voyager à vélo avec un enfant

Note : Article invité écrit Emmanuel B.

Chers jeunes parents, si vous êtes en train de lire cet article, c’est manifestement que vous caressez l’idée d’une virée à vélo avec votre bébé. Mais vous avez peur de vous lancer. Vous vous dites que ça va être compliqué de voyager avec un bébé. Comment faire pour gérer les couches, l’alimentation ? Comment faire dormir bébé ?

Pas de panique : vous êtes au bon endroit pour commencer à glaner quelques infos bien utiles.
L’article qui suit ne se veut évidemment pas exhaustif. Dans la mesure où l’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru (Confucius), à vous d’utiliser et d’adapter les conseils que vous allez lire.

Ceci étant, le texte ci-dessous n’est rien de moins que ce que j’aurais aimé avoir à disposition avant de partir moi-même. En effet, en juin et juillet 2015, ma compagne et moi-même sommes partis cinq semaines en tandem avec notre fils, qui venait d’avoir un an, dans une remorque. Nous avons fait 1500 km entre les Pays-Bas et les Alpes françaises.

Nous n’avons pas bivouaqué : il s’agissait de notre premier grand voyage à vélo, et nous n’avions pas suffisamment d’expérience en bivouac.

Toutes les références dans l’article concernent des produits que nous avons utilisés durant ce voyage, et qui nous ont satisfaits.

Alors bien évidemment, si vous voyagez à vélo avec un bébé, ce sera forcément plus compliqué que si vous voyagez sans. De la même façon que lorsqu’on accueille un enfant, c’est une nouvelle vie qui commence, le voyage à vélo avec bébé, c’est un autre voyage.

Commençons par parler matériel. Quel est le strict nécessaire pour un bébé ?

1. De quoi l’habiller
2. De quoi le faire dormir ;
3. De quoi le changer ;
4. De quoi le nourrir ;
5. De quoi le soigner, si besoin est ;
6. De quoi le laver ;
7. De quoi le promener.

Pour promener le bébé

Oui, je commence par la fin de la liste, mais comme on se déplace à vélo, ça me paraît assez essentiel.
Nous sommes donc partis avec une remorque. Pour un enfant d’un an, c’est le plus adapté : il a de l’espace, peut dormir facilement, est confortablement assis et est bien protégé en cas de pluie. La fixation de type rotule entre le bras de la remorque et le vélo qui la tracte fait qu’en cas de chute du vélo, la remorque reste à plat.

Voyager à vélo avec un bébé

En cherchant un peu, on remarque qu’il existe des tas de marques de remorques pour enfants, et souvent de nombreux modèles différents au sein d’une même marque. La nôtre est une Thule Cougar 2, nous n’avons eu aucun souci avec durant le voyage. Mon conseil ici est d’éviter les premiers prix. Une remorque bas de gamme sera lourde et peu confortable pour le bébé, sans parler de l’aspect fiabilité qui est essentiel. En effet, n’importe quel magasin de vélo vous permettra de réparer votre monture ou de vous fournir une pièce de rechange standard ; les revendeurs de remorques sont beaucoup plus rares. La suspension est un plus indéniable pour le confort.


Mentionnons deux indispensables sur la remorque. Tout d’abord, un rangement à l’arrière qui permet de mettre des affaires volumineuses et peu lourdes comme un lit pliable ou des couches. Ensuite, une (ou des) roulette(s) à l’avant grâce à laquelle (auxquelles) vous pourrez utiliser votre remorque comme une poussette. C’est bien pratique les jours de pause ! Enfin, une protection contre la pluie. Chez Thule, il s’agit d’un accessoire vendu séparément.

Voyager à vélo avec un bébé

N’hésitez pas à remplacer les chambres à air et pneus de la remorque si ceux d’origine vous semblent de mauvaise qualité. Au fil du voyage, vous aurez alors besoin de regonfler les pneus moins souvent, vous aurez moins de résistance au roulement et une meilleure tenue de route si vous allez un peu vite (en descente, un petit 45 km/h est vite arrivé !).

