moustiquaire + tarp , il en existe des ultra-light par temps de pluie c’est pas mal du tout .

    Cordialement

    • Hello,
      Je ne connaissais pas le savon du Dr Bronner. Le problème de ces produits très spécifiques sur un long cours, c’est qu’une fois en rupture de stock ce n’est plus possible de s’en procurer.
      Je n’ai encore jamais testé le hamac, cela m’embête de cumuler tente + hamac, excepté si c’est indispensable comme dans la jungle et je ne suis pas prêt psychologiquement à partir qu’avec un hamac :).

  • Pas forcement dans la jungle nous sommes plusieurs a l’utiliser en Franque ou en Europe en vélo ou randonnée pédestre . Le Confort est inégalé car pas de point de pression comme sur un matelas et ça isole du sol froid et humide .
    Des moustiques tigres il y en a même en iles de France !

    Cordialement

    • Dans la jungle c’est surtout indispensable, ici c’est un choix, mais c’est peut être le bon du fait que ce soit plus confortable, moins lourd, encombrant et cher qu’une tente.
      Mais il y a toujours cette crainte, pour celui qui n’en a pas fait l’expérience, de se voir compliqué les bivouac par la nécessité d’y trouver des arbres et des arbres qui permettent d’y fixer un hamac.

  • Bonjour Bertrand,

    Bravo pour ce remarquable travail de transmission de tes aventures et des précieux savoirs qui en découlent!
    Une question très matérielle: à combien estimes-tu le prix de l’ensemble du matériel utilisé?
    Merci d’avance!

    • Bonjour Magali,

      Merci pour ton message.

      Je sais que certains sont très chiffres mais ce n’est malheureusement pas du tout mon cas et je n’ai franchement pas la moindre idée de ce que le tout a pu coûter. C’est le genre d’infos qui entrent dans mon cerveau et qui ressortent aussitôt ! Même mon vélo (qui n’est pas dans cette liste du coup mais qui représente une grosse part du budget), je ne pourrais pas te dire son prix, déjà je travaillais à l’époque dans un magasin de vélo et avais donc eu des prix sur certaines pièces, puis étant un montage à la carte, j’avais été cherché le reste des pièces sur internet et ai complètement oublié le total… Sans parler de mon vélo, tu peux partir sur 1500€ comme base et pour le reste tu peux faire une recherche rapide sur google pour y trouver les prix.

      Après dans cette liste, il y a des choses que l’on peu déjà posséder avant de partir. Dans mon cas, tout ce qui concernait les vêtements spécifiques vélo, je n’ai rien eu à acheter j’avais déjà. L’outillage idem. Pour les reste des vêtements selon que tu ailles chez déctahlon où chez les grandes marques ça peut aller du simple ou double ou au triple (là où la différence de qualité sera bien moindre que la différence de prix pour ne pas dire à l’avantage de décathlon parfois). Pour la rubrique électronique selon ce que tu emportes tu peux faire du x10. Pour la rubrique bivouac idem, je ne mettrais plus un prix pareil dans un sac de couchage aujourd’hui par exemple, de même que pour la tente probablement. Pour le matelas maintenant que je sais que c’est peu fiable, si je devais en racheter un plein pot je n’irais sans doute plus vers des modèles haut de gamme voir vers un mousse à quelques euros…

      Donc même si j’avais le prix en tête, il ne voudrait pas dire grand chose. Pour revenir sur le vélo, aujourd’hui celui qui a déjà un VTT par exemple, selon la qualité de ce dernier et l’itinéraire envisagé, ce n’est pas forcément obligatoire d’investir dans un vélo de voyage…

      Donc le mieux c’est de faire le point sur ce que l’on a et sur ce qu’il reste à acheter et de checker vite fait les prix sur internet pour avoir une idée. Reste à savoir ce que l’on veut dans ce qu’il reste à acheter :).

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