Enfin, bon à savoir : la remorque n’est pas une poussette ! À l’intérieur d’une remorque fermée, il fait plus chaud qu’à l’extérieur. Le bébé est bien protégé du vent et habillé correctement, il n’aura pas froid. Vous pouvez toujours prendre une petite couverture polaire qui lui couvrira les jambes au cas où. Au contraire, s’il fait chaud, la remorque risque de se transformer en étuve : dans ce cas, n’hésitez pas à ouvrir toutes les aérations et à laisser votre enfant en body, voire en simplement en couche. Arrêtez-vous de temps à autre pour le faire boire ou l’hydrater avec un brumisateur.

Pour habiller bébé

Pas la peine de prendre des tonnes de vêtements, de toute façon vous n’échapperez pas à la lessive ! Trois-quatre jours de vêtements adaptés à la saison suffisent. À part ça, n’oubliez pas : une veste de pluie, un chapeau pour le soleil, des lunettes de soleil, un bonnet léger.

Pour la lessive, nous avons utilisé de la lessive Genie® Sans Frotter. Pas hyper écolo, vous me direz, et vous n’aurez pas tort. En attendant, si pour vos vêtements du bête savon est suffisant pour éliminer la sueur et un peu de crasse, pour les vêtements de bébé, c’est une autre histoire : je ne vous apprendrai rien sur les taches de nourriture, de vomi ou de caca. Là-dessus, la lessive reste le plus efficace.
Si votre remorque est équipée d’une poignée, vous pourrez même y étendre votre linge avec un bout de cordelette !

Voyager à vélo avec un bébé

Pour les nuits

Il est évidemment impensable de partir avec un lit parapluie. C’est trop gros et trop lourd. Pour notre périple, nous avons cherché un lit pliable plus léger et sommes tombés sur le lit Babyni de Babymoov. Il se déplie et se plie comme une tente de plage, mais possède un matelas entouré d’une paroi qui en fait le tour. Surtout, il est léger (1,4 kg) et replié, se range dans un sac (fourni) de 41cm de diamètre, qui tient à l’aise dans le coffre de la remorque. Il s’est révélé très adapté à notre voyage, même si nous l’avons peu utilisé : la plupart du temps, les gens chez qui nous logions, les B&B, gîtes ou hôtels avaient un lit pour bébé à disposition.

Deux bémols concernant ce modèle, cependant : déplié, son diamètre est de 94 cm, c’est donc bien jusqu’à 12-18 mois, au-delà c’est trop petit. Assez ennuyeux – sans que je sache si c’est un problème récurrent sur ce produit, ou un défaut de celui que nous avions, les baleines qui maintiennent le canopy (le demi-toit au-dessus du matelas) ont une furieuse tendance à percer le tissu et donc à sortir de leur logement : pas terrible en termes de sécurité.

Pour les prochains voyages, nous avons investi dans un autre lit, le Peapod plus de Kidco. Pour le coup c’est une vraie tente, qui se ferme, avec un matelas. Plié, cela ne prend pas plus de place que le Babyni et ne pèse pas plus lourd ; déplié, la longueur est de 1,3m : c’est donc davantage adapté aux enfants plus âgés (Kidco donne 1-5 ans comme tranche d’âge). Nous ne l’avons pas encore testé, la seule chose que nous pouvons dire est qu’en termes de construction, il a l’air plus robuste et mieux fini que le Babyni.

Si vous partez en été, une gigoteuse fine et un pyjama fin sont suffisants, et si jamais il fait vraiment froid, vous pouvez toujours mettre des chaussettes à votre bébé, un t-shirt par-dessus le pyjama, voire la petite couverture polaire de la remorque.

Pour le change

Si vous êtes déjà parti en déplacement avec votre bébé, alors vous savez déjà tout. Les petits cotons ovales se trouvent dans tous les supermarchés. En guise de matelas à langer, il existe de nombreux modèles légers et peu encombrants. Si vous utilisez du liniment, sachez que 75ml (dans une petite bouteille de voyage) vous permettront de tenir une petite semaine sans problème. N’oubliez pas les sacs de congélation, qui, fermés avec un nœud, vous permettront de garder la couche sale avec vous jusqu’à la prochaine poubelle, sans en subir l’odeur !

Enfin, les couches. Nous n’avons aucune expérience avec les couches lavables, nous sommes partis avec des couches jetables que nous stockions dans un sac de compression placé dans le coffre de la remorque.

Pour la nourriture

Tout dépend bien sûr de l’âge de votre enfant et de ses habitudes. Nous sommes partis avec un bébé qui venait de fêter son premier anniversaire et qui ne voulait plus boire au biberon.

Pour le lait, le plus adapté au voyage est le lait en poudre : moins volumineux et moins lourd que du lait de vache, pas de problème de conservation. En été, pas besoin de chauffer le lait.

Pour les compotes et yaourts, on trouve un peu partout des compotes sous forme de petites gourdes (style Pom’Potes) et des yaourts qui n’ont pas besoin de rester au frigo.

Pour les repas, le temps des petits pots pas bons semble révolu… On trouve aujourd’hui des repas pour bébé qui sont assez savoureux. Les meilleurs que nous ayons trouvés sont les marques Ella’s Kitchen et Hipp.

Pour le petit déjeuner et le repas du soir, nous utilisions les dosettes Blédine. On peut les mélanger avec du lait dans un biberon ou faire une bouillie en ajoutant un peu de céréales en poudre.

Pour le ravitaillement en nourriture, nous faisions un raid en supermarché tous les cinq jours. À chaque ravitaillement, nous préparions des rations journalières dans des sacs Ziploc. Cela a certes un côté surorganisation, mais ça oblige à anticiper, on évite alors de se retrouver à cours de nourriture pour le bébé en pleine campagne, ou de devoir faire un inventaire tous les jours.

Enfin, quelques affaires nécessaires pour le repas du bébé : des cuillères en plastique, un bavoir souple en plastique (qui se nettoie avec une éponge, contrairement à celui en tissu), et un bol pliable bien pratique. Une nappe de pique-nique permettra à bébé de prendre un peu l’air et de bouger, et en cas de restaurant, une chaise de bébé en tissu le tiendra tranquille assis (enfin… autant que possible, hein) pendant que vous lui donnez à manger. Sachez aussi que les lingettes débarbouillantes sont non seulement parfaites pour une frimousse, mais sont également ce qu’il y a de mieux pour les taches de cambouis sur la peau (pour vous bien sûr ! Ne demandez pas à votre enfant de nettoyer la chaîne de votre vélo :-)). Et avec un rouleau de sacs poubelle 10L vous ne serez pas obligé d’abandonner les pots et sachets de compotes/yaourt/repas ainsi que les lingettes sales en pleine nature…

Pour la boisson, Avent fait des tasses qui ne gouttent pas : bébé pourra boire quand il veut dans la remorque sans renverser de l’eau sur lui (voir ici et là pour les plus petits).

Pour les soins

Nous sommes partis (sur les conseils de notre médecin) avec un thermomètre, du sirop de paracétamol pour nourrisson (pour la fièvre), des sachets de réhydratation (en cas de gastro-entérite) et les quelques remèdes homéopathiques que nous utilisons habituellement. Pour la bobologie, pas de bétadine avant trente mois. Pour plus de conseils, demandez de préférence à votre médecin.

N’oubliez pas la crème solaire, indice 50, avec application toutes les deux heures, c’est un point sur lequel notre médecin a fortement insisté.

Pour laver bébé

Vous n’allez évidemment pas emmener une baignoire avec vous : bébé assis entre vos jambes dans la baignoire ou le bac de douche, c’est parfait. Pour gagner en place et poids, partez avec un gel corps et cheveux (là aussi, les petites bouteilles de voyage sont vos amies) qui servira aussi pour vous. Et pour sécher bébé, il existe des serviettes de voyage efficaces, légères et peu encombrantes.

Voyager à vélo avec un bébé

Quelques conseils d’organisation

Une phrase pour résumer : tout devient plus facile à partir du moment où le déroulement de la journée est basé sur le rythme de l’enfant.

Les affaires de la journée.

Afin d’éviter de devoir farfouiller dans les sacoches pendant la journée, préparez un petit sac que vous laisserez dans la remorque, avec :

  • Les vêtements de rechange du jour,
  • Quelques couches et les produits pour changer bébé, et
  • La ration de nourriture du jour.

Préparer la fin de la journée dès le matin.

En fin d’après midi et le soir, tout comme à la maison, il faut s’occuper du bébé. En plus, s’il a bien dormi en journée, il y a peu de chance qu’il fasse une sieste à ce moment-là.

En conséquence, mieux vaut partir tôt le matin. Ça permet de s’arrêter plus tôt le soir, de se reposer un peu et de s’occuper du bébé sans être pressé par le temps. Ça laisse de la marge pour le bain et le repas du soir.

Je vois deux autres avantages à partir tôt : si on a fait trente ou quarante kilomètres à la pause de midi, c’est toujours meilleur pour le moral que si on en a fait seulement vingt ou vingt-cinq. Et si vous faites votre voyage en été et qu’il fait chaud, c’est aussi un bon moyen de pédaler moins longtemps en pleine chaleur.

Si possible, essayez de finir l’étape du jour avant l’heure du goûter : si vous devez donner le goûter à votre enfant alors que vous n’êtes pas encore arrivé, cela rallonge encore la journée de vélo.

Pendant la journée

  • Pédalez pendant les siestes.
  • Ne vous cramez pas sur le vélo. Pas la peine d’aller le plus vite possible, de faire le plus de kilomètres possible : gardez un peu d’énergie pour le soir et ménagez vous. N’oubliez pas non plus que si votre bébé est en train de dormir, il vaut mieux ne pas le réveiller et donc continuer à pédaler, même si vous commencez à fatiguer.
  • À midi, prenez votre temps. Laissez votre enfant se dégourdir un peu : n’oubliez pas qu’il passe plusieurs heures par jour assis dans sa remorque.
  • Le soir, c’est pareil : laissez-le jouer un peu (et puis se fatiguer aussi, en vue de la nuit…) avant le bain et le repas du soir.

En bref, s’occuper d’un bébé lors d’un voyage à vélo n’est en réalité pas plus compliqué qu’au quotidien. Les contraintes sont finalement très similaires, il faut juste partir avec le bon matériel, anticiper un peu davantage pour le ravitaillement, et organiser un minimum la journée. Rien de très compliqué en somme, et on s’y fait facilement : au fil des journées, on finit par prendre des repères et adopter un rythme. On devient alors plus efficace, on se stresse moins, et on profite encore mieux du voyage !

Alors, qu’est-ce qui vous empêche encore de partir ? Dites-moi tout dans les commentaires !

Vous préparez actuellement votre premier voyage à vélo ? Ce guide extrêmement synthétisé vous permettra de faire les bons choix et de disposer des bonnes informations en un minimum de temps.

Disponible de suite au format KINDLE ou PDF.

16 CommentairesEcrire un commentaire

  • voyager avec bébé
    c’etait il ya longtemps deja ;)
    certes ce n’etait pas encore à velo mais à pied et en tente (pire car on avait tout sur le dos)

    pour le couchage

    un demi matelas autogonflant etait largement suffisant
    jusqu’à 2 ans mes filles dormaient avec un surpyjama en polaire et s il faisait froid on utilisait un gilet en duvet sans manches (mais avec un cordon de serrage en bas
    cela faisait iun genre de duvet
    de toute facon à 3 puis 4 et enfin 5 dans une tente il ne faisait pas vraiment froid !!!

    ensuite pour leur 2 ans on a investi
    pour la premiere dans un pied d ‘elephant en duvet puis pour la seconde par un duvet fait sur mesure par Mr Pinel de triple zero (ce fut son premier duvet enfant) , la troisieme recuperant le pied elephant de la premiere
    pour nous la question du poids , du volume et du confort par temps froid (premiere gelés par ex ou altitude) etant primordial le choix du duvet s imposait

    pour laver bébé mon arme secrete un bouche evier en plastique qui tranformait ainsi les bacs à vaissellle ou à linge des campings en baignoire ….

    ensuite en bivouac sauvage une bassine pliante remplie d ‘eau chauffée grace au rechaud (modele essence ) faisait l affaire

  • Je ne suis plus concerné mais cet article ne peut qu’intéresser les parents voulant entreprendre une telle aventure. Bien sûr, il faut aussi choisir un itinéraire convenant à un petit enfant, au plan de la sécurité

  • Voyager avec un enfant n’est pas compliqué à partir du moment où l’on s’adapte (comme il a été dit dans l’article) au rythme de l’enfant. L’article étant “voyager à vélo avec un bébé – le guide”, rappelons qu’un bébé est un enfant âgé de 0 à 3 ans.

    En ce qui nous concerne, nous avons effectué quelques voyages à vélo avec notre petit Célestin et plusieurs choses nous, on parut essentiel pour qu’il apprécie autant que nous nos voyages. Ainsi, je tiens à préciser que passer 1 an et demi l’enfant à besoin de s’occuper, on ne peut plus se contenter de le poser dans la remorque en le laissait contempler le paysage. Donc pour lui permettre de s’éveiller et de profiter pleinement du voyage, nous avons emmené plusieurs jeux pour le trajet et aménager sa remorque comme une petite chambre où il avait ses repères. Le mieux étant de distribuer les jeux au fur et à mesure de la journée pour éviter qu’il ne se lasse trop rapidement. À chaque arrêt, nous échangions un jouet contre un autre. Le must étant d’avoir quelques petits livres imagés sur le thème du voyage, voir du voyage à vélo ! Un conseil d’ailleurs : donner le livre quand la fatigue se fait sentir et il s’endormira tout naturellement bercé par les pages et les soubresauts de la remorque.

    Passé 1 an un bébé marche. Plus ou moins bien, avec plus ou moins de volonté, mais le fait est que vous devrait lui accorder des temps où il pourra se défouler et laisser sortir toute l’énergie qu’il aura accumulée. Car même si vous êtes les rotules pendant ou après une bonne journée de vélo, votre enfant lui a une pêche d’enfer ! Il est resté confortablement installé et attend impatiemment qu’on le pose sur la terre ferme pour marcher, courir, ramper, gratter, escalader, … Pour éviter cela, nous nous arrêtions dès que nous croisions une aire de jeux. Pas forcément très longtemps, mais cela permettait à Célestin de sortir de son cocon à deux-roues pour se dégourdir les jambes, faire une ou deux descentes de toboggan voir de mettre les pieds dans l’eau quand on le pouvait.

    Il est donc important de penser à divertir l’enfant pendant le voyage à vélo pour éviter les arrêts intempestifs une fois en selle sur sa monture.

    Passé 3 ans, il ne s’agit plus d’un bébé, mais d’un “enfant en bas âge “, et ce, jusqu’à ces 5 ans. C’est la période la plus délicate quand on apprécie le voyage à vélo. L’enfant veut être autonome et “faire comme” papa et maman. Cette période est charnière pour les parents, car l’enfant change régulièrement d’avis et il faut donc s’adapter et trouver des compromis. Rester dans la remorque, c’est bien une heure, mais plus, c’est ennuyeux. Pédaler sur un vélo (tracté avec, une barre) c’est drôle, mais on se fatigue vite. S’asseoir sur le siège bébé en faisant des chatouilles dans le dos à maman ça fait rire 5 minutes, mais après, c’est chiant !

    Nous sommes actuellement dans cette période délicate. Il faut se résoudre à faire des petites distances (20-30km par jour) et permettre à l’enfant de se dépenser le plus possible. Il est dans une phase de mimétisme (faire comme), il faut donc l’assister en lui permettant d’imiter plutôt que de chercher à le contrôler. Par exemple, lui installé une sonnette dans sa remorque pour qu’il puisse s’en servir comme nous. Un porte-bidon pour sa gourde comme pour les nôtres. Une petit carte fait maison ou une image de l’endroit que l’on va voir pour susciter sa curiosité…

    Pour la suite, qui vivra verra ! On en reparle dans 3 à 4 ans ;-)

  • alors ensuite tu as une periode benie ou il est plus grand plus autonome ou il est content de tout
    mais cela fint par se gater avec l adolecence (plus ou tard si l on a de la chance ) ou là rien ne va c’est fatiguant ,c’est nul il n y a pas internet et ou le telephone ne passe pas …

    là il faut des tresors d ingeniosités pour concevoir des voyages familaux
    mais je te rasure cela peut encore se faire il fait juste s adapter (comme avec les bébés )

    je viens de reussir à emener toute la famille (22 ,20 et 17 ans ) pour une semaine en autonomie complete (certes pas en velo) mais en kayak de mer en suede !!

  • Décidément après quelques jours suite à la lecture de l’article précédent, je viens de lire ce petit guide et, certainement parce que je n’ai pas l’âme baroudeuse ou sportive, mais il ne me serait jamais venue à l’idée de partir ainsi avec mes bébés en vélo. Merci pour le partage de cette expérience.

  • De mon côté, nous nous apprêtons avec ma conjointe à partir en vélo, pendant un an, avec notre petite fille de 4 mois. Merci pour cet article qui nous permet de bien nous préparer dans notre aventure. Vous pouvez nous retrouver sur http://www.enjolivelo.com

  • Merci Guillaume pour ces bons conseils! On prépare un voyage au Japon ou Corée en vélo avec notre petit de 1 année et demi lors du voyage en mai! On a déjà fait un voyage au long cours en tandem mais AVANT la venue de notre petit :-) Les haltes places de jeux c’est une super idée! Vous aviez dormi sous tente?

  • Nous sommes partis 2 fois 3 semaines avec les enfants, 1 an et 5 ans pour le premier voyages pour la ViaRhona et 6 mois, 2 ans et 6 ans pour le 2ème voyage pour la Velodyssée.

    La Chariot Cougar est exceptionnelle pour son confort, sa légèreté, sa sécurité et tous ses rangements pratiques. En plus, elle fait un très bon étendage à linge! Pour le deuxième voyage, nous sommes partis avec une Weehoo. C’est pratique pour que les deux grands soient assis. le problème est le poids, la charrette et les deux enfants, ça fait environ 50 kg…. De plus, cet automne, la Weehoo à l’abri, le tissu a commencé à moisir. J’ai du la rentrer au garage. Pour comparaison, la Chariot a passé un hiver dehors, sans s’abimer.

    Pour ce qui est du couchage, nous avons fait dormir le plus petit sur une peau de mouton. C’est isolant, pas très lourd et confortable. Pour les plus grand, un matelas gonflant est très bien. Nous dormons tous ensemble sous une tente tipi Jack Wolfskin. Légère (un seul piquet) 3,5 kg, elle a beaucoup de place pour y tenir à 5. Mais je crois qu’ils ne la font plus.

    Pour la nourriture, bébé au sein, c’est super pratique! Pour les autres, nous avons fait nos courses tous les jours. Les couches étaient tassées à l’arrière de la Chariot avec une boite de lait pour le deuxième enfant.

    Nous ne sommes jamais partis très tôt. Nous prenons le temps le matin de se préparer, manger, ranger, il nous faut environs 2 heures pour décoller!

    Pour la toilette de bébé, pas de stress, une bassine pliante Ortlieb et un pain de savon font l’affaire.

    Donc, pas de soucis avec les enfants, ils adorent voir les paysages, jamais nous n’avons eu de crise d’ennuis et ils adorent les descentes!

  • Je n’irai pas jusqu’à faire des voyages très long mais ne serait ce que pour un week end prolongé ca pourrait être agréable et différent.
    En tout cas votre article réponds à beaucoup de questions que je me posais en lisant le titre de l’article

  • Génial :). Merci pour toutes ces précieuses infos qui seront utiles cet été pour faire une rando le long du canal du midi avec bébé de 15 mois.

  • Petite question : où trouver le Peapod Plus de Kidco? Car après moultes recherches sur internet, j’ai l’impression qu’il n’est disponible qu’en Amérique.

  • Sympa l’article ! Je plussoie à fond.

    Sauf pour quelques détails, où je rejoins les autres commentaires :

    – PROMENER nous n’avons pas pris les roulettes avant encombrantes et lourdes (et chères), on utilise la poussette sans ses roues avant ça marche très bien tant que ça reste occasionnel.
    – NUIT pas besoin de lit pliant, bébé dort partout (sur un petit matelas autogonflant sous la tente, dans un lit grand ou petit, dans notre lit sinon).
    – NOURRITURE pas besoin de petit pot ou autre : on mange tous la même chose c’est plus simple. Le seul problème c’est que nous les parents mangeons beaucoup de sucreries et coca à cause de l’effort (jamais durant notre vie sédentaire)… et qu’il faut bien lui en donner un peu, ce serait trop injuste.
    – CHANGE les couches lavables c’est très utile dans les régions un peu arides (genre Bolivie) : les couches y sèchent très vite, et ça évite d’emporter 50 couches d’avance de peur de ne plus en trouver). On a pratiqué les deux… quand c’est vraiment trop aride, le souci c’est qu’on plus d’eau pour laver ;) et là c’est bien d’avoir des jetables.

  • Je découvre votre article, très bien détaillé. Une vraie pépite ! Nous partons la semaine prochaine 2j à Jersey, en vélo avec bébé de 11 mois, notre fille fait encore de bonnes siestes l’apres midi et je me demande comment elle pourra dormir dans sa charette ?! Assise mais sa tête ne risque t elle pas de se balader pendant le trajet, les virages ? Allongée en lui faisant un couchage adapté mais peu sécurisé.
    Merci !